Quel avenir pour le financement des films du Sud ?

Une table ronde à Cannes 2003

Cannes, 19 mai 2003
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A l’occasion du festival de Cannes 2003, une table ronde animée par Serge Siritzky, PDG d’Ecran total, a réuni Serge Adda (TV5), Jacques Bidou (JBA productions), Richard Boidin (Ministère français des Affaires étrangères), Jérôme Clément (Arte), Jean-Claude Crépeau (Agence intergouvernementale de la Francophonie), Joëlle Guenier (Union européenne/FED-ACP), David Kessler (directeur du Centre national de la cinématographie), Charles Mensah (Cenaci Gabon), Marco Muller (Fondazione Oficina Sud Est), Valérie Panis (Union européenne/programme média) et Camilo Vives (ICAIC Cuba).

Idrissa Ouedraogo (ARPA), prévu, était excusé.
Jacques Bidou (producteur)
Pourquoi un producteur du Nord peut s’impliquer dans cette cinématographie ? Le financement des films a une grande importance : il faut ré-enraciner le financement des films du Sud au Sud. Les mixités et mélanges sont forts, les cinéastes voyagent beaucoup mais cela reste la question primordiale. On est souvent dans des économies dévastées et des cinématographies soumises à l’influence américaine voire indienne. Je produis en Afrique du Sud : c’est le seul pays où l’on trouve des agents pour les figurants. Ce n’est pas le cas ailleurs : l’aide aux cinématographies a l’effet pervers de ne pas structurer l’économie locale. Fools : les distributeurs africains n’étaient aucunement intéressés par le fait de distribuer un film sud-africain ! Il faut s’appuyer sur le moindre bout de financement régional ou national.
L’abaissement des coûts est également fondamental : sans sacrifier l’artistique mais réduire les coûts techniques. Il faut re-réfléchir les modes de production.
Ne jamais perdre de vue que ce qu’on connaît dans les pays du Sud de façon exacerbée se retrouve également au Nord. Arte est un des rares diffuseurs qui s’engage encore. Il y a désengagement des financements mais aussi de la distribution dans le monde et de l’intérêt pour ces cinématographies.
Il faut former des techniciens dans les pays du Sud. Je suis en train de tourner en Afrique du Sud et je suis heureux d’avoir un ingénieur du son angolais ! Mais j’ai encore un chef opérateur français. C’est un vrai succès d’avoir 60 % de financement sud-africain mais il est vrai que le pays est plus riche qu’ailleurs. Mais 10 à 20 % de financement local ouvrirait des points de distribution.
Il faut faire des économies pour veiller à l’équilibre entre l’économie de subvention et l’enracinement dans un marché. Je crois que les films doivent exister en rapport avec leur public. La rediffusion sur des chaînes françaises écrase le paysage audiovisuel local et je suis volontiers polémique à ce niveau.
Pour financer un film, je me bats pour avoir un distributeur local (j’ai pour le film sud-africain la SABC, pour Fools j’avais aussi M-Net mais le public et le privé ne s’entendent plus et ce n’est plus possible).
Il faut 18 sources de financement pour un projet, et quatre ans de travail pour boucler le financement !
David Kessler (CNC)
Dans notre rôle d’aide publique aux films, notre objectif est que les films existent. Certains avec des fonds publics majoritaires. L’équilibre demandé par Jacques Bidou ne peut ainsi être inscrit dans des marbres trop stricts. L’Union européenne avait demandé une barre de 50 % de financement public et certains petits pays avaient répliqué en disant qu’ils n’auraient pas de films dans un tel cas de figure.
La tradition française de soutien aux cinémas du Sud est à poursuivre. Le combat pour ces cinématographiques n’est pas verbal ou rhétorique : il faut une pluralité des expressions cinématographiques et artistiques. Au CNC, nous accompagnons les mécanismes d’aide à la production : Fonds Sud qui a permis en trois ans 99 projets cinématographiques, dont beaucoup ont connu une réelle notoriété. La fierté du Fonds Sud est d’accompagner d’une exigence artistique. Nous traitons les projets comme des projets cinématographiques au sens plein, sélectionnés par des professionnels sur des critères de qualité. Le succès est au rendez-vous.
La question du patrimoine et celle de la formation font également partie de nos objectifs. Des accords de coopération sont également mis en place, comme récemment à Cuba pour le développement du film cubain.
La question centrale est également celle de la distribution.
Notre politique est d’accompagnement : les films doivent trouver un distributeur, et notre politique est d’aider la distribution. En 2001, une modification des textes permet aux films des fonds Sud d’avoir une aide automatique à la distribution.
L’offre de copies gratuites mise en place par le CNC en 1991 a été ouvert aux films du Sud.
Nous réfléchissons à une aide à la prospection et la diffusion à l’étranger.
Il faut bien sûr des acteurs pour cela. Le rôle des nouvelles technologies modifie les coûts de production mais aussi d’exploitation.
Camilo Vives (Cuba)
(Président de la confédération ibéro-américaine des producteurs de cinéma, et de la Direction du cinéma cubain).
La gravité de la situation du cinéma latino-américain dans les domaines de la production et la distribution exige des mesures. Ce cinéma n’est pas en condition de concurrence sur son propre marché. Les circuits sont contrôlés par Hollywood, pour le film et la vidéo. Pour la plupart des Etats, le cinéma est un outil de cohésion sociologique. La réalisation de projets cinématographiques implique une incertitude, et le cadre légal est insuffisant car il traduit le souci de trouver des solutions ponctuelles, les règles juridiques étant très diverses, les fonds de protection étant trop faibles. En outre, les fonds de garantie sont rares, l’incitation est absente par dégrèvements fiscaux ou modernisation de l’économie. L’absence de promotion pour la sortie des films en salle est comparable à ce qui se passe pour la télévision. On a aussi constaté récemment une baisse radicale d’investissement dans le cinéma d’animation, laissant la place aux productions nord-américaines. Le cinéma américain envahit le marché et tous les indicateurs sont au rouge. L’augmentation des lancements de films américains élimine les produits locaux. Vidéo et DVD sont des marchés complètement contrôlés par les majors.
Les pays qui ne produisent pas leur propre culture sont obligés de consommer celle des autres ! L’invasion culturelle est un engrenage enlevant tout marge de négociation pour les pays. Il nous est également impossible de pénétrer le marché américain.
Mexique, Argentine et Brésil arrivent à résister, Cuba aussi dans une situation particulière. Une industrie s’y est créée et jusqu’aux années 89-90, le niveau de production a été bon. La crise économique correspondant à la chute des pays de l’Est a produit une asphyxie dont nous essayons de sortir, ce qui nous a amené à tenir compte des processus de production au niveau mondial. Nous avons cherché un marché. Notre chance est d’avoir tous les équipements techniques pour la production d’un film. Différents partenaires ont été identifiés : le cinéma cubain des dernières années a été essentiellement fait en coproduction avec l’Espagne, l’Argentine et aussi la France pour certains films.
Jérôme Clément (Arte)
Notre mission est essentiellement européenne mais entamer la réflexion sur ce sujet est aussi s’ouvrir à l’autre. Il fallait donner les moyens de leur existence. La volonté culturelle doit aussi être mise en œuvre. La réaction contre l’hyper-puissance américaine consiste à aider les autres cultures à exister. Le cycle de six films de Regards noirs en 2002 par exemple essaye de faire passer l’idée que partout existent des talents. Montrer l’universel à travers le particulier est possible partout. C’est aussi un moyen de lutter contre la censure. Elia Suleiman n’aurait pas pu faire Intervention divine sans ce type de soutien.
Cela a ses limites : on ne peut faire que ça, mais on considère que c’est une mission essentielle : financer des productions et coproductions, films DVD, participation à des festivals (Fespaco, Marrakech, La Havane, Istanbul etc). Travail de décryptage, de promotion, d’encouragement, un travail maintenant reconnu, fruit d’une volonté tenace. Arte est ainsi la chaîne de la diversité culturelle. Nous tenons à être à la pointe de cette bataille qui nous tient à cœur.
Nous avions un projet de chaîne  » cinémas du monde  » avec Sundance mais le projet a capoté du fait de la prise de contrôle d’Universal par Vivendi.
Richard Boidin (MAE)
Une nouvelle équipe s’occupe de l’audiovisuel extérieur. Notre projet tient en trois objectifs :
– la volonté de mobilisation : trop peu d’opérateurs s’intéressent au Sud pour ne pas se regrouper. C’est un changement d’attitude et d’approche du sujet.
– la volonté politique : elle est assez paradoxale – nous sommes en première ligne pour mesurer à quel point de nombreux représentants du Sud ont du mal à réaliser que se mobiliser sur la bataille des images est un enjeu stratégique, au même titre que l’eau ou la santé publique. Nous nous mobilisons pour la diversité culturelle mais dans un sens très pratique pour sortir du débat Nord-nord : nous mobilisons toutes les enceintes possibles pour faire passer un message simple de cet enjeu politique majeur.
– Les éléments concrets sont la mobilisation de moyens pour aider à la fabrication et la diffusion des images. Le plan Images Afrique est ambitieux dans la formule marketing mais dans la réalité c’est tout simple : c’est se mobiliser avec les partenaires africains pour produire des images en Afrique.
Nous essayons de repenser le Fonds sud cinéma pour faire mieux et plus. Des mécanismes de coopération concernent 55 pays. Nous avons commencé par l’Afrique, en 2004 nous réfléchirons sur le Maghreb, à des mécanismes d’aides à dépenser sur place pour les opérateurs locaux.
En unissant nos efforts avec l’UE et l’AIF, nous mobilisons 13 millions d’euros à dépenser sur place. Nous travaillons encore sur le Maghreb. Nous cherchons à sortir de la logique du saupoudrage qui nous a fait nous chercher à une certaine période – et voulons des partenariats.
Le plan images Afrique : ce n’est qu’un cadre, des montants. Il ne sera opérationnel qu’en septembre : nous allons aller dans les pays pour discuter avec les professionnels locaux pour une large concertation.
Les erreurs qui ont été les nôtres ont été fécondes puisque nous avons adopté une autre procédure.
Charles Mensah (CENACI Gabon)
Le Gabon a fait un effort pour financer la production cinématographique nationale mais ramenons les choses à leur dimension : 700 000 euros par an pour financer l’audiovisuel, dont 70 % vont au cinéma (longs et courts métrages). C’est de l’argent qui vient directement de l’Etat, inscrit dans la loi de finances. Nos moyens restent modestes et nous avons besoin comme les autres pays des aides du Nord.
Il y a un décalage entre les films et l’accueil public. Il faudrait des systèmes séparant les films d’auteur et les films grand public. Un lobby puissant oriente les jurys dans les festivals. Il faut inverser le système qui pense d’abord un cinéma d’auteurs au détriment d’un cinéma grand public. Ce type de film est carrément méprisé mais le public suit. Nous voulons défendre un bon cinéma, mais pas forcément celui qu’un certain lobby attend.
Nous ne sommes pas un fonds au sens classique du terme : l’argent est mis à notre disposition, ce qui nous permet d’entrer en coproduction sur la base d’un comité de lecture qui nous propose les projets. Nous avons pu ainsi être coproducteurs au niveau de la sous-région par aide productive ou même aide financière directe.
Serge Adda (TV5)
Je suis un vieux baobab qui connaît bien ce cinéma et quand je me demande si on a besoin d’un cinéma du Sud, je me dis qu’il y a un bataille de base à avoir. Notre démarche est volontariste, qui ne répond pas à une demande des publics mais à une réflexion que nous avons en commun pour la défense de la diversité culturelle. Le problème est de retourner la situation afin que les publics réapprennent à lire le cinéma et celui des autres. Je crois que la télévision peut jouer un rôle pour éveiller le désir de cinéma. Notre démarche à TV5 est de désenclaver les cultures du Sud. Un film africain ne passait que sur TV5 Afrique ou TV5 Orient. Entre mai 2002 et mai 2003, TV5 a diffusé 47 longs métrages (un peu moins sur le réseau France pour respecter les législations). Cela a ouvert un meilleur financement : on passe de 30 000 F à 200 000 F pour une diffusion au niveau mondial.
CFI est un opérateur de coopération avec les pays du Sud. Depuis 1998, la présidence est commune avec TV5. Nous cherchons à avoir en amont une intervention plus importante sur les films. Nous cherchons par ailleurs à ce que nous soyons un outil de diffusion sur les télévisions du Sud. Les télés africaines, même si les œuvres sont mises à disposition sur TV5 et CFI, ne reprennent pas forcément les œuvres du Sud et leur préfèrent souvent des séries américaines ou brésiliennes.
On assiste actuellement à un repli des financements inquiétant et c’est le dernier carré qui est réuni aujourd’hui.
Joëlle Guenier (Union européenne)
Nous intervenons dans le cadre de la Convention de Cotonou entre l’UE et les pays ACP. Interviennent l’Office européen de coopération, mais aussi la direction de l’Education et de la Culture (Valérie Panis). Notre participation a été de 30 millions d’euros sur 150 films dans les 15 dernières années. Le programme lancé en 2000 dispose de 6 millions d’euros, avec la mission technique animée par le festival d’Amiens.
Le Silence de la forêt de Didier Ouenangaré et Bassek Ba Kobhio a été financé sur des fonds nationaux (le pays s’étant engagé sur ce projet), ce qui permet à d’autres projets de profiter des fonds tous-ACP. Cela demande bien sûr cette volonté au niveau du pays.
Le programme d’aide a été ouvert aux séries télé depuis un an.
Pour l’aide à la diffusion, nous nous engageons dans l’action Africa cinéma.
Pour le futur, les fonds tous-ACP disposent pour l’ensemble de la coopération culturelle de 12 millions d’euros, ce qui n’est pas énorme. Nous avons décidé de nous consacrer aux industries culturelles : 8 millions d’euros seront consacrés à un programme d’appui au cinéma, à condition que les partenaires ACP soutiennent cette idée.
Les grandes lignes du programme seront comme actuellement la production, la diffusion avec Africa Cinéma.
Pour les fonds régionaux, l’appui au cinéma sera difficile, mais les fonds nationaux sont ouverts : les décideurs ACP doivent se mobiliser pour inclure la culture en général et l’audiovisuel en particulier dans leurs programmes nationaux. Cheik Oumar Sissoko s’engage en ce sens et la réunion des ministres de la Culture du 20 juin à Dakar devrait ouvrir les choses. La balle est ainsi dans le camp des ACP pour que la demande se fasse et aboutisse à l’inclusion de ces fonds dans leurs programmes indicatifs nationaux. Le Mali joue aujourd’hui les modèles et chaque pays ACP pourrait suivre cette voie.
En ce qui concerne la Méditerranée, Euromed audiovisuel continue pour un montant de 15 millions d’euros (programme lancé à la fin 2003). Contact : Johannes Geringer.
Jean-Claude Crépeau (AIF)
En 1988, la Francophonie avait organisé une rencontre à Cannes pour se demander que faire pour le financement du films francophone du Sud. Le fonds francophone avait été lancé à cette occasion. Quinze ans après… Nous rêvions de donner un vrai coup d’accélérateur : nous avons réussi à maintenir une production, mais nous n’avons pas radicalement changé la donne. Pourquoi ?
Nous nous posons actuellement des questions :
– comment être efficace s’il n’y a pas de réelle volonté politique dans les pays du Sud d’organiser la remontée des images produites ?
– qu’est-ce qu’un film du Sud ? Nous avons répondu en disant que le réalisateur est originaire du Sud. C’est devenu insuffisant : il faut qu’il mobilise une équipe, une industrie du Sud.
– A qui s’adressent les films du Sud ? Les festivals, quelques chaînes de télévision, mais ce n’est pas suffisant : il est avant tout destiné à un auditoire du Sud. Ne fait-on pas une trop grande part au film d’auteur ? Sans doute. Il nous faut rapprocher la prise de décision du terrain. Si les pays sont dotés d’une politique cinématographique, nous pourrions nous appuyer sur la sélection nationale et venir derrière.
– Doit-on s’enfermer dans l’appui à la production ? Ce n’est pas suffisant. Les pays qui ont un vrai soutien ont un programme d’appui multiforme. Il faut aider la distribution et la reconstruction d’un système d’exploitation : les salles de cinéma sont en train de mourir en Afrique. L’UEMOA qui vient de se doter d’une politique économique et culturel de l’image a trouvé qu’il ne restait que une soixantaine de salles de cinéma pour 75 à 80 millions d’habitants ! Voilà une vingtaine d’années que seul le cinéma américain est diffusé en Afrique et que les salles disparaissent.
Le numérique permettra sans doute de faire le pas : il faut recréer des salles.
Marco Muler
(ancien directeur du festival de Locarno et de la fondation Cinema Verita, Fondazione Oficina Sud Est)
1997 : premier accord cadre de la RAI, renouvellement en 2001, et en 2002, avec des producteurs du Sud.
Je suis un vieux pin maritime : on a pensé un temps que les festivals étaient le seul ersatz possible à la censure du marché. Je dois avouer mon péché originel : les directeurs de festivals comme Hubert Bals voulaient accompagner et nous l’avons fait avec une fondation, mais de façon pas assez pragmatique. Les festivals qui font bien leur métier sont comme Amiens avec un rôle d’information. Le premier film aidé par la fondation était Halfaouine qui nous semblait être novateur par le contenu, mais nous ne nous occupions pas des effets structurants de notre aide.
Nous avons vite détaché la fondation du festival de Locarno qui allait nous demander d’avoir la première mondiale des films aidés.
L’Italie s’est mise à coproduire des films internationaux : 25 % de No man’s land par exemple. L’Ange de l’épaule droite a été largement soutenu par les télés italiennes et suisses.
Le soutien italien de la Fondation Oficina Sud Est sera effectif dès janvier 2004, l’annonce en octobre 2003. Le montant moyen des aides cumulables serait de 150 000 à 200 000 euros, dont au mois la moitié irait à un producteur du Sud, les 50 % restants devant rester en Italie
Dans les 19ème et 20ème arrondissements de Paris, on peut acheter des vidéos qui ne passent pas par le circuit cinéma. Un circuit s’est monté sans la volonté des décideurs du Nord : il faut peut-être partir de là.
Le lien entre la fondation et les écoles de cinéma devrait être fait.
Valérie Panis (Union européenne)
On ne construit pas l’Europe en se renfermant sur soi-même, a été le leitmotiv du colloque du 15 mai. Le constat de menace sur la diversité culturelle se double d’une urgence pour l’Afrique. Le lien avec les droits de l’homme est fait. Cela nous pousse à mobiliser une synergie avec nos différents partenaires.
Le programme média : nouvelles actions annoncées le 15 mai :
– action festivals : identification des besoins et demandes de coopération, rencontre prochaine entre 60 festivals européens et 30 festivals des pays tiers.
– action formation qui reste primordiale.
– Africa cinema pour la diffusion.
Nous mettons en avant l’aspect juridique des coopérations, pour ne pas se mettre en difficulté avec l’OMC. L’UE a gardé sa liberté de manœuvre dans le domaine de l’audiovisuel et de la culture : cela rentre dans des dérogations précises. Il ne faut pas oublier le versant commercial et avoir les instruments qui nous blindent pour ne pas entrer dans ce volet commercial.
Le projet à l’étude à l’Unesco pour un cadre international pour la diversité culturelle pourrait être un cadre important dans le sens de notre action.

///Article N° : 2917

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