Fiche Personne
Réalisateur/trice Acteur/trice

Oumarou Ganda

Niger

Français

Oumarou Ganda est un acteur et réalisateur nigerien, de l’ethnie Djerma, né en 1935 à Niamey, mort le 1er janvier 1981.

Oumarou Ganda a effectué ses études primaires à Niamey avant de s’engager à 17 ans dans le corps expéditionnaire français comme tirailleur. Il est envoyé en Indochine où il passe deux ans. De retour au pays, il ne trouve pas de travail. Il émigre en Côte d’Ivoire. Entre autres petits boulots, il exerce, comme Sembène Ousmane, le métier de docker au port d’Abidjan. C’est là qu’il rencontre Jean Rouch. L’ethnologue qui s’intéresse à la communauté nigérienne de la Côte d’Ivoire envisage une enquête sur l’émigration. Il engage Ganda comme enquêteur statisticien. Puis, ils en viennent au cinéma. Il joue un petit rôle dans Zazouman de Treichville en 1957, puis le principal rôle dans Moi un noir.

À travers ces deux films qui sont réalisés par Jean Rouch, Ganda contracte le virus du cinéma. Quelques années plus tard, Jean Rouch lui suggère de rentrer au pays. Dès son retour à Niamey, Oumarou Ganda est engagé comme assistant technicien au Centre culturel franco-nigérien. Il y trouve dans le club « Culture et Cinéma », des techniciens qui dispensaient une formation aux jeunes voulant embrasser les métiers du cinéma : réalisation, caméra et son. Ganda avait pour compagnons Inoussa Ousséini, Hamidou Moussa et bien d’autres. Plusieurs films éducatifs ont été ainsi réalisés. C’est dans ce cadre qu’est lancé un concours de scénario en 1968. Le jeune vétéran avait une histoire qui lui tenait à cœur, ainsi fut écrit le script de son premier film : Cabascabo (1968, 45 min, noir et blanc, film entièrement tourné en zarma) avec Zalika Souley, Oumarou Ganda, film autobiographique qui tente de reconstituer l’histoire du service de l’auteur dans le corps expéditionnaire français en Indochine. L’anecdote est celle d’une jeune soldat qui voit ses compagnons tomber sur les champs d’honneur pour une cause à laquelle ils se sentent complètement étrangers. De retour chez lui, il pourra accéder aux emplois réservés parce qu’il aura manqué de se mettre au garde-à-vous devant un sergent.

Arrivé à Paris pour le montage de son premier film, Oumarou Ganda se trouve pris mai 68. Il réussit à faire une première dans la capitale française. Sélectionné au Festival de Cannes en 1965 pour la semaine de la critique internationale, deux mois plus tard, il obtient le Prix spécial du jury au sixième festival de Moscou puis à Malaga (Espagne) le Prix de la critique internationale et celui de la fédération espagnole des ciné-clubs (1969), à Carthage une mention spéciale.

Wazzou (1970, 50 min, 16 mm, couleur, film entièrement tourné en langue zarma), la deuxième fiction d’Oumarou traite de polygamie, mariage forcé et vengeance d’une coépouse qui se trompe de cible. Peinture des travers de la société nigérienne en particulier, mais de manière générale de la société africaine, ce film se montre particulièrement critique envers ceux qui détiennent un certain pouvoir. Il reçoit le Grand Prix du Fespaco en 1972.

Saïtane (1972, 64 min, couleur, film entièrement tourné en zarma) se situe sous l’angle de la critique sociale. Dans un petit village, un marabout sert d’entremetteur, plutôt de facilitateur, entre une femme adultère et un amant fortuné. Les interprètes : Oumarou Ganda, Moussa Alzouma, Damouré Zika, Amadou Saley, Zalika Souley, Insa Garba. Image : Jean-Pierre Leroux ; son : Moussa Hamidou. Montage : Danièle Tessier.

L’Exilé (1980, 90 min, 16 mm, couleur) se présente comme une anecdote sur la parole donnée. Le film s’inspire d’un conte africain. Le conte comme source d’inspiration, tant au plan de l’anecdote que de la narration cinématographique, reste un des aspects qu’Oumarou Ganda a introduit dans le cinéma africain. Il a par ailleurs fait découvrir sur le plan international le cinéma de l’Afrique noire. Oumarou Ganda a signé plusieurs films documentaires. Il décède un après avoir réalisé l’Exilé.

À la veille de son décès, il travaillait sur le scénario d’un documentaire. Il souffrait depuis quelque temps d’un malaise cardiaque.

(Source: Wikipédia)

English

Oumarou Ganda (1931-1981, Niger)

Oumarou Ganda was born in Niamey, of Djerma ethnicity. At the age of 16, he joined the French Far East Expeditionary Corps. After spending two years in Asia during the First Indochina War he returned to Niger. He was unable to find work, so he emigrated to Ivory Coast and became a longshoreman in the port of Abidjan. There he met French anthropologist and filmmaker Jean Rouch. Rouch was interested in the Nigerien community in Ivory Coast and hired Ganda as a statistician for his research on immigration.

Ganda had a small role in Rouch’s 1957 film Zazouman de Treichville, and the lead role in Moi un Noir in 1958. A few years later he returned to Niamey and became an assistant technician. His first film, Cabascabo, is based on his experiences in Indochina. He continued making films throughout the 1970s, many of which received international acclaim. His most famous, Le Wazzou Polygame (1970) won the first FESPACO Film Festival Best Film Award. In addition to his feature-films, Ganda completed several documentaries.

Among his posthumous honors, a major cultural center in Niamey, Le Centre Culturel Oumarou GANDA (C.C.O.G) was named after him in 1981, shortly after his death.
FESPACO began awarding an African Feature Film Award named the Oumarou Ganda Prize.

Filmography

As director:

Le Niger au Festival de Carthage, 1980
L’Exilé, 1980
Cock Cock Cock, 1977
Saïtane, 1972
Le Wazzou polygame, 1970 – First FESPACO grand prize in 1972.
Cabascabo, 1969 – Special jury prize at the Moscow International Film Festival, International Critics’ Award at Málaga, Honorable Mention at the Carthage Film Festival.

As actor:
L’Exile (1980)
Babatu (1976)
Saitane (1973)
Le wazzou polygame (1971)
Cabascabo (1969)
Moi un noir (1958)

Source:
www.marfilmes.com/en/africafilms/saitane.htm


__________

PT

Oumarou Ganda (1931-1981, Níger)

Oumarou Ganda nasceu em Niamey, Níger, de etnia Djerma. Aos 16 anos, alistou-se no Corpo Expedicionário Francês no Extremo Oriente e participou na Guerra da Indochina. No seu regresso, foi forçado a emigrar para a Costa do Marfim, onde trabalhou como estivador. Aí encontrou Jean Rouch, que lhe propôs um pequeno papel em Zazouman de Treichville e o tornou protagonista de « Moi, un Noir ». A partir da experiência da guerra, realizou o seu primeiro filme em 1969 (« Cabascabo »). Continuou a filmar nos anos 70, com reconhecimento internacional. A sua obra mais conhecida, « Le Wazzou Polygame » (1970) recebeu o Prémio de Melhor Filme no primeiro FESPACO. Para além da ficção, realizou vários documentários.
Nas suas homenagens póstumas incluem-se um Centro Cultural em Niamey – Le Centre Culturel Oumarou Ganda – e dá o nome a um dos prémios mais importantes do festival FESPACO – Prémio Oumarou Ganda.

Filmografia

Como realizador:

Le Niger au Festival de Carthage, 1980
L’Exilé, 1980
Cock Cock Cock, 1977
Saïtane, 1972
Le Wazzou polygame, 1970 – First FESPACO grand prize in 1972.
Cabascabo, 1969 – Special jury prize at the Moscow International Film Festival, International Critics’ Award at Málaga, Honorable Mention at the Carthage Film Festival.

Como actor:
L’Exile (1980)
Babatu (1976)
Saitane (1973)
Le wazzou polygame (1971)
Cabascabo (1969)
Moi un noir (1958

Source:
www.marfilmes.com/pt/africafilms/saitane.htm

Português

Oumarou Ganda (1931-1981, Níger)

Oumarou Ganda nasceu em Niamey, Níger, de etnia Djerma. Aos 16 anos, alistou-se no Corpo Expedicionário Francês no Extremo Oriente e participou na Guerra da Indochina. No seu regresso, foi forçado a emigrar para a Costa do Marfim, onde trabalhou como estivador. Aí encontrou Jean Rouch, que lhe propôs um pequeno papel em Zazouman de Treichville e o tornou protagonista de « Moi, un Noir ». A partir da experiência da guerra, realizou o seu primeiro filme em 1969 (« Cabascabo »). Continuou a filmar nos anos 70, com reconhecimento internacional. A sua obra mais conhecida, « Le Wazzou Polygame » (1970) recebeu o Prémio de Melhor Filme no primeiro FESPACO. Para além da ficção, realizou vários documentários.
Nas suas homenagens póstumas incluem-se um Centro Cultural em Niamey – Le Centre Culturel Oumarou Ganda – e dá o nome a um dos prémios mais importantes do festival FESPACO – Prémio Oumarou Ganda.

Filmografia

Como realizador:

Le Niger au Festival de Carthage, 1980
L’Exilé, 1980
Cock Cock Cock, 1977
Saïtane, 1972
Le Wazzou polygame, 1970 – First FESPACO grand prize in 1972.
Cabascabo, 1969 – Special jury prize at the Moscow International Film Festival, International Critics’ Award at Málaga, Honorable Mention at the Carthage Film Festival.

Como actor:
L’Exile (1980)
Babatu (1976)
Saitane (1973)
Le wazzou polygame (1971)
Cabascabo (1969)
Moi un noir (1958

Source:
www.marfilmes.com/pt/africafilms/saitane.htm
Films(s)