entretien d’Olivier Barlet avec Sonia Zembourou

Actrice dans Le Silence de la Forêt

Cannes, mai 2003
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Vous n’êtes pas pygmée vous-même : est-il difficile de rentrer dans la peau d’un peuple marqué par une différence importante et rejeté de tous ?
C’était un peu difficile, surtout parce que c’était la première fois que je tourne dans un film. Je n’aurais jamais pensé que j’aurais un jour incarné ce type de personnage.
Comment avez-vous été choisie ?
Parce que je suis comédienne de théâtre. Sans être attachée à une troupe de théâtre en particulier, je fais des tournées sur des spectacles. Après avoir fait du théâtre amateur, j’ai joué avec une troupe de marionnettes, Kaska, puis avec le Kozozo Théâtre de Bangui qui travaillait à un spectacle masqué de comédia del arte qui a tourné et est allé jusqu’en Avignon. J’ai aussi essayé de monter une compagnie de femmes mais ça n’a pas marché car il n’est pas simple de faire du théâtre en tant que femme à Bangui et que notre expérience était différente. Elles auraient voulu que ça marche tout de suite et n’étaient pas prêtes à travailler suffisamment. Pour le film, la rencontre s’est faite à l’Alliance française avec les producteurs. Le casting a regroupé un certain nombre de gens et j’ai été choisie.
Votre expérience théâtrale a-t-elle beaucoup joué ?
Oui, car j’étais habituée à travailler avec un metteur en scène et à écouter les consignes !
Quelle était la plus grosse difficulté durant le tournage ?
Ne pas regarder la caméra de face. J’ai fait rater des scènes à cause de ça ! C’est différent du théâtre.
Comment cela s’est-il passé avec Eriq Ebouaney ?
Trop bien ! Je n’ai pas eu du mal avec lui !
On ne tombe pas amoureux de lui dans la vie comme dans le film ?
(rires) Non, on ne mélange pas le film et la vie !

///Article N° : 2913

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