Stéphanie Melyon-Reinette, sociologue-chercheure et artiste

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En lien avec notre dossier éducation, le site Melting Book tire le portrait de Stéphanie Melyon-Reinette. Sociologue et artiste, elle veut créer une école alternative en Guadeloupe.

La vie professionnelle de Stéphanie Melyon-Reinette est ponctuée d’allers-retours entre l’Hexagone, les Antilles et New York… Elle grandit en Guadeloupe avant d’atterrir à Créteil (94) pour ses études universitaires. Elle enchaîne Langues étrangères appliquées au commerce international puis une Licence Langues, littératures et Civilisations étrangères. À l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG), elle étudie ensuite les grands mouvements noirs et présente un mémoire de maîtrise consacré au jazz. En 2008, elle soutient sa thèse : De la diaspora haïtienne à la communauté haïtiano-américaine : modèle d’une intégration réussie ? Elle initie sa carrière dans l’enseignement supérieur à l’UAG, en 2005 dans des matières telles que l’anglais et la sociologie. Et cela jusqu’en 2011, avec des années de « bohème », comme elle aime les décrire, histoire de lier à la recherche ses passions pour la danse et la poésie.  » J’écris et dit ma poésie acoustique en anglais, en français et en créole ». Ainsi, sous le pseudonyme de Nèfta Poetry, Melyon-Reinette est aussi l’auteure de plusieurs recueils : Les Bleus de l’existence (Harmattan, 2009), Ombres (Editions Persée, 2012) et Mousmée – Journal d’une Femme orchidée (2014) illustré par Gerald Toto, auteur-compositeur et complice dans le projet de poésie acoustique qu’ils partagent Melt In Motherland.
Aujourd’hui, elle cultive son indépendance et son polymorphisme, comme formatriceconsultante en entreprise, artiste, chercheure et membre du Comité national pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage. Avec l’association Agoraculture, dont elle est présidente, elle se donne pour mission de « capitaliser sur la culture », de  » démocratiser le savoir » et de  » recoudre le cordon ombilical de l’histoire et de la mémoire ».
Un riche parcours de réflexions en créations qui explique le projet Lékól Djenm : « Fin 2014, je mets en place une sorte d’école alternative sous la forme de stages qui viseront à recentrer et à élargir les esprits des jeunes Guadeloupéens à travers une approche didactiqueludique leur permettant de se réapproprier leurs identités et leurs cultures nègre, guadeloupéenne, caribéenne, humaine, au monde. » À suivre !
Date et lieu de naissance : Né le 7 août 1981 à Pointe-à-Pitre.
Ses dates clés : 2008 : Obtention de sa thèse avec mention très honorable. /// 2010 : « Année de bohème », elle vit de la danse et de sa poésie. /// 2011 : Création de l’association Agoraculture.
Son chiffre clé : Le 3, « J’ai un frère et une soeur jumelle. Nous sommes triplés. Destin particulier et identité particulière aussi ».
Son réseau : Movimiento Mujeres Internacional – Association de femmes poètes créée par Jael Uribe en République Dominicaine portant le Festival Cri de Femmes. /// Anansi Ô – cabinet indépendant de travail médicosocial et éducatif. /// Amalgame – Association guadeloupéenne pour la jeunesse défavorisée fondée par sa grand-mère, Violette Blanche-Barbat. /// Femmes du Kivu – Une association qui sensibilise contre les viols perpétrés dans cette région du Congo.

Melting Book :

Trouvez qui vous cherchez Melting Book c’est une mine de portraits : scientifiques, artistes, intellectuels, sportifs ou politiques. La start-up, créée par la journaliste Nadia Henni-Moulaï, investit le web pour montrer la France comme elle est. Un carnet d’adresse payant à retrouver ici : www.meltingbook.com///Article N° : 12631

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