Vers un déplacement des réseaux de photographes en Afrique

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« Pour moi, la valeur de cet événement repose sur la richesse des rencontres, m’a confié un photographe de l’Afrique centrale. En effet, que de belles rencontres parfois enthousiasmantes, inspirantes et propulsives ! Pourvu que ces flammes vives qui naissent de complicités instantanées dans le couloir d’une exposition ne s’éteignent pas avec la fin des Rencontres. Pourvu que ces rencontres contribuent à la naissance de réseaux forts de photographes du continent, capables de comprendre et de faire comprendre l’importance de la photographie en tant qu’art, certes, mais surtout en tant que pilier possible d’une industrie culturelle rentable en Afrique. » (1)

Les Rencontres africaines de la photographie (2) depuis leur création en 1994 ont toujours été un moment de rassemblement pour les photographes du continent. La biennale de Bamako a bien souvent été un laboratoire où les photographes se côtoient et échangent. Ces temps de rencontres ont permis la naissance de projets, de festivals, de collectifs, mais ont surtout donné lieu à la création d’un réseau international lié à cet événement, et qui s’est étendu au fil des éditions. Ainsi sont nés plusieurs regroupements de photographes et des réseaux informels de partage d’informations et de connaissances. Ces échanges ont été facilités par Internet et par des listes de diffusion. De ce fait, des liens se sont tissés entre des photographes de différentes zones géographiques qui ont perduré sur et grâce à la toile et qui ont été renforcés aussi par des workshops et d’autres événements de ce type.
Depuis quelques années, ces réseaux, qui revendiquent tout d’abord la volonté de promouvoir et de mettre en avant une nouvelle scène de la photographie africaine, ont évolué sous de nouvelles formes grâce aux possibilités d’utilisation des outils web 2.0 (3). Aujourd’hui comment se constituent ces réseaux et quelles formes adoptent-ils ? Quels besoins ce phénomène met-il à jour ? Que permettent ces réseaux virtuels ?
… Réseaux virtuels ou réseaux dans le monde réel ?
Au milieu des années 2000, dans plusieurs pays d’Afrique, différents groupes de photographes ont émergé sous forme d’associations ou de collectifs. Pour en citer quelques-uns : le CFP (4) au Mali ou encore l’APCM (5), El nour au Soudan, Depth of field au Nigeria, Igolini au Gabon, Picha à Lubumbashi, Génération Elili à Brazzaville… Ces collectifs ou groupes de photographes en Afrique se sont créés dans le même but que les collectifs occidentaux : s’entraider pour mieux appréhender l’outil photographique et faciliter la promotion de leur travail. Ils sont le plus souvent situés en milieu urbain.
Des usages « vernaculaires » des NTIC (6) à la mise en place de réseaux plus établis
Les nouvelles technologies ont joué un rôle essentiel dans l’accélération de ces réseaux et leur appropriation. Elles sont un atout majeur pour une population jeune dans le processus de connaissance de la photographie et l’intérêt qui lui est porté.
Après des années de dépendance aux marchands d’art et aux biennales internationales, ces nouveaux outils ont permis aux photographes de nouveaux moyens de distribution, une certaine autonomie et la possibilité d’être acteurs dans le processus de leur reconnaissance.
L’Internet d’abord, puis le Web 2.0, mais aussi la téléphonie mobile, sont les outils déterminants qui ont permis de dégager cette tendance. Par les transferts ou échanges d’images via Internet notamment, les photographes locaux sont devenus visibles aux yeux d’un public globalisé. En se saisissant de ce nouveau média, les photographes ont créé eux-mêmes une dynamique : cette appropriation a modifié les relations extérieur/intérieur, les photographes se créant ainsi des réseaux sociaux professionnels virtuels.
Ces réseaux virtuels peuvent être issus de différentes structures, associations, personnes et parfois peuvent même émerger de manière spontanée. Par exemple, on a pu voir des réseaux informels se créer suite à des formations photographiques ou pluridisciplinaires, comme Imagine l’Afrique (7) ou encore Twenty ten (8), où de nombreux photographes et journalistes de tout le continent ont pu collaborer et travailler ensemble. À l’issue de ces expériences, très fréquemment, un réseau se crée à partir du groupe, permettant aux photographes d’échanger leurs idées, les appels à candidatures, etc. Bien souvent, ces réseaux ne sont pas formalisés et les informations sont envoyées directement via des mails groupés.

Ils sont nombreux désormais ces blogs, sites ou plateformes qui mettent en avant la création photographique du continent. La jeune génération de photographes s’est en effet très vite investie dans des blogs personnels – au milieu des années 2000, ces blogs étaient pour la plupart créés sur Skyblog, aujourd’hui davantage sur des CMS (9) plus professionnel comme WordPress, où ils présentent à la fois leur biographie, leurs séries d’images et leurs textes – mais aussi dans des plateformes participatives (10), en collaborant par des articles ou encore en mettant en ligne leurs portfolios.
Ces réseaux contributifs souvent créés par des équipes vivant en Europe utilisent les nouveaux outils et s’inspirent des usages du Web 2.0. Leurs buts sont de faire la promotion des photographes, mais aussi de renforcer la structuration du secteur et de mettre en réseau les différents acteurs ou maillons de la chaîne photographique. Ces réseaux n’ont pas pour but d’être des réseaux économiques à proprement dit, mais ils essaient de renforcer les capacités financières des photographes, bien qu’actuellement aucun modèle économique viable n’ait été trouvé.
À travers ces réseaux, les photographes lisent, échangent ou commentent les articles de leurs homologues africains ou européens. Chacune de ces communautés a une spécificité : certaines jouent sur l’aspect galerie en ligne, d’autres accentuent le côté plateforme d’échanges, alors que certaines sont plutôt alignées sur le modèle des réseaux sociaux. Ces différents projets permettent par ailleurs aux photographes d’avoir accès à des reportages ou des créations photographiques émanant du continent, mais aussi d’acquérir rapidement des compétences techniques au niveau de l’image par un échange de savoir-faire. Ces échanges de connaissances renforcent leur perception du secteur et leur permettent aussi d’entrer directement en contact avec des éditeurs, curateurs, rédacteurs ou iconographes qui, en retour, ont la possibilité de sortir des sentiers battus de la photographie africaine telle qu’elle est reconnue en Europe. De même, l’interactivité de ces nouvelles formes de distribution permet d’être informés bien plus régulièrement des différents reportages réalisés par les photographes et, en période de crise, d’avoir accès à ces images (ou à d’autres interlocuteurs), le plus rapidement possible, à l’exemple des différents reportages et commandes passés auprès de photographes par des magazines et journaux (11).
Pour illustrer la pérennité de ces réseaux, on peut citer l’exemple de l’atelier « Comment structurer un réseau de photographes en Afrique centrale ? » réalisé en février 2011 à Brazzaville par Afrique in visu et le collectif Génération Elili, où Baudouin Mouanda, son coordinateur, a convié deux photographes, Joël Bouopda Tatou et Rodrig Mbock, rencontrés en 2010 pendant la formation Imagine l’Afrique et deux photographes, Abdoulaye Barry et Mesmin Ignabode, tous deux également présents aux Rencontres de Bamako 2009.
Du réseau professionnel au réseau de sociabilité
Les réseaux sociaux moins professionnels ne sont pas en reste, puisque dès fin 2007, on y voit émerger quelques groupes de photographes. Mais c’est la fin de la décennie qui marque un réel tournant avec l’explosion de réseaux sociaux comme Facebook (12) et Twitter (13) à l’échelle mondiale : les photographes du continent y sont également très présents et actifs (14), échangeant, créant du contact et diffusant leurs nouveaux travaux. Sur ces réseaux, les liens de sociabilité des photographes professionnels sont visibles au même niveau que ceux des photographes amateurs.
Sur Facebook, le phénomène des réseaux tisse sa toile : on peut y trouver des groupes qui se recréent à partir de réelles associations, comme la page de l’Association des jeunes photographes marocains où l’on peut suivre l’actualité des membres, commenter… Ou encore les pages de festivals, comme celle des 9e Rencontres de Bamako, où l’équipe diffuse des articles, des images de l’événement. Autour de cette page, un réseau virtuel émerge. Certains sont des photographes souhaitant exposer à la prochaine édition, qui postent leurs liens, d’autres désirent simplement échanger avec ce réseau virtuel et partager un appel à candidatures ou d’autres information. Les photographes se retrouvent ainsi sur plusieurs réseaux en ligne sur Facebook, visibles dans différentes « Fan Pages » ou dans « Ajouter à mes pages favorites » ou « J’aime cette page » comme, par exemple, une page consacrée à Pierrot Men intitulée « J’aime les photos de Pierrot Men » (15) qui a, en septembre 2011, plus de 2 300 fans.
Une nouvelle forme de diffusion des images émerge de ces réseaux participatifs qui permettent aux acteurs de la photographie de s’autopromouvoir. Qui plus est, ils créent et s’intègrent dans des réseaux plus étendus où des photographes du monde entier échangent sur un sujet similaire, sur une vision d’un continent, sur les conditions de leurs métiers, leurs avis, etc. Mais ces réseaux, bien qu’ils soient des outils importants de développement pour le secteur professionnel photographique, ne remplacent pas les échanges en temps réel. On a pu le remarquer dans des moments intenses comme la Biennale de Bamako de 2009, où de nombreux photographes issus de tout le continent s’étaient déplacés à leurs frais pour échanger avec leurs confrères et nourrir leurs regards d’expositions.
Dans la lignée des blogs, place aux banques d’images virtuelles spécialisées sur l’Afrique
Fin 2006, de différents pays du continent ont émergé des banques d’images virtuelles comme, par exemple, Afrikimage au Mali (16) ou Afrikimages au Gabon, Africa Media Online en Afrique du Sud et bien d’autres encore. Ces agences de presse photographiques se sont organisées sur le modèle de l’AFP (Agence France-Presse) ou de la Panapress (17).
Selon son initiateur Desirey Minkoh, l’agence Afrikimages basée à Libreville a commencé par couvrir le Gabon, puis s’est étendue à l’Afrique centrale et à l’Afrique de l’Ouest, où une dizaine de photographes permanents travaillaient pour cette structure en 2008. Elle disposait alors d’une banque d’images de plus de 12 000 photographies à thèmes variés. Elle visait dans le futur à couvrir tout le continent. Toutefois, en 2010, Afrikimages Agency (18) comptait dans sa banque d’images 15 000 photos en particulier sur l’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Tchad, RDC, Congo-Brazzaville, etc.) et de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Ghana) et ne comprenait plus que trois photoreporters à Libreville et trois correspondants à l’international.
Ces centres de ressources virtuelles illustrent un changement de mentalité : la prise de conscience des personnalités du monde de l’image en Afrique de l’intérêt d’une mutualisation du patrimoine africain audiovisuel. Cette mutualisation est essentielle patrimonialement car elle permet la sauvegarde d’archives anciennes comme contemporaines (19). Cela favorise aussi des économies de moyens – stockages, numérisation – et facilite l’accessibilité à ces fonds d’archives d’images et de vidéos de partout dans le monde. Ces banques d’images, dont le but est de devenir de véritables instruments de développement, sont perçues lors de leur création comme un moyen pour les photographes d’acquérir une capacité d’indépendance financière et une viabilité économique rapide et exemplaire.
Cependant, ces entreprises ne bénéficient pas de réseaux assez développés pour concurrencer les grands groupes de presse internationaux. De plus, un décalage existe entre les attentes photographiques des journaux internationaux et les productions locales qui paraissent bien souvent trop « exotiques ».
Depuis quelques années, des problèmes financiers ont par ailleurs altéré le fonctionnement de ces banques d’images et empiété sur leur qualité de production photographique. Cette crise se reflète par le nombre décroissant de reporters associés à ces agences : désormais, seul un petit nombre de photographes permanents travaillent au quotidien, le reste sont des photographes travaillant au coup par coup (20). Aujourd’hui, seules trois banques d’images fonctionnent avec le réseau international : la Panapress, Africa Media Online (21) en Afrique du Sud et New Press (22) en Algérie. Diffusées dans le monde entier par des agences relais européennes comme Maxppp (23), elles sont reconnues à l’international. Ainsi, c’est grâce à ces accords avec d’autres professionnels (grandes agences, groupes de presse) qu’elles touchent le marché de la presse.
Cependant, l’observation d’événements récents, comme les élections en Côte d’Ivoire de l’automne 2010, révèle que l’iconographie utilisée par les médias, majoritairement à l’étranger, en particulier en France, est encore issue d’agences de presse reconnues comme Reuters, l’AFP (24) ou bien provient de photographes occidentaux. Quelques agences africaines ont toutefois réussi à diffuser et publier des photos de cet événement dans la presse étrangère grâce au relais de grands groupes de presse.
Pour les photographes locaux indépendants, on peut certainement expliquer cela par la difficulté, toujours présente, de diffuser leur travail sur Internet, pour des raisons à la fois techniques et financières (25), et par manque d’un réseau puissant quant aux agences implantées en Afrique. Mais on peut aussi se demander si cet exemple n’est pas symptomatique du degré d’ouverture des médias occidentaux aujourd’hui, qui semblent encore très frileux, en préférant piocher dans leur vivier d’agences pour des raisons d’accessibilité et de rapidité, plutôt que d’utiliser comme première source d’images, les agences du continent ou celles des photographes locaux.

Ces nouvelles formes de distribution montrent les nouveaux enjeux auxquels sont confrontés les photographes africains : des défis, innovations et questionnements dont ils sont, en partie, les propres moteurs et acteurs. Le phénomène des réseaux virtuels leur a permis une certaine indépendance vis-à-vis des circuits plus traditionnels comme les centres culturels étrangers ou les financements européens. En se rassemblant dans des collectifs ou des réseaux, les photographes ont acquis plus aisément la reconnaissance de leurs pairs et du milieu professionnel. Malgré cette nouvelle donne, leur visibilité à l’échelle mondiale, que ce soit dans les musées, journaux ou autres, reste encore malgré tout tributaire d’un réseau occidental de professionnels.
Pour qu’il existe une réelle indépendance, il reste à inventer un nouveau modèle de distribution et de diffusion viable économiquement pour les photographes freelance du continent. Comme l’a montré le printemps arabe (26) souvent appelé la « révolution Facebook » (27), les réseaux sociaux ont été des espaces de liberté d’expression et de réflexion qui ont amené des changements et une visibilité sur la toile. Désormais, tout reste à faire pour que ces changements et cette fragile reconnaissance se pérennisent et n’aient pas été qu’éphémères.

1- Siddick Minga, journaliste culturel et administrateur du CFP, « 8e biennale africaine de la photographie, belles rencontres !  », Journal des Rencontres de Bamako, édition du 13 novembre 2009, sur Afrique in visu : [ici]

2- Pour avoir un aperçu des problématiques de la biennale de Bamako, il est possible de lire le mémoire de Jeanne Mercier, Les Rencontres africaines de la Photographie, Bamako 2005, [ici]

3- L’expression  » Web 2.0  » désigne certaines des technologies et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du Web, en particulier les interfaces permettant aux internautes de s’approprier les nouvelles fonctionnalités du Web. Ainsi, les internautes peuvent interagir (partager, échanger, etc.), à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social. Expression datant de 2003, selon Wikipédia.

4- Cadre de promotion pour la formation en photographie à Bamako.

5- L’association des photographes et caméramans du Mali.

6- NTIC : Nouvelles technologies de l’information et de la communication.

7- Le World Press Photo, avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), a organisé une formation intitulée Imagine l’Afrique pour les photographes africains à Dakar, au Sénégal, entre le 18 et le 29 Octobre 2010, dans le but d’améliorer les techniques et les aptitudes journalistiques en matière de reportage.

8- Twenty Ten est un projet lancé par la fondation World Press Photo, Free Voice, Africa Media Online et lokaalmondiaal. Le projet Twenty Ten est un projet médiatique multidisciplinaire, qui met l’accent sur la consolidation des compétences des journalistes africains de différentes disciplines.

9- CMS : système de gestion de contenu. WordPress est un CMS qui permet de créer et gérer facilement l’ensemble d’un site web ou simplement d’un blog. Gratuit et libre, WordPress est personnalisable grâce à de nombreux thèmes et plugins.

10- Pour en citer quelques-uns existant en 2011 : Afriphoto, « le projet photographique d’Africultures », Afrique in visu, « première plateforme d’échanges autour du métier de photographes en Afrique », Arterial Network, consacré aux industries culturelles et, le plus récent, Creative Africa Network, « connecting cultural world ».

11- En 2011, plusieurs magazines et journaux comme Libération, Jeune Afrique, Afrique magazine, Afrique 24 ont contacté le site Afrique in visu pour être mis en relation avec des photographes travaillant sur le continent. De même, le magazine 6 mois en France ou ZAM en Hollande ont repris plusieurs sujets et articles publiés sur [www.afriqueinvisu.org] en 2011.

12- Selon Wikipédia, Facebook est un réseau social créé par Mark Zuckerberg et destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues. Ouvert à tous depuis septembre 2006.

13- Selon Wikipédia, Twitter est un outil de réseau social et de microblogage qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs, appelés tweets (gazouillis), par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS. Ouvert au public en juillet 2006.

14- On peut noter la forte présence de la jeunesse des pays d’Afrique du Nord et de l’Afrique du Sud sur Internet et sur les réseaux sociaux comme Facebook. C’est dans ces mêmes pays que les groupes de photographes sont les plus dynamiques sur ces réseaux.

15-  Voir [J’aime les photos de Pierrot Men], page consultée le 4 janvier 2011.

16-  Afrikimage Mali n’existe plus aujourd’hui. Cette banque d’images aura duré environ un an.

17-  Au sujet de la Panapress, lire l’entretien très intéressant d’Érika Nimis avec Héric Libong dans le dossier n° 69 de la revue Africultures, « Quels marchés pour la photographie de presse africaine ? » < a href= »http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=5820″ target=_blank>[article 5820], le 20 février 2007. La Panapress (Agence panafricaine de presse) jusqu’en 2009 avait pour habitude d’atteindre un chiffre d’affaires de 10 000 à 15 000 euros par mois (sans retrait du pourcentage des diffuseurs) selon Héric Libong, chef du service photo de la Panapress.

18- Selon Stany Nze, assistante administrative d’Afrikimages, le 12 janvier 2011.

19- Par exemple, la banque d’images Africa Media Online propose les archives du magazine sud-africain Drum conservées par le fond Bailey African History Archives, géré par les héritiers de Jim Bailey, son ancien propriétaire. Plus de 1 000 images ont ainsi été numérisées, en particulier les « unes » du magazine sur quarante ans (environ de 1951 à 1984).

20- Des photographes Stringers, freelance.

21- [http://www.africamediaonline.com/page/aboutus]. Cette agence sud-africaine proposait un fonds de plus de 120 000 images en décembre 2010.

22- [Cette agence algérienne] existe depuis plus de quinze ans. Les artisans de New Press ont déjà eu l’occasion de travailler avec des groupes tels que Associated Press durant une quinzaine d’années et presque autant avec Sipa Press.

23- Selon [son site], depuis sa création en 1991, Maxppp produit des images et diffuse les photos d’agences internationales majeures. Kyodo, Rizzoli, BeImages, Leemage, pour ne citer que celles-ci, comptent parmi la trentaine de partenaires prestigieux diffusés par Maxppp.

24- La crise ivoirienne a été « mise à l’honneur » pendant le dernier festival Visa pour l’Image en septembre 2011, à travers le travail du photographe ivoirien Issouf Sanogo (correspondant de l’AFP), seul photographe africain exposé pendant cet événement.

25- Les photographes freelance sont confrontés à des problèmes comme l’inaccessibilité des cybercafés, la difficulté et le coût des connexions Internet, le matériel utilisé : des appareils photo encore argentiques et non numériques.

26- Selon Wikipédia, le « Printemps arabe » est un ensemble d’événements populaires d’ampleur variable ayant touché de nombreux pays du monde arabe à partir de décembre 2010. Cette expression fait référence au « Printemps des peuples » de 1848 auquel il a été comparé. Ces mouvements révolutionnaires nationaux sont aussi qualifiés de révolutions arabes, de révoltes arabes ou encore de « réveil arabe ».

27- La révolution tunisienne de janvier 2011 a été surnommée différemment par les journalistes : la « révolution du jasmin », la « révolution Facebook », du fait de l’utilisation massive par les jeunes des réseaux sociaux comme relais d’informations et de diffusion. On sait aujourd’hui que Facebook a été avant tout un catalyseur dans cet événement.///Article N° : 10825

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