Thony Maskot, l’ambassadeur hip-hop

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D’origine ivoirienne, Thony Maskot est l’un des premiers danseurs hip hop en France. Il fonde successivement trois compagnies : Ladies Night (1988-1991) ; Un Point C’est Tout (1995-98) ; Sanrancune (depuis 1996). En 1997, il monte la première structure de formation professionnelle de danse hip hop : le studio L’Envol à Paris. Il a travaillé avec de nombreux artistes (Mc Solaar, Sens Unik, Manu Dibango, Arrested Development…). Il compte aujourd’hui parmi les chorégraphes du mouvement les plus demandés et consultés. Le 26 octobre 1999, la chaîne de télévision Arte diffusa un documentaire qui lui est consacré : Tant qu’il y aura de la danse avec Thony Maskot de Bruno Marouani.
La Vie, solo, première création
Thony Maskot présente aux Rencontres des cultures urbaines 1999 son premier solo, La Vie, commandé par la Fondation de France et La Villette. Cette pièce de sept minutes campe le personnage d’un Aladin des temps modernes, avant qu’il ne découvre l’objet qui va changer sa vie : la lampe magique.
Dans cette création, le chorégraphe d’Arcueil, fidèle à son esprit d’ouverture et au métissage des genres, mêle hip-hop, afro-jazz et claquettes. La bande son est confiée à un autre grand précurseur du hip-hop français, Franck II Louise, musicien et chorégraphe, membre de Paris City Breakers (qui réalisa, entre autres, l’étonnante musique de Récital, la création de Käfig présentée l’an dernier à La Villette). Thony Maskot s’est aussi offert les conseils de Poppin Taco, le chorégraphe du clip Thriller de Michael Jackson. La Vie s’avère donc, à juste titre, l’une des pièces les plus attendues des Rencontres 99.

///Article N° : 988

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