à propos des Dieux sont borgnes

Entretien de Sylvie Chalaye avec Nicolas Kurtovitch et Yves Borrini

Nicolas Kurtovitch, poète et nouvelliste calédonien et Yves Borrini, metteur en scène métropolitain installé dans le Var, ont tous deux participé à l’aventure des Dieux sont borgnes en Compagnie de Pierre Gope, un des rares hommes de théâtre kanak.

Pourquoi cette écriture à deux ? Nicolas Kurtovitch : La Nouvelle-Calédonie est multiple. L’idéal aurait peut être été d’écrire à trois en adjoignant un polynésien. Je connais Pierre Gope depuis une dizaine d’années et cela faisait longtemps que nous avions le désir d’écrire ensemble. Les circonstances et les opportunités ont fait que nous avons été invités en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon en 2001 et au lieu d’écrire chacun un texte, nous avons décidé d’écrire ensemble. Cette écriture à deux traduit bien la complexité de la Nouvelle-Calédonie. Chacun a apporté son vécu, et on s’est aperçu que nous avions souvent le même. En Océanie, Cook, c’est l’histoire polynésienne, mais c’est aussi l’histoire des Blancs. Tous les deux, on a vécu cette histoire, certes on n’en a pas la même perception, mais au moment de l’écriture, la complémentarité a joué de manière très efficace. Vous appartenez à des cultures différentes. Comment résoudre la contradiction en écrivant ? Nicolas Kurtovitch : Je suis kaldoche, Pierre Gope est kanak, nous sommes calédoniens. Cette opposition n’est pas pertine...

Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Partager :

Laisser un commentaire