Fiche Spectacle
Théâtre
CONTE
Ma mère l’Algérie
Pays concerné : France
Contributeur(s) : Rachid Akbal
Date : 01 Février 2003
Durée : 80

Français

Ma Mère l’Algérie est un récit qui rend hommage à la Kabylie. Aux mères.
Voilà que respirent la rocaille, la neige, des gosses en cavalcade, les vieillards, les fiancées, les chemins arides, l’orgueil, la survie, la fête, la nourriture qui manque et que l’on partage, que l’on partage, toujours ! Le récit est construit comme une pensée cyclique, sorte de rêve traversé de symboles, où le passé, le présent et l’avenir s’entremêlent. C’est un chant du corps poétique, exagéré parfois, dense toujours. Tout débute par un fait-divers, celui de l’assassinat de jeunes institutrices dans l’Ouest algérien. Quelques mots. Pour rappeler où nous sommes. C’est tout. Et puis vient l’histoire : le chant d’amour pour la Kabylie de deux artistes qui par des voix et des mélodies interprètent un conte berbère, pour les mères …
La base du spectacle repose sur une histoire traditionnelle, Passereau, récoltée par Mouloud Mammeri. Et l’histoire se tisse avec légèreté pour dire des terreurs et des trahisons, de l’amour et de l’abandon. Il y a les odeurs et les petits gestes, et un Rachid Akbal, qui convoque les âmes et les bêtes, saute, danse, rumine, pleure, éclate de rire. Il est tantôt mère tantôt vieille édentée, tantôt nouveau-né accroché à un vaste sein laiteux et grand comme le jour, tantôt éructant à l’adresse des guerriers encore et encore guerriers, pauvres hommes !

Avec une présence remarquable et une faconde intarissable, le
conteur manie l’humour et la dérision dans un récit également tout
emprunt de poésie. Au travers d’un jeu scénique parfaitement mis au
point, la parole et le geste s’accordant en permanence, on passe sans
cesse d’un personnage à l’autre. Des récits aux accents enchanteurs
et pleins de fraîcheur qui ont su séduire le public.
Le Dauphiné Libéré, mai 2003
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