Fiche Spectacle
Danse
DANSE
C’est à dire…
Contributeur(s) : Seydou Boro
Date : 01 Janvier 2004

Français

solo – 1h
Crédit photos : Antoine Tempé.

Chorégraphie / texte / musique : Seydou Boro
Assisté de : Salia Sanou
Danseur : Seydou Boro
Direction d’acteur : Amadou Bourou
lumières : Laurent Cauvain
Costumes : Martine Somé

Coproductions : La compagnie salia nï seydou, Le Centre Culturel Français Georges Méliès de Ouagadougou, Le Carrefour international du théâtre de Ouagadougou (CITO), Le Manège – Scène nationale de Maubeuge
Avec l’aide de l’association Beaumarchais – Aide à l’écriture
Et du Ministère des Arts et de la Culture de Ouagadougou
Accueil studio : Le Centre Chorégraphique National de Montpellier/Languedoc-Roussillon
Remerciements : le Lieu Unique – scène nationale de Nantes


« C’est-à-dire…, est un fragment de ma vie. Fragment relaté d’une manière véridique et quelquefois détournée, pour questionner d’autres vérités. Celui qui peut comme par hasard rencontrer celle de l’autre et des choses. L’envie de me confronter aujourd’hui à un solo était pour moi nécessaire. Une manière de se mettre en danger, se mettre nu face à moi-même afin de pouvoir continuer au-delà du spectacle ou m’arrêter. »
Seydou Boro

Un plateau nu. Un tabouret. Une guitare. Un homme seul qui nous parle….et qui danse. Pour cette 5 ème création de la compagnie salia nï seydou, Seydou Boro revient dans une mise en scène épurée, une écriture singulière et puissante où se mêlent humour, gravité, sensibilité et émotion. Un solo d’une heure, travail résolument personnel ou Seydou questionne sa relation à la danse, à la création, pose de manière fondamentale la question de l’Afrique face à la création artistique aujourd’hui et porte un regard sur la politique africaine.
« C’est à dire », comme les prémices d’une explication qui ne trouve du sens que dans le regard de l’émotion, la sensibilité et la force partagée d’un mouvement, d’une parole ou d’une musique. Dans le souci permanent de trouver du sens dans un langage sans cesse renouvelé, Seydou Boro se donne des contraintes. Seul sur scène, c’est son propre rôle qu’il choisit d’incarner. Mettant en scène différents passages de sa vie, on suit le fil d’une pensée, chaotique, sans cesse en recherche, jonglant du mouvement à la parole et de la parole au mouvement. Seydou nous parle de la danse, de son regard sur l’Afrique, de sa fille, de sa rencontre avec Mathilde Monnier… La danse est là, toujours. Mais elle partage sa puissance évocatrice avec la parole contée et la musique, jouée, dans une écriture « éclatée » qui traduit d’elle-même ce processus de recherche, cet acharnement à vouloir déconstruire pour mieux reconstruire.


Face aux multiples analyses, aux besoins de classements et de cloisonnements de la danse africaine, Seydou répond à sa façon, de manière honnête et sincère, nous faisant partager son univers, pour toucher les fibres sensibles de l’émotion, titiller notre imaginaire et nous bousculer en dedans.