Retour du Maroni

Outre une réflexion sur les marronnages, le reportage de Dénètem Touam Bona donne à voir une Guyane méconnue et souvent méprisée, la Guyane des Marrons Businenge (les « Africains de Guyane », pour reprendre l’expression de l’ethnologue Hurault). Il aborde en outre dans la 3ème partie, la question de la maltraitance scolaire (dont il a été témoin en tant qu’enseignant sur le Maroni) et celle de la « couleur ».

 » Les Antillais éprouvent de la crainte et de la honte pour leur passé. Ils ont entendu parler de Christophe et de Louverture en Haïti et des Marrons de la Jamaïque ; mais ils pensent qu’ailleurs l’esclavage était une condition établie, acceptée passivement pendant plus de deux siècles. Peu de gens savent qu’au XVIIIe siècle les révoltes d’esclaves aux Caraïbes étaient aussi fréquentes et violentes que les ouragans, et que beaucoup ne furent vaincus que grâce à la trahison d’esclaves  » fidèles  » (1)

Il aura Fallu aux Ndyuka et Saramaka, des groupes d’Africains déportés, près d’un siècle de guérilla contre les troupes esclavagistes pour arracher définitivement leur liberté aux planteurs de Guyane hollandaise (actuel Surinam). En 1760, face à la menace d’un embrasement général de la colonie, les Hollandais furent contraints en effet de ratifier des traités de paix avec les  » Nègres marrons  » (esclaves rebelles). Ces accords officiels consacraient l’indépendance des territoires Ndyuka et Sara...

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Les images de l'article
maison traditionnelle
© Dénètem Touam Bona
berges d'Apatou
© Dénètem Touam Bona
Apatou en chantier
© Dénètem Touam Bona
transport scolaire…
© Dénètem Touam Bona
© Dénètem Touam Bona
© Dénètem Touam Bona
danse awassa (très proche de certaines danses ivoiriennes)
© Dénètem Touam Bona
construction d'une pirogue
© Dénètem Touam Bona
Dénètem Touam Bona, avec Jonathan
L'alphabet syllabique Afaka, inventé au début du siècle dernier par les Ndyuka
© Dénètem Touam Bona
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