#7 Angola-Sur les rails de l’indépendance : la mémoire préservée

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Fenêtre n°7. Angola : scène artistique et commémoration de l'indépendance, volet n°1
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Nous initions ce mois-ci une série de « fenêtres » sur les cinq PALOP (Pays Africains de Langue Officielle Portugaise) : comment commémorent-ils leur indépendance cette année, où en est leur scène artistique 40 ans après, comment les artistes se saisissent-ils de la question de la colonisation, de l’indépendance, de la mémoire, des relations passées et présentes avec le Portugal, de leur société aujourd’hui, etc. Le premier pays à être traité (en juillet et août) est l’Angola, qui fêtera ses 40 ans d’indépendance le 11 novembre prochain.

Angola-Sur les rails de l’indépendance (« Angola-Nos Trilhos da Independência ») (1), n’est pas moins de cinq ans de travail, une équipe de huit personnes à temps plein, 894 heures de rushs, 671 personnes interviewées, neuf pays parcourus… Un énorme travail de recherche documentaire, pour retracer la mémoire de la lutte anti-coloniale en Angola. Un projet porté par le général Paulo Lara, qui en livre ici les détails.
Une épopée pleine de souffle, qui a impliqué des voyages sans fin, des défis, beaucoup de poussière et d’enthousiasme. À travers elle, l’équipe de tournage (et plus tard, le public) plonge dans les réalités variées d’un même pays : brousse, ville, intérieur, littoral, ethnies, langues, âges et modes de vies différents. Beaucoup de personnes dont les témoignages ont été filmés sont mortes entre temps, preuve de l’urgence de ce travail, dont le résultat sortira dans le cadre des 40 ans de l’indépendance de l’Angola cette année.
Le général Paulo Lara a été, avec l’Association Tchiweka de Documentation (Associação Tchiweka de Documentação – ATD), le mentor du projet Rails de l’indépendance, dont résultera le film Indépendance et tout le reste de la matière recueillie. Né l’année du fameux manifeste du MPLA (2) (1956), au sein d’une famille très impliquée dans la cause nationaliste, Paulo Lara évoluait avec son père (Lúcio Lara) dans les lieux stratégiques de la lutte : Guinée-Conakry, Allemagne, Maroc, Léopoldville. Il a été amené à connaître Amílcar Cabral et de nombreuses personnes clefs liées à la guerre d’indépendance. Il a également été guérillero dans les forêts de Cabinda (3). Encore aujourd’hui, il continue d’être étonné par le musée vivant que ce sujet amène. Il nous raconte les détails d’un projet aussi mégalomane que fondamental.
Quand et comment vous est venue l’idée de recueillir ces témoignages sur la lutte anti-coloniale ?
L’idée de ce projet est venue sur la table de travail de l’Association Tchiweka de Documentation, qui a créé les bases nécessaires pour l’archivage et la conservation de différents types de matériels historiques, pour la consultation organisée de livres et documents concernant la lutte de libération, comme institution d’utilité publique.
L’arrivée croissante de plus de publications de recherches et mémoires, un climat plus serein après une longue période de confrontations, et l’âge généralement avancé des acteurs de l’époque de la lutte de libération, rendaient urgent et opportun le recueil de témoignages sur cette période.
Après un premier travail de recherche, réalisé durant plusieurs années, est venue en 2009 l’idée d’un projet plus vaste de recueil de mémoires des personnes, sans distinction d’appartenance politique ou religieuse, liées directement ou indirectement à la lutte de libération, angolaises ou étrangères, dans différentes provinces et différents pays, en en profitant pour montrer les lieux ayant une importance historique, et dont l’aboutissement soit un documentaire qui sortirait 6 ans plus tard, au moment de la commémoration du 40è anniversaire de notre indépendance. Mais avoir des idées c’est bien joli. Les réaliser, c’est un peu plus compliqué et délicat…
Comment avez-vous réussi à concrétiser cette idée ?
Si nous avions déjà la matière de base pour la recherche, il nous manquait tout le reste : une équipe, un appui professionnel en recherche historique, le matériel de tournage et le financement. En recherchant un peu sur notre marché du travail – la volonté étant de travailler principalement avec des Angolais, jeunes de préférence – les montants que je trouvais étaient tout simplement effrayants, et aggravés par une disponibilité de temps réduite du côté du personnel technique existant, alors que le travail obligeait idéalement une disponibilité à temps plein.
C’est durant ces recherches qu’est intervenue la proposition de ceux qui sont venus intégrer Génération-80 : Jorge Cohen (producteur), Mário Bastos (réalisateur) et Tchiloia Lara (relations publiques), tous disposés à entrer dans le projet en 2010, laisser de côté leur travail en cours et, surtout, à participer aux risques de la première année de travail, durant laquelle les possibilités de financements étaient encore aléatoires. À ce groupe se sont joints ensuite Kamy Lara (image), Conceição Neto (consultante historienne), Paula Simons (consultante communication) et Manuel Paim (technicien).
Comment s’est passée cette collaboration avec Génération-80, dans une expérience intergénérationnelle de ce sujet ?
Cela a été une expérience très intéressante. Bien sûr, durant la première année, nous avons rencontré quelques difficultés de compatibilité dans le travail, et dû faire face à quelques contrariétés – qui étaient complètement naturelles pour une phase d’adaptation. Mais il est rare de nos jours de rencontrer des jeunes professionnels, capables et faisant un travail de qualité, qui acceptent de se lier à plein temps durant six années à une tâche qui, bien que permettant de faire connaître le nom de Génération-80, leur a grandement limité la marge de travail.
Ils se sont adaptés aux contingences du terrain ?
Étant des « enfants de la ville », la manière dont ils se sont parfaitement intégrés aux populations de l’intérieur du pays a été une bonne surprise. Ils se sont adaptés aux différents types de nourriture, aux problèmes de logements, et ont adopté une attitude très professionnelle avec un haut niveau de discipline et un « esprit de mission ». Il me vient en mémoire plusieurs moments marquants durant le projet…
Racontez-nous en quelques-uns !
Pendant la visite d’une des anciennes bases dans les montagnes du Bengo, après des heures de marches, voyant le refus de Kamy à être aidée pour porter le matériel, l’un des anciens combattants qui nous accompagnait s’est exclamé « Cette femme peut supporter beaucoup ! On dirait une guérillera ! ». Un autre moment, avec Jorge, en Zambie, pendant qu’un canoë coulait, il a eu le réflexe de tenter de sauver le matériel – ce qui au final n’a pas été possible – et, contrairement aux personnes qui nous accompagnaient et qui voulaient abandonner la traversée du fleuve, il a été le premier à remonter dans le canoë et à vouloir reprendre le travail.
C’était intéressant aussi de suivre l’évolution de l’équipe au fil des années et l’intérêt toujours plus grand pour l’Histoire, les histoires de vie, durant cette période de notre lutte, de voir le plaisir de Mario à découvrir de nouvelles matières pour nos archives, de Kamy à chanter en kimbundu, umbundo, tchokwe ou mbunda les musiques qu’on a enregistrées, ou encore les innovations que Jorge a réussi à faire dans un travail extraordinaire d’élaboration de base de données sur ce que nous avons fait.
Aujourd’hui pratiquement chacun est responsable dans son domaine. Cela a été et continue d’être, sans aucun doute, une expérience intergénérationnelle passionnante.
Comment le projet s’est-il inscrit dans le cadre de travail de l’Association Tchiweka de Documentation (ATD)?
Le projet Angola sur les rails de l’indépendance a suscité la curiosité de beaucoup de gens. Il s’agit de 57 mois de travail, 900 heures d’enregistrements audiovisuels effectués en Angola et à l’étranger, près de 700 témoignages de protagonistes de la lutte anti-coloniale. Tout cela destiné à préserver la mémoire d’une page de l’histoire de l’Angola et de la lutte de tous les peuples sous occupation coloniale. Des mémoires qui souffrent encore de n’être pas assez consignées ni pensées.
L’Association Tchiweka, créée en 2006, a pour objet principal le recueil, la conservation et la diffusion de documents, photographies et autres supports liés à la lutte de libération et à la souveraineté nationale. Elle a réalisé, dans la mesure de ses modestes moyens, un travail dans ce sens, à travers l’édition de livres, l’appui à certains chercheurs et la réception de quelques archives personnelles. Ce projet est venu enrichir son centre de documentation, avec des archives audiovisuelles assez importantes et probablement inédites en Afrique – et quand je dis cela, je cite le professeur et historien Elikia Mbokolo, qui encore au début du projet, durant sa visite à ATD, la félicitait de son importance et de son originalité.
Quelle stratégie avez-vous adopté dans la conduite des priorités pour le recueil de témoignages ?
L’objectif des entretiens était de recueillir de manière large, sans distinction d’organisation politique, religieuse ou autre, mais aussi sans distinction de degré de responsabilité. Nous avions une pré-liste de personnes à interviewer, qui s’est enrichie au fur et à mesure des entretiens et en fonction de nos déplacements. À ce jour, nous comptons 671 personnes interviewées et un total de 894 heures d’enregistrements. En Angola, des 527 entretiens réalisés, 37% se sont faits à Luanda et 63% dans les autres provinces. L’expérience nous a montré qu’il ne servait à rien de s’accrocher à des priorités, mais qu’il valait mieux faire en fonction de la disponibilité des gens. C’est l’un des problèmes que nous avons eus dans presque toutes les villes du pays. Dans l’intérieur des terres, dans les villages et les petites villes, c’était plus facile d’obtenir la collaboration des gens.
Et vous avez réussi à toucher des personnes des différents bords politiques ?
Jusqu’à maintenant, de tous les interviewés, plus de la moitié sont du MPLA, 105 du FNLA (4), 53 de l’UNITA (5), le reste est composé d’autres organisations ou de personnes indépendantes. Il faut souligner également la présence de précieux témoignages durant nos déplacements dans d’autres pays comme le Cap-Vert, Cuba, la France, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Mozambique, le Portugal, la Zambie… Nous n’avons pas eu le temps d’établir un compte-rendu statistique, mais généralement il s’agit de personnes ayant entre 60 et 70 ans, à l’exception des quelques-unes qui étaient enfant à l’époque.
Les témoignages proviennent de dirigeants et protagonistes, mais aussi de figures plus anonymes.
Les témoignages sont hétérogènes. Depuis des présidents ou ex-présidents, comme Pedro Pires (6), Aristides Pereira (7) (mort depuis), Joaquim Chissano (8), Kenneth Kaunda (9) ; d’importants dirigeants de la lutte comme les généraux Dino Matrosse (MPLA), Samuel Chiwale (UNITA) ou Tonta Afonso (ex-FNLA) ; d’éminentes personnalités comme l’évèque Emílio de Carvalho ou le révérend Chipenda ; des figures internationales comme Osmany Cienfuegos (10), Jacques Vergès (11) (mort depuis), des personnes de l’ex-Révolte de l’Est (12) et ex-Révolte Active (13); jusqu’à de simples combattants, qui représentent la grande majorité des personnes interviewées.
Quel type d’informations avez-vous découvert ?
Nous avons eu l’opportunité d’approfondir des données sur, par exemple, la fameuse « Opération Singe » (14), sur les légendaires « Ferraz Bomboko » (15), « Pedro Vida » (16), « Kwenha » (17) ou « Samuimbila » (18)… Il y a eu de nombreuses informations qui sont venues enrichir notre histoire et qui méritent d’être étudiées et approfondies.
Comment prépariez-vous les entretiens ?
Le travail que nous réalisons n’est pas académique, avec un chercheur qui a un thème de travail prédéfini et dont les questions ont une relation directe avec ce thème. Dans notre cas, il fallait profiter du récit de vie de chacun des interviewés pour explorer au maximum leur présence lors d’événements prédéfinis par nous comme objets d’investigation. Quand nous avions une connaissance biographique préalable de la personne interviewée, il était plus facile de préparer en avance les questions à poser. Mais la plupart du temps, nous avons interviewé des gens dont nous savions peu de choses. C’est en écoutant leur histoire que nous approfondissions les données qui nous intéressaient.
L’objet final sera un film, une série ? Sera-t-il possible d’accéder à l’ensemble des entretiens ?
L’objet final est, d’un côté, la présentation d’un documentaire basé sur le travail réalisé jusqu’à maintenant. Mais l’objectif est également, et c’est encore plus important, de créer une archive audiovisuelle qui, quand elle sera organisée et avec les installations appropriées, pourra être consultée et utilisée par le publique.
Expliquez-nous mieux la géographie des voyages.
Elle s’est définie en fonction des recherches effectuées, en cherchant à élargir les entretiens à des personnes résidant dans des zones où s’est déroulée la lutte et à obtenir sur le terrain des images de lieux qui ont pu garder des vestiges des événements ou du vécu de certains des acteurs. C’était également l’opportunité de filmer certaines activités culturelles.
C’est ainsi que, en plus de 20 000 km parcourus en voiture en Angola et en Zambie, en passant par des villes et des villages de plus d’une trentaine de districts de onze provinces, nous avons filmé plus de 80 localités historiques, en plus des entretiens.
Quelles informations cherchiez-vous à l’étranger, au niveau des alliés internationaux de la lutte ?
À l’étranger, nous avons cherché en premier lieu à contacter des acteurs de la lutte au niveau des anciennes colonies portugaises (Guinée-Bissau, Cap-Vert et Mozambique) pour approfondir les aspects communs de la lutte, la coordination des activités, le sentiment d’appartenance à une communauté qui, plus tard, serait maintenue. Mais notre préoccupation était aussi de pouvoir filmer des personnes et lieux ayant un lien avec la lutte comme le Ghana, où ont plusieurs Angolais de différentes organisation et où se sont entraînés les premiers guérilleros du mouvement de libération ; ou encore d’autres pays comme le Portugal, Cuba, la France. Dans ces pays, nous avons rencontré plus d’une centaine de personnes et filmé près de 30 lieux historiques.
Quels sont les personnages et histoires qui vous intéressaient le plus ?
C’est difficile à dire, nous avons eu un panel de réactions allant de personnes qui s’ouvraient complètement et ont donné des interviews très intéressantes, jusqu’à d’autres dont on sentait qu’elles étaient nettement en train de fuir les questions. Mais dans leur grande majorité, toutes avaient des histoires qui d’une manière ou d’une autre venaient enrichir les informations déjà existantes.
Vous avez senti que c’était une façon de travailler bien accueillie par la société angolaise, qui avait envie de participer ?
D’une manière très générale, sans aucun doute. J’ai même parfois été étonné, de la part de certaines organisations politiques. J’en profite pour remercier publiquement le soutien important du Général Samuel Chiwale, de l’UNITA, qui a facilité la mise en contact de plusieurs éléments de son organisation et le séjour d’une semaine avec les populations à la source du Lungwebungu (19). Il est évident que nous avons rencontré quelques difficultés, mais beaucoup moins que ce à quoi on s’attendait.
Vous voulez parler des contraintes politiques ?
Des contraintes, il y en a eu et il y en a, mais de manière générale, nous n’avons pas affronté d’obstacles dans la réalisation de notre travail.
Quelles sont les conclusions les plus étonnantes qu’on puisse tirer de cette mosaïque du mouvement nationaliste ?
On verra ça a posteriori, quand seront faites les analyses du contenu des entretiens, quand elles seront confrontées avec d’autres documents, d’autres entretiens, d’autres études. Mais je suis sûr que les chercheurs, étudiants, historiens et autres personnes intéressées trouveront beaucoup de données qui les aideront à tirer des conclusions intéressantes.
D’un point de vue personnel, il a été émouvant de revivre des moments de fort sentiment patriotique, de libération des biens matériels et financiers et, pour beaucoup des interviewés, des liens avec sa propre vie.
Il s’agit d’une période durant laquelle cette « mosaïque nationaliste », avec toutes ses contradictions et différences, mais avec un sens patriotique élevé, a accompli les pas les plus importants de la construction de la nation angolaise et de l’affirmation de son identité.
Comment avez-vous réussi à financer un projet de cette dimension ?
L’Association Tchiweka de Documentation (ATD) a été la productrice et le premier financeur du projet, avec quelques particuliers anonymes, permettant l’achat du premier matériel audiovisuel. Nous avons pris plusieurs contacts à ce moment-là, pour obtenir des fonds, notamment avec Toyota qui nous a fourni deux Land Rover. À partir de la deuxième année de travail (2011), avec les premiers résultats obtenus, nous avons commencé à avoir de nouveaux soutiens, soient financiers soient matériels (crédit téléphonique, transport…) Au niveau institutionnel, le Ministère des Anciens Combattants nous a aidé au niveau des contacts et séjours, à travers les délégations provinciales, et l’Administration Territoriale, à travers les gouverneurs provinciaux, ainsi que les Forces Armées Angolaises pour le transport. Il faut aussi souligner la participation au travail de terrain de Manuel Tomás Francisco, Tchiyna Matos, Romeu Mateus, Arlindo Romero, Luciano Canhanga, Edvaldo António, Hindhyra Mateta, Alexandre Yewa et Aires Walter.
C’est de cette façon que nous avons réussi à concrétiser le projet. Mais c’est surtout la disponibilité et l’ouverture de la majorité des personnes interviewées qu’il faut saluer, ainsi que l’attention avec laquelle nous avons été reçus par les populations des différents villages par lesquels nous sommes passés.

(1) Site Internet du projet : http://www.projectotrilhos.com
(2) MPLA = Mouvement populaire de libération de l’Angola (Movimento Popular de Libertação de Angola). Parti d’Agostinho Neto et José Eduardo dos Santos, d’orientation marxiste, fondé en 1956, qui a lutté pour la libération du pays, pris le pouvoir au moment de l’indépendance en 1975 et affronté le FNLA (cf note 4) et l’UNITA (cf note 5) par la suite, dans une guerre civile de 27 ans durant laquel le parti était soutenu par Cuba.
(3) Cabinda : province du Nord-Littoral d’Angola, enclavée dans le territoire de la République Démocratique du Congo.
(4) FNLA = Front national de libération de l’Angola (Frente Nacional de Libertação de Angola). Parti fondé en 1956 et soutenu durant la guerre civile par la Belgique, les États-Unis et le Zaïre.
(5) UNITA = Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (União Nacional para a Independência Total de Angola). Parti de Jonas Savimbi, fondé en 1966 et soutenu durant la guerre civile par l’Afrique du Sud et les États-Unis.
(6) Pedro Pires : président du Cap-Vert de 2001 à 2011
(7) Aristides Pereira : président du Cap-Vert de 1975 à 1991
(8) Joaquim Chissano : président du Mozambique de 1986 à 2005
(9) Kenneth Kaunda : président de Zambie de 1964 à 1991
(10) Osmany Cienfuegos : politicien cubain
(11) Jacques Vergès : avocat anti-colonialiste français
(12) Révolte de l’Est (« Revolta do Leste » en Portugais) : organisation indépendantiste angolaise, dont le leader était Daniel Chipenda.
(13) Révolte Active (« Revolta Activa » en Portugais) : groupe créé par Mário Pinto de Andrade en 1974, issu d’une scission avec le MPLA.
(14) Opération Singe (« Operação Macaco ») : opération de guérilla lancée par le MPLA en décembre 1964 dans la province du Cabinda, avec l’aide d’instructeurs cubains. Elle s’est soldée par un échec.
(15) Ferraz Bomboko : combattant du MPLA, chef de l’un des trois bataillons partis du Congo Brazzaville en 1966-1967 pour conquérir l’intérieur de l’Angola, avec l’aide des Cubains.
(16) Pedro Vida : combattant de la libération, membre de l’UPA (Union des Populations d’Angola, ancien nom du MPLA, de 1959 à 1961), envoyé depuis Léopoldville (RDC) en 1961, avec Manuel Bernardo Pedro, Pedro Santos Rodrigues, pour démarrer la guerre d’indépendance en Angola.
(17) Kwenha : commandant de la guerre d’indépendance
(18) Samuimbila : commandant de la guerre d’indépendance
(19) Lungwebungu : rivière angolaise
Article publié originalement par Rede Angola [http://www.redeangola.info]
Traduit du Portugais et adapté par Maud de la Chapelle.
Lire sur Buala la version portugaise.///Article N° : 13100

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