Fiche Personne
Musique Théâtre Cinéma/TV Danse

Mostapha Derkaoui

Réalisateur/trice, Producteur/trice, Scénariste
Maroc

Français

Mostafa Derkaoui, également orthographié Mustapha ou Mostapha Derkaoui, est un réalisateur, scénariste, producteur, monteur et acteur marocain, né en 1944 à Oujda et mort le 20 août 2026 à Casablanca, à l'âge de 82 ans. Il est considéré comme l'une des figures du cinéma marocain moderne et comme l'un des représentants d'un cinéma indépendant, marqué par la recherche formelle, la critique sociale et l'attention portée aux conditions de production et de réception des images.



Son nom complet est Mostafa Abdelkrim Derkaoui. Il effectue ses études secondaires à Casablanca et obtient en 1962 un baccalauréat littéraire, section philosophie. Il étudie ensuite au Conservatoire d'art dramatique de Casablanca. Son activité théâtrale est précoce : l'une de ses premières pièces est interdite pour des motifs politiques, expérience qui contribue à orienter son rapport aux arts de la scène, au cinéma et à l'engagement public.



Il poursuit sa formation en France, avec une année d'études à l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), à Paris, puis en Pologne, à l'École nationale supérieure de cinéma, de télévision et de théâtre de Łódź. Il y suit une formation de réalisation et obtient son diplôme en 1972. Cette période le met en contact avec les traditions du cinéma polonais, les avant-gardes européennes et les débats sur le cinéma politique, influences qui se retrouvent dans ses premiers travaux.



À son retour au Maroc, Mostafa Derkaoui réalise plusieurs courts métrages, dont Les Quatre murs, Adoption, Amghar, Les Gens du caveau, Les États généraux du cinéma et Un jour quelque part, son film de fin d'études. Ces réalisations, tournées entre le milieu des années 1960 et le début des années 1970, constituent les premières étapes d'une pratique articulant fiction, documentaire, observation sociale et réflexion sur les formes de représentation.



En 1974, il fonde, avec son frère Mohamed Abdelkrim Derkaoui, chef opérateur et réalisateur, la société Basma Production. La même année, il réalise son premier long métrage, De quelques événements sans signification. Le film suit un groupe de jeunes cinéastes à Casablanca, à la recherche d'un sujet de film, avant que leur enquête ne soit perturbée par un meurtre. Œuvre hybride mêlant fiction, dispositif documentaire, entretiens, scènes de rue et réflexion sur la responsabilité du cinéaste, le film est associé aux tentatives de renouvellement du cinéma marocain au cours des années 1970.



De quelques événements sans signification ne connaît pas de sortie commerciale au Maroc à l'époque de sa réalisation et reste longtemps difficilement accessible. Sa redécouverte intervient notamment à partir de la restauration menée par la Filmoteca de Catalunya en 2016. Le film est de nouveau montré dans des festivals internationaux, dont la Berlinale en 2019, ce qui contribue à replacer Mostafa Derkaoui dans l'histoire des cinémas africains, arabes et du tiers-monde.



En 1975 et 1976, il réalise quatre documentaires consacrés au monde rural pour le compte du gouvernement irakien. Il participe ensuite à Les Cendres du clos, œuvre collective sortie en 1976. Durant les décennies suivantes, il poursuit une carrière alternant longs métrages de fiction, documentaires, téléfilms et séries télévisées. Il exerce selon les projets les fonctions de réalisateur, scénariste, producteur et monteur.



Ses longs métrages comprennent notamment Les Beaux jours de Shéhérazade, Titre provisoire, Fiction première, Je(u) au passé, Les Sept portes de la nuit, La Grande Allégorie, Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, Casablanca by Night et Casablanca Day Light. Ses films développent fréquemment des récits situés dans le Maroc contemporain, autour des transformations de la société urbaine, des rapports de classe, de la mémoire, des tensions entre traditions et modernité, ainsi que de la place de l'artiste dans l'espace social.



Mostafa Derkaoui participe également au film collectif arabe La Guerre du Golfe… et après ?, réalisé au début des années 1990 par plusieurs cinéastes du monde arabe. Il y signe Le Silence, un court métrage intégré à cet ensemble consacré aux conséquences de la guerre du Golfe.



Son activité pour la télévision comprend notamment Deux moins un, L'Agonie des fleurs et Portraits de famille. Il réalise par ailleurs le documentaire La Femme rurale au Maroc. Dans les années 2000, Casablanca by Night et Casablanca Day Light prolongent son travail sur la ville de Casablanca et ses réalités sociales, à travers des récits inscrits dans la vie quotidienne et les circulations urbaines.



Mostafa Derkaoui est honoré au Festival international du film de Marrakech en 2007. En 2016, il reçoit une décoration royale. Sa carrière fait l'objet du documentaire Librement, Mostafa Derkaoui, réalisé par Sophie Delvallée et sorti en 2023. Son frère Mohamed Abdelkrim Derkaoui a exercé comme chef opérateur et réalisateur, tandis que son fils Kamal Derkaoui est directeur de la photographie.



Filmographie



Courts métrages et films de formation




  • 1964 : Les Quatre murs, court métrage

  • 1966 ou 1968 : Amghar, court métrage

  • 1967 ou 1968 : Adoption, court métrage documentaire

  • 1968 : Les Gens du caveau, court métrage

  • 1969 : Les États généraux du cinéma, court métrage documentaire

  • 1971 : Un jour quelque part, court métrage, film de fin d'études



Longs métrages et films collectifs




  • 1974 : De quelques événements sans signification, long métrage

  • 1976 : Les Cendres du clos, long métrage collectif

  • 1981 ou 1982 : Les Beaux jours de Shéhérazade, long métrage

  • 1982-1984 : Titre provisoire, long métrage

  • 1989-1992 : Fiction première, long métrage

  • 1991 : Le Silence, court métrage intégré au film collectif La Guerre du Golfe… et après ?

  • 1994 : Je(u) au passé, long métrage

  • 1994 : Les Sept portes de la nuit, long métrage

  • 1994 ou 1995 : La Grande Allégorie, long métrage

  • 1999-2000 ou 2001 : Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, long métrage

  • 2002-2003 : Casablanca by Night, long métrage

  • 2003-2004 : Casablanca Day Light, long métrage



Documentaires




  • 1975-1976 : quatre films documentaires sur le monde rural, réalisés en Irak

  • 1978 : Les Cent jours de la Mamounia, documentaire

  • 1988 : La Femme rurale au Maroc, documentaire

  • 1990 : Le Doux murmure du vent après l'orage, film court ou documentaire



Télévision




  • 1979 : Deux moins un, téléfilm

  • 1980 : L'Agonie des fleurs, série ou production télévisuelle

  • 1980 : Portraits de famille, série ou production télévisuelle



Fonctions



Au cours de sa carrière, Mostafa Derkaoui exerce comme réalisateur, scénariste, producteur et monteur. Il apparaît également comme acteur dans certains projets. Il est notamment associé à l'écriture et à la production de De quelques événements sans signification, ainsi qu'à la réalisation de la plupart des films de sa filmographie.

English

Mostafa Derkaoui, also spelled Mustapha or Mostapha Derkaoui, was a Moroccan director, screenwriter, producer, editor and actor, born in 1944 in Oujda and died on 20 August 2026 in Casablanca, at the age of 82. He is regarded as one of the figures of modern Moroccan cinema and as a representative of an independent cinema marked by formal experimentation, social criticism and an attention to the conditions in which images are produced and received.



His full name was Mostafa Abdelkrim Derkaoui. He completed his secondary education in Casablanca and obtained a literary baccalaureate in philosophy in 1962. He then studied at the Casablanca Conservatory of Dramatic Art. His involvement in theatre began early: one of his first plays was banned for political reasons, an experience that contributed to shaping his relationship to performing arts, cinema and public engagement.



He continued his training in France, spending one year at the Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) in Paris, before moving to Poland, where he studied at the National Film, Television and Theatre School in Łódź. He trained in directing there and graduated in 1972. This period brought him into contact with Polish cinema, European avant-garde movements and debates around political cinema, influences that can be found in his early work.



After returning to Morocco, Mostafa Derkaoui made several short films, including Les Quatre murs, Adoption, Amghar, Les Gens du caveau, Les États généraux du cinéma and Un jour quelque part, his graduation film. Made between the mid-1960s and the early 1970s, these works represented the first stages of a practice combining fiction, documentary, social observation and reflection on forms of representation.



In 1974, he founded Basma Production with his brother Mohamed Abdelkrim Derkaoui, a cinematographer and director. That same year, he directed his first feature film, De quelques événements sans signification (About Some Meaningless Events). The film follows a group of young filmmakers in Casablanca searching for a subject for a film, before their investigation is disrupted by a murder. A hybrid work combining fiction, documentary methods, interviews, street scenes and reflection on the filmmaker's responsibility, it is associated with efforts to renew Moroccan cinema during the 1970s.



De quelques événements sans signification was not commercially released in Morocco at the time it was made and remained difficult to access for many years. Its rediscovery began in particular with a restoration undertaken by the Filmoteca de Catalunya in 2016. The film was subsequently shown again at international festivals, including the Berlin International Film Festival in 2019, helping to reposition Mostafa Derkaoui within the history of African, Arab and Third World cinemas.



In 1975 and 1976, he directed four documentaries on rural life for the Iraqi government. He later took part in Les Cendres du clos, a collective work released in 1976. During the following decades, he pursued a career that alternated feature films, documentaries, television films and television series. Depending on the project, he worked as director, screenwriter, producer and editor.



His feature films include Les Beaux jours de Shéhérazade, Titre provisoire, Fiction première, Je(u) au passé, Les Sept portes de la nuit, La Grande Allégorie, Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, Casablanca by Night and Casablanca Day Light. His films frequently develop narratives set in contemporary Morocco, addressing social transformations in urban life, class relations, memory, tensions between tradition and modernity, and the place of the artist in society.



Mostafa Derkaoui also took part in the collective Arab film La Guerre du Golfe… et après ? (The Gulf War... and After?), made in the early 1990s by several filmmakers from the Arab world. He directed Le Silence (Silence), a short film included in this collective work on the consequences of the Gulf War.



His television work included Deux moins un, L'Agonie des fleurs and Portraits de famille. He also directed the documentary La Femme rurale au Maroc. In the 2000s, Casablanca by Night and Casablanca Day Light extended his work on Casablanca and its social realities through narratives rooted in everyday life and urban circulation.



Mostafa Derkaoui was honoured at the Marrakech International Film Festival in 2007. In 2016, he received a royal decoration. His career was the subject of Librement, Mostafa Derkaoui, a documentary directed by Sophie Delvallée and released in 2023. His brother Mohamed Abdelkrim Derkaoui worked as a cinematographer and director, while his son Kamal Derkaoui is a director of photography.



Filmography



Short films and student works




  • 1964: Les Quatre murs, short film

  • 1966 or 1968: Amghar, short film

  • 1967 or 1968: Adoption, documentary short film

  • 1968: Les Gens du caveau, short film

  • 1969: Les États généraux du cinéma, documentary short film

  • 1971: Un jour quelque part, short film, graduation work



Feature films and collective films




  • 1974: De quelques événements sans signification (About Some Meaningless Events), feature film

  • 1976: Les Cendres du clos, collective feature film

  • 1981 or 1982: Les Beaux jours de Shéhérazade, feature film

  • 1982-1984: Titre provisoire, feature film

  • 1989-1992: Fiction première, feature film

  • 1991: Le Silence, short film included in the collective feature La Guerre du Golfe… et après ?

  • 1992: Fiction première, feature film

  • 1994: Je(u) au passé, feature film

  • 1994: Les Sept portes de la nuit, feature film

  • 1994 or 1995: La Grande Allégorie, feature film

  • 1999-2000 or 2001: Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, feature film

  • 2002-2003: Casablanca by Night, feature film

  • 2003-2004: Casablanca Day Light, feature film



Documentaries




  • 1975-1976: four documentaries on rural life, made in Iraq

  • 1978: Les Cent jours de la Mamounia, documentary

  • 1988: La Femme rurale au Maroc, documentary

  • 1990: Le Doux murmure du vent après l'orage, short film or documentary



Television




  • 1979: Deux moins un, television film

  • 1980: L'Agonie des fleurs, television series or television production

  • 1980: Portraits de famille, television series or television production



Professional roles



During his career, Mostafa Derkaoui worked as a director, screenwriter, producer and editor. He also appeared as an actor in certain projects. He was notably involved in the writing and production of De quelques événements sans signification, in addition to directing most of the works in his filmography.

Português

Mostafa Derkaoui, também grafado Mustapha ou Mostapha Derkaoui, foi um realizador, argumentista, produtor, montador e ator marroquino, nascido em 1944, em Oujda, e falecido em 20 de agosto de 2026, em Casablanca, aos 82 anos. É considerado uma das figuras do cinema marroquino moderno e um representante de um cinema independente marcado pela experimentação formal, pela crítica social e pela atenção às condições de produção e de receção das imagens.



O seu nome completo era Mostafa Abdelkrim Derkaoui. Fez os estudos secundários em Casablanca e obteve, em 1962, o bacharelado literário na área de filosofia. Estudou depois no Conservatório de Arte Dramática de Casablanca. A sua atividade teatral foi precoce: uma das suas primeiras peças foi proibida por razões políticas, experiência que contribuiu para a formação da sua relação com as artes cénicas, o cinema e o compromisso público.



Prosseguiu a sua formação em França, com um ano de estudos no Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), em Paris, antes de se transferir para a Polónia, onde estudou na Escola Nacional de Cinema, Televisão e Teatro de Łódź. Formou-se em realização e concluiu o curso em 1972. Esse período colocou-o em contacto com o cinema polaco, as vanguardas europeias e os debates em torno do cinema político, influências presentes nos seus primeiros trabalhos.



De regresso a Marrocos, Mostafa Derkaoui realizou várias curtas-metragens, entre as quais Les Quatre murs, Adoption, Amghar, Les Gens du caveau, Les États généraux du cinéma e Un jour quelque part, o seu filme de fim de curso. Realizadas entre meados da década de 1960 e o início da década de 1970, estas obras constituíram as primeiras etapas de uma prática que articulava ficção, documentário, observação social e reflexão sobre as formas de representação.



Em 1974, fundou, com o irmão Mohamed Abdelkrim Derkaoui, diretor de fotografia e realizador, a produtora Basma Production. No mesmo ano, realizou a sua primeira longa-metragem, De quelques événements sans signification (Sobre alguns acontecimentos sem significado). O filme acompanha um grupo de jovens cineastas em Casablanca que procura um tema para filmar, antes de a sua investigação ser perturbada por um homicídio. Obra híbrida que combina ficção, procedimentos documentais, entrevistas, cenas de rua e reflexão sobre a responsabilidade do cineasta, o filme é associado às tentativas de renovação do cinema marroquino nos anos 1970.



De quelques événements sans signification não teve distribuição comercial em Marrocos na época da sua realização e permaneceu de difícil acesso durante muitos anos. A sua redescoberta foi impulsionada, em particular, pela restauração conduzida pela Filmoteca de Catalunya em 2016. O filme voltou a ser exibido em festivais internacionais, incluindo a Berlinale, em 2019, contribuindo para reposicionar Mostafa Derkaoui na história dos cinemas africanos, árabes e do Terceiro Mundo.



Em 1975 e 1976, realizou quatro documentários sobre o mundo rural para o governo iraquiano. Mais tarde, participou em Les Cendres du clos, obra coletiva lançada em 1976. Nas décadas seguintes, desenvolveu uma carreira que alternou longas-metragens de ficção, documentários, telefilmes e séries de televisão. Consoante os projetos, trabalhou como realizador, argumentista, produtor e montador.



As suas longas-metragens incluem Les Beaux jours de Shéhérazade, Titre provisoire, Fiction première, Je(u) au passé, Les Sept portes de la nuit, La Grande Allégorie, Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, Casablanca by Night e Casablanca Day Light. Os seus filmes desenvolvem frequentemente narrativas situadas no Marrocos contemporâneo, abordando transformações sociais na vida urbana, relações de classe, memória, tensões entre tradição e modernidade e o lugar do artista na sociedade.



Mostafa Derkaoui participou também no filme coletivo árabe La Guerre du Golfe… et après ? (A Guerra do Golfo... e depois?), realizado no início dos anos 1990 por vários cineastas do mundo árabe. Dirigiu Le Silence (O Silêncio), curta-metragem integrada nesta obra coletiva sobre as consequências da Guerra do Golfo.



O seu trabalho para televisão incluiu Deux moins un, L'Agonie des fleurs e Portraits de famille. Realizou igualmente o documentário La Femme rurale au Maroc. Nos anos 2000, Casablanca by Night e Casablanca Day Light prolongaram o seu trabalho sobre Casablanca e as suas realidades sociais, através de narrativas enraizadas na vida quotidiana e nas deslocações urbanas.



Mostafa Derkaoui foi homenageado no Festival Internacional de Cinema de Marraquexe, em 2007. Em 2016, recebeu uma condecoração real. A sua carreira foi abordada em Librement, Mostafa Derkaoui, documentário realizado por Sophie Delvallée e lançado em 2023. O seu irmão Mohamed Abdelkrim Derkaoui trabalhou como diretor de fotografia e realizador, enquanto o seu filho Kamal Derkaoui é diretor de fotografia.



Filmografia



Curtas-metragens e filmes de formação




  • 1964: Les Quatre murs, curta-metragem

  • 1966 ou 1968: Amghar, curta-metragem

  • 1967 ou 1968: Adoption, curta-metragem documental

  • 1968: Les Gens du caveau, curta-metragem

  • 1969: Les États généraux du cinéma, curta-metragem documental

  • 1971: Un jour quelque part, curta-metragem, filme de fim de curso



Longas-metragens e filmes coletivos




  • 1974: De quelques événements sans signification, longa-metragem

  • 1976: Les Cendres du clos, longa-metragem coletiva

  • 1981 ou 1982: Les Beaux jours de Shéhérazade, longa-metragem

  • 1982-1984: Titre provisoire, longa-metragem

  • 1989-1992: Fiction première, longa-metragem

  • 1991: Le Silence, curta-metragem integrada na obra coletiva La Guerre du Golfe… et après ?

  • 1992: Fiction première, longa-metragem

  • 1994: Je(u) au passé, longa-metragem

  • 1994: Les Sept portes de la nuit, longa-metragem

  • 1994 ou 1995: La Grande Allégorie, longa-metragem

  • 1999-2000 ou 2001: Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, longa-metragem

  • 2002-2003: Casablanca by Night, longa-metragem

  • 2003-2004: Casablanca Day Light, longa-metragem



Documentários




  • 1975-1976: quatro documentários sobre o mundo rural, realizados no Iraque

  • 1978: Les Cent jours de la Mamounia, documentário

  • 1988: La Femme rurale au Maroc, documentário

  • 1990: Le Doux murmure du vent après l'orage, curta-metragem ou documentário



Televisão




  • 1979: Deux moins un, telefilme

  • 1980: L'Agonie des fleurs, série ou produção televisiva

  • 1980: Portraits de famille, série ou produção televisiva



Funções profissionais



Ao longo da sua carreira, Mostafa Derkaoui trabalhou como realizador, argumentista, produtor e montador. Participou também como ator em alguns projetos. Esteve nomeadamente ligado à escrita e à produção de De quelques événements sans signification, além de ter realizado a maior parte das obras da sua filmografia.

Español

Mostafa Derkaoui, también citado como Mustapha o Mostapha Derkaoui, fue un director, guionista, productor, montador y actor marroquí, nacido en 1944 en Oujda y fallecido el 20 de agosto de 2026 en Casablanca, a los 82 años. Está considerado una de las figuras del cine marroquí moderno y un representante de un cine independiente marcado por la experimentación formal, la crítica social y la atención a las condiciones de producción y recepción de las imágenes.



Su nombre completo era Mostafa Abdelkrim Derkaoui. Realizó sus estudios secundarios en Casablanca y obtuvo en 1962 el bachillerato literario, con especialización en filosofía. Posteriormente estudió en el Conservatorio de Arte Dramático de Casablanca. Su actividad teatral fue temprana: una de sus primeras obras fue prohibida por motivos políticos, experiencia que contribuyó a configurar su relación con las artes escénicas, el cine y el compromiso público.



Continuó su formación en Francia, con un año de estudios en el Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), en París, antes de trasladarse a Polonia, donde estudió en la Escuela Nacional de Cine, Televisión y Teatro de Łódź. Se formó en dirección y obtuvo su diploma en 1972. Ese período le puso en contacto con el cine polaco, las vanguardias europeas y los debates en torno al cine político, influencias presentes en sus primeros trabajos.



Tras regresar a Marruecos, Mostafa Derkaoui realizó varios cortometrajes, entre ellos Les Quatre murs, Adoption, Amghar, Les Gens du caveau, Les États généraux du cinéma y Un jour quelque part, su película de fin de estudios. Realizadas entre mediados de la década de 1960 y comienzos de la de 1970, estas obras constituyeron las primeras etapas de una práctica que articulaba ficción, documental, observación social y reflexión sobre las formas de representación.



En 1974 fundó, junto con su hermano Mohamed Abdelkrim Derkaoui, director de fotografía y realizador, la productora Basma Production. Ese mismo año dirigió su primer largometraje, De quelques événements sans signification (Sobre algunos acontecimientos sin importancia). La película sigue a un grupo de jóvenes cineastas en Casablanca que busca un tema para filmar, antes de que su investigación se vea alterada por un asesinato. Obra híbrida que combina ficción, procedimientos documentales, entrevistas, escenas callejeras y una reflexión sobre la responsabilidad del cineasta, la película se asocia a los intentos de renovación del cine marroquí durante los años setenta.



De quelques événements sans signification no tuvo distribución comercial en Marruecos en el momento de su realización y permaneció durante muchos años difícilmente accesible. Su redescubrimiento fue impulsado, en particular, por la restauración realizada por la Filmoteca de Catalunya en 2016. La película volvió a proyectarse en festivales internacionales, entre ellos la Berlinale de 2019, contribuyendo a situar de nuevo a Mostafa Derkaoui en la historia de los cines africanos, árabes y del Tercer Mundo.



En 1975 y 1976 realizó cuatro documentales sobre el mundo rural para el gobierno iraquí. Posteriormente participó en Les Cendres du clos, obra colectiva estrenada en 1976. Durante las décadas siguientes desarrolló una carrera que alternó largometrajes de ficción, documentales, telefilmes y series de televisión. Según los proyectos, trabajó como director, guionista, productor y montador.



Entre sus largometrajes se encuentran Les Beaux jours de Shéhérazade, Titre provisoire, Fiction première, Je(u) au passé, Les Sept portes de la nuit, La Grande Allégorie, Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, Casablanca by Night y Casablanca Day Light. Sus películas desarrollan con frecuencia relatos situados en el Marruecos contemporáneo, sobre las transformaciones sociales de la vida urbana, las relaciones de clase, la memoria, las tensiones entre tradición y modernidad, y el lugar del artista en la sociedad.



Mostafa Derkaoui participó asimismo en la película colectiva árabe La Guerre du Golfe… et après ? (La guerra del Golfo... ¿y después?), realizada a comienzos de la década de 1990 por varios cineastas del mundo árabe. Dirigió Le Silence (El silencio), cortometraje integrado en esta obra colectiva dedicada a las consecuencias de la guerra del Golfo.



Su trabajo para televisión incluyó Deux moins un, L'Agonie des fleurs y Portraits de famille. También dirigió el documental La Femme rurale au Maroc. Durante los años 2000, Casablanca by Night y Casablanca Day Light prolongaron su trabajo sobre Casablanca y sus realidades sociales, mediante relatos arraigados en la vida cotidiana y los desplazamientos urbanos.



Mostafa Derkaoui fue homenajeado en el Festival Internacional de Cine de Marrakech en 2007. En 2016 recibió una condecoración real. Su carrera fue objeto de Librement, Mostafa Derkaoui, documental dirigido por Sophie Delvallée y estrenado en 2023. Su hermano Mohamed Abdelkrim Derkaoui trabajó como director de fotografía y realizador, mientras que su hijo Kamal Derkaoui es director de fotografía.



Filmografía



Cortometrajes y películas de formación




  • 1964: Les Quatre murs, cortometraje

  • 1966 o 1968: Amghar, cortometraje

  • 1967 o 1968: Adoption, cortometraje documental

  • 1968: Les Gens du caveau, cortometraje

  • 1969: Les États généraux du cinéma, cortometraje documental

  • 1971: Un jour quelque part, cortometraje, película de fin de estudios



Largometrajes y películas colectivas




  • 1974: De quelques événements sans signification, largometraje

  • 1976: Les Cendres du clos, largometraje colectivo

  • 1981 o 1982: Les Beaux jours de Shéhérazade, largometraje

  • 1982-1984: Titre provisoire, largometraje

  • 1989-1992: Fiction première, largometraje

  • 1991: Le Silence, cortometraje integrado en la obra colectiva La Guerre du Golfe… et après ?

  • 1992: Fiction première, largometraje

  • 1994: Je(u) au passé, largometraje

  • 1994: Les Sept portes de la nuit, largometraje

  • 1994 o 1995: La Grande Allégorie, largometraje

  • 1999-2000 o 2001: Les Amours de Hadj Mokhtar Soldi, largometraje

  • 2002-2003: Casablanca by Night, largometraje

  • 2003-2004: Casablanca Day Light, largometraje



Documentales




  • 1975-1976: cuatro documentales sobre el mundo rural, realizados en Irak

  • 1978: Les Cent jours de la Mamounia, documental

  • 1988: La Femme rurale au Maroc, documental

  • 1990: Le Doux murmure du vent après l'orage, cortometraje o documental



Televisión




  • 1979: Deux moins un, telefilme

  • 1980: L'Agonie des fleurs, serie o producción televisiva

  • 1980: Portraits de famille, serie o producción televisiva



Funciones profesionales



A lo largo de su carrera, Mostafa Derkaoui trabajó como director, guionista, productor y montador. También apareció como actor en determinados proyectos. Estuvo vinculado, en particular, a la escritura y a la producción de De quelques événements sans signification, además de dirigir la mayor parte de las obras de su filmografía.

Films(s)
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