Arembelo

De Senge

Le disque du mois
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« J’en suis convaincu, même loin d’elle, tu ne peux pas l’oublier. » Elle, c’est Madagascar, la Grande Ile. Et ceux qui la chantent ainsi, ce sont les membres du groupe Senge. Cela n’a rien d’un hasard, car en malgache, senge signifie fierté. Mais Senge, c’est aussi le surnom de Sengomana qui en 1996 fonda ce petit ensemble polyphonique issu de l’Androy, région aride et épineuse de l’extrême sud de l’île et dont les habitants, les Androy, subissent encore les préjugés et l’incompréhension réservés aux peuples en voie de disparition.
C’est en s’inspirant du beko, un style de polyphonies vocales sacrées chanté en particulier lors des funérailles, que le trio a décidé de revendiquer son appartenance à ce coin du monde. Accompagnées d’une légère instrumentation à base de percussions (katsa et langoro) et de guitare traditionnelle, les voix font parfois penser aux célèbres chœurs des chants d’Afrique du sud. Elles célèbrent la mémoire de personnes disparues, évoquent les rites qui là-bas rythme les différentes périodes de la vie et raconte des histoires avec cette mélodie toute poétique propre à la langue malgache.

Arembelo, de Senge (Cobalt/mélodie)///Article N° : 735

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