The Contract

De Bruce Beresford

Mon père, ce héros
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Le Contrat est un pur produit des studios : intrigue minimum, dialogues efficaces, personnages unidimensionnels, tout plein de violence, surtout pas de sexe, une rencontre amoureuse sortie du chapeau pour assurer le  » happy end « , le film idéal à voir en famille un pluvieux après-midi d’été. Tout est bien ordonné, les rebondissements minutés, le suspense entretenu. Y’a des méchants qui sont gentils, des gentils qui sont méchants, des méchants vraiment méchants et des gentils vraiment super gentils.
Question vraisemblance, dans le genre héros ordinaire qui survit aux bombes atomiques, on a vu bien pire et John Cusack est mignon comme tout face à un Morgan Freeman attendrissant en survivor septuagénaire. Ancien agent du FBI, Frank Cordell aime les enfants et ne croit plus en la politique. The Contract, c’est un peu Lord of War, la thèse en moins. Comme le suggère Frank Cordell à Keene père, quand on a perdu sa femme et que son fils est en pleine crise d’adolescence, on ne se jette pas sur des maniaques de la gâchette en espérant leur casser la mâchoire, on prend ses jambes à son cou pour éviter que le petit ne se retrouve orphelin. Frank ne s’appelle pas Frank pour rien et après avoir vu Keane, on sait qu’il faut faire attention à ses gamins… Mais c’est une des règles fondamentales de l’invraisemblance hollywoodienne : du moment que le scénario indique qu’on est dans un univers parallèle où les décisions n’ont aucun sens, on est prêt à tout gober sans s’en porter plus mal.
La plus grande réussite du film presque entièrement tourné en Bulgarie est certainement d’avoir donné un contrat à une ribambelle de techniciens avec des noms en -ov, bravo à eux pour un travail bien fait.

///Article N° : 6664

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