Événements

Déplaçons nous!
Dans le cadre de la manifestation Afrique en Yvelines Un mois de présence artistique africaine au Collectif 12 à Mantes la Jolie.

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Projet artistique dirigé par Catherine Boskowitz, Frédéric Fachéna et Kouam Tawa soutenue par le Conseil Général des Yvelines


Déplaçons nous!
Du 1er au 25 novembre 2007, une équipe d’artistes résidant en France – comédiens, vidéastes, créateurs sonores, scènographes, techniciens – recrutée par le Collectif 12 travaillera sous la direction de 3 metteurs en scène Dovie Kendo (Cameroun) Kocou Yemadjé (Bénin) Clauvice N’Goubili (République du Congo).
Ils mettront en chantier trois textes théâtraux d’auteurs contemporains vivant sur le continent africain: Qui va juger Freeman ? d’Emeri Nodjeep Tchemdjo (Cameroun) Pourquoi est un tourment d’Ines Bebey (Cameroun) L’ombre et la vanité de Benoît Kongbo (Centrafrique) Le plasticien Hervé Yamguen (Cameroun) sera en résidence au Collectif 12 dans le même temps. Il travaillera sur une série de dessins et présentera une publication.
Le 11 novembre, la compagnie Lutherie Urbaine présentera sa nouvelle création Sharp Sharp ! Le 17 novembre 2007, en partenariat avec la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines, nous organiserons au Collectif 12 La Nuit de la Poésie, entièrement dédiée à la Poésie Africaine.
Les 23, 24 et 25 novembre, le Festival présentera alternativement des mises en espace théâtrales menées par les trois metteurs en scène, des projections de films, des oeuvres plastiques réalisées en résidence, une rencontre/débat entre artistes et professionnels de la culture.

Déplaçons-nous! est pour nous l’occasion d’approfondir les liens qui nous unissent avec certains de ces artistes et de partager ainsi notre relation à la création artistique.
Parce que nos publics nous y incitent, parce que nos amis de là-bas, si loin, et pourtant si proches, créent des réponses à l’état du monde, il nous semble primordial d’organiser une plate-forme avec eux où, des temps de résidences ou d’ateliers auront lieu en direction des publics de Mantes.
Ces différents temps culmineront lors d’une nuit de la poésie et d’une manifestation pluridisciplinaire, un festival de trois jours, qui nous réunira fin novembre 2007 avec des mises en espace, des performances, des chantiers, des films et des débats.
Cette mixité culturelle, cette bipolarité, de fait, nous travaillent tous déjà, grâce au développement des moyens de communication qui nous rapprochent, à notre plus grande mobilité géographique, au cosmopolitisme d’une ville comme Mantes, qui nous fait nous côtoyer ou nous mélanger.
Le Festival qui clôturera la manifestation, permettra aux artistes et au public de se croiser à leur tour et d’échanger autour des œuvres qui seront présentées et des questions comme : Quel est le sens de l’échange artistique sud/nord aujourd’hui?
Résidences du 1er au 25 novembre 2007 La manifestation est conçue en collaboration avec Kouam Tawa, auteur dramatique et animateur de la Compagnie Feugham de Bafoussam au Cameroun.
Suite à un appel à textes lancé à un corpus de jeunes auteurs du continent africain sélectionnés par Kouam Tawa, trois textes ont été choisis: Qui va juger Freeman? d’Emeri Nodjeep Tchemdjo (Cameroun) Pourquoi est un tourment d’Ines Bebey (Cameroun) L’ombre et la vanité de Benoît Kongbo (Centrafrique) par les metteurs en scène, en résidence au Collectif 12 : Dovie Kendo Plongée depuis son enfance dans le monde du théâtre avec une mère comédienne, Dovie Kendo, jeune camerounaise de 34 ans à la fois comédienne, conteuse, danseuse, chanteuse et metteure en scène fait partie de ces artistes aux talents multiples, pour qui le mélange des arts sert tant la création que l’imagination. Depuis 1988, elle a joué dans une vingtaine de pièces au coté de nombreuses compagnies de Douala. Héroïne de plusieurs séries télévisées au Cameroun, ses prestations lui valent actuellement d’être considérée comme personnage public dans son pays.
Metteure en scène, elle crée entre 2000 et 2003 « Les petites histoires » de Roland Fichet et « La querelle des épouses » de Wakeu Fogaing.
Kocou Yemadjé Du théâtre africain, Kocou Yemadjé metteur en scène béninois âgé de 33 ans, a une certaine connaissance. Son adaptation et la mise en scène de « Procès de l’oreille rouge » à partir de « L’Afrique a parlé » de M’Baye Gana Kébé et « Peau noire et masque blanc » de Frantz Fanon au centre culturel français de Yaoundé au Cameroun est un des exemples de partenariat que Kocou Ymadjé aime réaliser entre des structures du Bénin et celles d’autres pays. Aussi, le théâtre Kocou créé par lui en 1997, collabore de façon régulière avec les compagnies Tohouinou du Bénin, Arène Théâtre du Niger et Afrodizart du Cameroun.
Comédien, il a participé à de nombreuses pièces et longs métrages tel que « Voyage à Ouaga » du réalisateur congolais Camille Mouyéké.
Jean Clauvice Ngoubili Comédien conteur et metteur en scène congolais, il créé en 2000 à Brazzaville l’Atelier Bobatu et le premier festival de conte. A l’origine de plusieurs mises en scène comme « La femme infidèle » de Letembe Ambili et dernièrement, « Vermeer beau bleu » de Dominique Wittorski et « Artemisia vulgaris » de Marine Bachelot, il joue à deux reprises sous la direction de Pierre Claver Mabalia avec la compagnie Bivelas.


Trois semaines de travail commun entre les metteurs en scène et l’équipe d’artistes dont 10 comédiens aboutiront à la réalisation de formes diverses, présentées au Collectif 12 dans le cadre du Festival du vendredi 23 au samedi 24 novembre.
Dans le même temps, Hervé Yamguen, plasticien, photographe, scénographe et poète camerounais, travaillera sur un projet pictural autour des notions de métamorphose et d’hybridation, entre homme et animal, ville et nature, ici et « là-bas ». Il sera invité à proposer des interventions sur des murs de la ville, dans des lieux publics et sur les murs du Collectif 12. Le résultat de ce travail (dessins mais aussi textes) fera l’objet d’une publication. Cette publication sera présentée pendant la manifestation.
Pendant ces résidences, l’ensemble des artistes mèneront des ateliers, des lectures dans différents lieux de la ville et de l’agglomération mantaise.
Kouam Tawa proposera deux causeries à la manière de celles qu’il organise à la Bibliothèque municipale de Bafoussam, au Cameroun. Il s’agit de partir d’un texte ou d’une pensée pour aborder à travers la question du vivre ensemble les interrogations des participants aux prises avec un quotidien où les barrières n’arrêtent pas de s’ériger, et susciter une discussion sur le mode de la palabre africaine où l’on donne du temps à la parole et de l’espace aux idées.
L’une des causeries se déroulera dans le quartier des écrivains au Val Fourré et l’autre au centre ville, au musée Duhamel.
Des salons vidéo autour de cinéma africain seront proposés pendant tout le mois de novembre dans l’enceinte du Collectif 12. Sharp Sharp! Dimanche 11 novembre 2007
Après le spectacle « Liboma Minghi » présenté à Blues sur Seine en 2006, la compagnie Lutherie Urbaine et son initiateur Jean-Louis Mechali reviennent avec un travail d’étape de leur prochaine création artistique, Sharp, Sharp!.
Rencontres pluridisciplinaires et résidences croisées entre la région Ile-de-France et la Province du Gauteng en Afrique du Sud, ce projet, qui en sud-africain signifie « c’est d’accord, c’est cool », mêle l’ensemble instrumental de Lutherie Urbaine et la danse Pantsula tout droit venue des townships.
Dans la continuité du travail mené l’année dernière, les jeunes du Centre de Vie sociale les Ecrivains de Mantes-la-Jolie participent à ce projet original et riche en partage. Entourés des Urbs et des artistes sud-africains comme le brillant chorégraphe Moeketsi Koena et le bassiste Carlo Mombelli, ils suivent ateliers de pratique musicale et de danse. Une première étape haute en couleurs pleine de rythmes et de générosité pour ce spectacle au nom qui donne le ton.
Jean-Louis Mechali: compositions musicales Moeketsi Koena: chorégraphie, danse Braka, Mathias Desmier, Patrick Gigon, Carlo Mombelli, Arnaud Sacase : Urbs musiciens et Tino, danseur Avec les jeunes du Centre de Vie sociale les Ecrivains de Mantes-la-Jolie Instrumentarium à partir de matériaux et d’objets de récupération: Benoît Poulain Avec le soutien du Conseil Général des Yvelines, de la SNCF, de la ville de Mantes-la-Jolie et de la Réussite éducative.
Lutherie Urbaine bénéficie des soutiens du Conseil régional d’Ile-de-France, du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, de la DRAC Ile-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication et de la ville de Bagnolet. Le projet « Sharp, Sharp! » est soutenu par le Conseil régional d’Ile-de-France, l’Institut français en Afrique du Sud et l’Alliance française de Pretoria.

La Nuit De La Poesie Africaine

Samedi 17 novembre 2007
Pour cette nuit, Kouam Tawa proposera une anthologie de la poésie africaine d’expression française. Cette anthologie sera mise en voix par les comédiens et fera un tour d’horizon de cette poésie francophone depuis le mouvement de la négritude jusqu’à l’universalisme d’aujourd’hui.
La présentation de cette anthologie sonore qui donnera à entendre la diversité, la pertinence et la puissance de quelques voix d’Afrique, de Léopold Sédar Senghor du Sénégal à Véronique Tadjo de Côte d’Ivoire, sera prolongée par la lecture que les poètes invités feront de quelques-uns de leurs textes, suivie d’un débat sur la nécessité du poème aujourd’hui.
Les poètes invités : Nimrod (Tchad), Mahamoud N’Saidie (Comores), Abdoul War (Mauritanie), Gabriel Okoundji (Congo – Brazzaville), Eugène Ebodé (Cameroun), Maxime Ndébeka (Congo – Brazzaville), Léopold Congo Mbemba (Congo-Brazzaville) et Tanella Boni (Côte d’Ivoire).
Dans le cadre de cette soirée placée sous la présidence de Tanella Boni, le 4ème Prix PoésYvelines sera remis par Pierre Bédier, Président du Conseil Général des Yvelines et Roland Nadaus, conseiller général des Yvelines, président du jury PoésYvelines à Michèle Lewige, veuve de l’auteur Lewige pour le recueil Temps vénéneux.


Le Festival

23, 24 et 25 novembre 2007
Trois jours de festival, alternant lectures, formes courtes et performances dirigées par les metteurs en scène résidents, films de fiction, rencontres et débats.

Vendredi 23 novembre
18h Ouverture du Festival autour d’un apéritif
18h30 Qui va juger Freeman? d’Emeri Nodjeep Tchemdjo
metteur en scène : Jean Clauvice N’Goubili
19h30 L’ombre et la vanité de Benoît Kongbo
metteur en scène : Kocou Gbenakpon Yemadjé
20h30 Repas
21h30 Pourquoi est un tourment d’Ines Bebey
metteure en scène : Dovie Kendo

Samedi 24 novembre
14h Pourquoi est un tourment d’Ines Bebey
metteure en scène : Dovie Kendo
15h L’ombre et la vanité de Benoît Kongbo
metteur en scène : Kocou Gbenakpon Yemadjé 16h Goûter
17h Qui va juger Freeman? d’Emeri Nodjeep Tchemdjo
metteur en scène : Jean Clauvice N’Goubili
18h Les larmes du ciel d’août d’Aristide Tarnadga
metteure en scène : Eva Doumbia
19h Repas
21h30 Soirée Débat
Quel artiste africain peut venir ici aujourd’hui? Quel est le sens de l’échange artistique sud/nord aujourd’hui? L’artiste permettrait-il d’aborder de manière transversale les questions de l’étranger, de l’identité nationale, de la liberté de circulation?

Dimanche 25 novembre
12h30 Rencontre avec Hervé Yamguen autour de ses dessins et de leur publication.
Buffet
14h Hommage à Ousmane Sembene
Projection du film Le camp de Thiaroye

La Rencontre-Débat

Samedi 24 Novembre 2007
Si le sens du mot création est plus que jamais un espoir, c’est bien que doivent s’inventer de nouvelles manières de faire qui répondent ou résistent aux évolutions et aux mouvements de la société mondiale.
Ainsi depuis neuf ans, nous, Collectif 12, avons multiplié les initiatives innovantes en termes de production, de collaboration, de soutien, de programmation, avec des équipes, des structures ou des personnes de différentes régions du monde.
Par nos voyages, par nos rencontres, par nos collaborations, nous savons combien, malgré les difficiles conditions matérielles, les pressions politiques et économiques permanentes, nombre d’artistes en Afrique continuent de créer … Pouvons-nous aujourd’hui travailler ensemble ? 1ère table ronde Quel artiste africain peut venir ici aujourd’hui? 2ème table ronde Quel est le sens de l’échange artistique sud/nord aujourd’hui ? 3ème table ronde L’artiste permettrait-il d’aborder de manière transversale les questions de l’étranger, de l’identité nationale, de la liberté de circulation?

Un collectif d’artistes Le Collectif 12, implanté depuis juin 1998 à Mantes-la-Jolie réunit des artistes professionnels des arts de la scène, de l’image et du son, ainsi que des arts plastiques. Constitué à l’origine de douze personnes, le collectif s’ouvre régulièrement à d’autres artistes, équipes ou compagnies de France et de l’étranger.
L’équipe permanente du Collectif 12 est actuellement composée de metteurs en scène, comédiens, chorégraphes, danseurs, photographes, plasticiens, scénographes, vidéastes, chanteurs, d’un directeur technique, d’une administratrice, d’une chargée de production, d’une chargée des relations avec les publics, d’une médiatrice culturelle et d’une secrétaire-comptable et de trois codirecteurs: Catherine Boskowitz, Frédéric Fachéna, Philippe Chateau. En proposant des créations où se mêlent les disciplines entre elles, mais aussi des spectacles propres à chacune d’elles, le Collectif 12 affirme une pluralité de formes et de démarches artistiques qui se complètent et s’accompagnent : des spectacles, des installations, des concerts, des expositions, des films… Ces réalisations ont évidemment pour vocation d’aller au-devant des publics de Mantes-la-Jolie et, pour la plupart, de tourner en France et à l’étranger.
Des échanges avec l’étranger Liban, Syrie, Jordanie, Égypte, Turquie, Congo, Cameroun, Madagascar, Australie Plusieurs artistes du Collectif 12 travaillent régulièrement à l’étranger avec des équipes et des structures qui ont, elles-mêmes, une démarche d’échange et de recherche et qui, elles-aussi, se confrontent aux questions de la création in situ.
Le Collectif 12 accueille, sous diverses formes de résidences, des équipes et des artistes étrangers venus pour créer – ou développer leur travail – à la FRICHE A. MALRAUX. Ces résidences aboutissent pour la plupart, à des productions artistiques présentées au public. Ici comme là-bas, ces productions sont vues, critiquées, publiées… C’est aussi à travers la rencontre avec des artistes de différents pays que le Collectif 12 pense la création et la mise en relation avec les publics de Mantes-la-Jolie. Il s’agit pour tous de réfléchir et d’inventer de nouvelles modalités d’échange et de circulation entre les oeuvres produites, ceux qui les font, là où elles se fabriquent, les lieux qui les accueillent et les publics qui les reçoivent. Ces productions artistiques issues des résidences peuvent être en langue étrangère ou en français.
Un lieu : La Friche A Malraux Chaque année, depuis six ans, lors de rendez vous réguliers avec le public, le Collectif 12 propose plusieurs réalisations artistiques, certaines pluridisciplinaires et d’autres uni-disciplinaires dans la FRICHE A. MALRAUX, lieu de création artistique, ancienne entreprise de bâtiment aujourd’hui transformée en salle de spectacle.
Depuis son implantation en 1998, le Collectif 12 s’est organisé pour y mettre en place un fonctionnement qui prenne en compte et gère la diversité des actions menées par l’équipe : *Répétitions *Spectacles *Expositions *Installations *Diffusion de films documentaires *Rencontres, débats et colloques entre artistes, entre artistes et publics…
*Résidences d’équipes artistiques françaises et étrangères *Stages d’initiation aux arts de la scène, à l’audiovisuel et aux arts plastiques *Ateliers
Le Collectif 12 est en convention avec la Ville de Mantes-la-Jolie et avec le Ministère de la Culture (DRAC Ile de France), la Région Ile de France, le Conseil général des Yvelines et la Communauté d’agglomération de Mantes en Yvelines.