Événements

Festival international de films Diasporas, Cultures et Citoyennetés 2011
3ème édition (1ère édition à montréal). Thème: « Afro descendance, Cultures et Citoyennetés »

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FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS – DIAPORAS, CULTURES ET CITOYENNETÉS
1e édition à Montréal – 28 février-2 mars 2011
« Afro descendance, Cultures et Citoyennetés »

LIEU / VENUES
Cinéma ONF – Pavillons Hubert Aquin et Judith Jasmin, UQAM

Pour la toute première fois, les inconditionnels de sociologie, d’anthropologie et de politique auront des journées de cinéma occupées du 28 février au 2 mars prochains. Et pour cause ! Le Festival international de films Diasporas, Cultures et Citoyennetés se tiendra à Montréal, au Cinéma ONF et aux Pavillons Hubert-Aquin et Judith Jasmin de l’UQAM.

Cet événement, célébrant déjà sa troisième édition à Québec, fait son entrée dans le paysage des festivals montréalais, et met en lumière des travaux de recherche sur les esclavages, leurs héritages et leurs résurgences contemporaines.

Ces notions de sciences humaines étant souvent perçues comme confinées aux institutions académiques, le festival a comme objectif de déconstruire et démystifier ces barrières en proposant une série de films accessibles à tous et touchant différents thèmes reliés à l’Afrique et sa diaspora.

Les films programmés lors de ce festival novateur ont tous été produits par des chercheurs qui ont dédiés plusieurs années de leur vie à l’étude et à la compréhension de dynamiques qui font de notre monde, un lieu complexe et fascinant par sa diversité et sa profondeur.

Cet événement est également l’occasion de saluer l’engagement de ces chercheurs, cinéastes, témoins historiques, de faire valoir leurs travaux de recherche, de les présenter au public montréalais, d’y apporter un nouvel éclairage, et d’en favoriser la dimension internationale.

Utiliser l’art comme outil de connaissance, c’est poser des images et des sons sur des sujets complexes, en vue d’en faciliter l’acceptation et de favoriser ainsi la circulation de l’information.

Programme des projections
2011 ayant été décrétée année des personnes d’ascendance africaine par l’ONU, la première édition montréalaise aura pour thème spécifique Diasporas, Cultures et Citoyennetés.

Plusieurs pays seront représentés dont le Brésil, Haïti, Cuba, l’Iran, l’île de la Réunion, la France, la Somalie, parmi cette sélection de 18 films qui abordent des problématiques réelles et contemporaines, mais trop souvent assimilées au passé et oubliées.

Lundi 28 février 2011 – 10h-21h – Salle des Boiseries (UQAM), Pavillon Judith-Jasmin (405, Ste-Catherine Est – local J-2805)
En vue de donner le « tempo » de l’événement et d’ouvrir le festival, une série de projections débutera dès 10h30, rassemblant plusieurs aspects de l’esclavage de part et d’autre du continent africain. Un petit-déjeuner de bienvenue sera offert aux invités, et le café sera servi par Noula, une coopérative solidaire auprès des producteurs de café haïtiens oeuvrant pour des nouveaux modèles de développement en Haïti.

Projections :
Afro-Iranian Lives, de Behnaz Mirzai (Iran, 2008, 46 min.)
Ibiri, tu es notre voix, de Nilma Teixeira Accioli (Brésil, 2008, 16 min.)
Jongos, Calangos e Follias. Musicà Negra, Memoria e Poesia, de Hebe Mattos (Brésil, 2007, 49 min.)
À la suite des évènements survenus en Haïti en janvier 2010 et tel un réel devoir de mémoire, le festival se lèvera en l’honneur des victimes du séisme au cours de cette journée spéciale dédiée à la perle des Antilles.
Ainsi, le public montréalais aura l’opportunité de visionner des oeuvres produites par le CIDIHCA et d’autres chercheurs, et d’échanger en présence des invités.
Ces oeuvres seront présentées à la salle des Boiseries de l’UQAM.

Programmation
Les Marrons de l’alphabet, de Dimitri Médard (Canada, 2010, 52 min.)
Jacques Roumain : la passion d’un pays, de Arnold Antonin (Haïti, 2008, 85 min.)
Tiga, de Arnold Antonin (Haïti, 2010, 52 min.)
Saint-Jacques Ogou – Mythe et réalité, de Jean-François Chalut (Canada, 2009, 28 min.)
El Maestro Issa et son orchestre, de Frantz Voltaire (Canada, 2009, 52 min.)
Capitaines de l’espérance, de Lise Gantheret (Canada, 2010, 52 min.)
Cet événement spécial sera également l’occasion de discuter de la situation actuelle en Haïti, tout en revenant sur l’histoire du pays grâce à des travaux de qualité et présentés dans le cadre de la table ronde « Quelle reconstruction pour Haïti ? ».
Port-Au-Prince, ma ville, de Rigoberto Lopez (Haïti, 2000, 57 min.)
En présence de Frantz Voltaire (Directeur du CIDIHCA), Lise Gantheret (Réalisatrice du film Capitaines de l’espérance), Marjorie Villefranche (Directrice de la Maison d’Haïti), Franklin Midy (Professeur de Sociologie à l’UQAM, spécialiste de la question du vaudou), Gérald Alexis (spécialiste des arts haïtiens), Chalmers Larose (Politicologue, Ph.D, et Chercheur associé à la CRIEC).

Mardi 1er mars 2011 – 17h00-18h45 – Cinéma ONF (1564, St-Denis)
Le festival soulignera la condition de la diaspora Africaine en présentant un volet sur l’esclavage des peuples africains, leurs voyages forcés de part et d’autre de la planète, et leurs influences
culturelles et artistiques.

Programmation
State the Rhythm, de Alexandrine Boudreault-Fournier (Canada, 2003, 48 min.)
Ces mémoires-là, de Sudel Fuma (Ile de la Réunion, 2005, 26 min.)
A Hidden Guarantee : Identity and Gule Wakulu Between Mozambique and Somalia, de Francesca Declic (Italie, Afrique, 2008, 18 min.)

Mercredi 2 mars 2011 – 17h00-18h45 – Cinéma ONF (1564, St-Denis)
À l’heure où le Brésil confirme peu à peu son ascension dans le palmarès des 5 nations les plus puissantes au monde, il profitera d’une visibilité tout aussi importante lors du festival. L’essence métissée et mouvante du Brésil sera ainsi soulignée par plusieurs films et débats.

Programmation
Axe Dignidad !, de Francine Saillant et Pedro Simonard (Canada, Brésil, 2009, 51 min.)
Cê me dà Licença: Capitao Julinho e o Congado de Fagunde, de Sebastio Rios (Brésil, 2008, 52 min.)

Événements spéciaux – Tables rondes
De manière à ce que les enjeux soulevés dans les oeuvres présentées soient clairement interprétés, le public montréalais aura l’opportunité d’échanger avec des invités de marque, sur une base interactive au cours des tables rondes et périodes de questions-réponses.
Donner la parole à ces scientifiques, anthropologues, recherchistes et réalisateurs, en vue de mieux exposer leurs recherches, tel est l’esprit de ce festival. Ainsi, des tables rondes et colloques quotidiens prendront le relais des projections et permettront à tous d’interagir, de discuter, et de favoriser une analyse approfondie des questions soulevées dans les films.

Programmation
Lundi 28 février 2011 – 19h-21h – Salle des Boiseries (UQAM), Pavillon Judith-Jasmin (405, Ste-Catherine Est – local J-2805)
« Quelle reconstruction pour Haïti ? »

Projection du film Port-Au-Prince, ma ville, de Rigoberto Lopez (Haïti, 2000, 57 min.)
En présence de Frantz Voltaire (Directeur du CIDIHCA), Lise Gantheret (Réalisatrice du film Capitaines de l’espérance), Marjorie Villefranche (Directrice de la Maison d’Haïti), Franklin Midy (Professeur de Sociologie à l’UQAM, spécialiste de la question du vaudou), Gérald Alexis (spécialiste des arts haïtiens), Chalmers Larose (Politicologue, Ph.D, et Chercheur associé à la CRIEC).

Mardi 1er mars 2011 – 19h30-21h30 – UQAM, Salle A-2885, Pavillon Hubert-Aquin (400, Ste- Catherine Est)
« Les courants historiques de l’esclavage »

Projection du film The African Slave Trades across the Indian Ocean, de Richard Rein et Diane Seligsohn (Afrique, 2008, 26 minutes)
En présence de Aziz Fall (Politicologue international, ancien coordonateur du réseau québécois contre l’Apartheid, Fondateur du GRILA – Groupe de Recherche et d’Initiative pour la Libération de
l’Afrique), Gwyn Campbell (Professeur à la Chaire de Recherche du Canada en Histoire Mondiale de l’Océan Indien et Directeur du Centre Mondial de l’Océan Indien de l’Université McGill), Dulce Maria Cruz Herrera (Chercheure associée la Chaire de Recherche en Immigration, Ethnicité et Citoyenneté – CRIEC), Facile Tesfaye (Doctorant à l’Indian Ocean World Centre, département d’Histoire de l’Université McGill),

Mercredi 2 mars 2011 – 19h30-21h30 – UQAM, Salle A-2860, Pavillon Hubert-Aquin (400, Ste-Catherine Est)
« L’art comme outil d’intervention et d’insertion »

Projection des films Buscapé, un espace pour tous, de Francine Saillant (Brésil, Québec, 2007, 28 min.) et Versos e Cacetes, de Matthias Rohrig et Hebe Mattos (Brésil, 2007, 37 min.)
En présence de Francine Saillant (Réalisatrice du film Buscapé, un espace pour tous et Directrice du CÉLAT à l’Université Laval de Québec), Glaucia Coelho (Étudiante en doctorat, planification urbaine, participation et construction de l’enfance, cultures hybrides, affiliée au Centre d’Études et de Recherche sur le Brésil de l’UQAM – CERB), Raphaelle Proulx (Post-doctorante à l’INRS Urbanisation, Culture, Société), Luciana Braga (Photographe sociale et artistique, psychologue graduée de Pontifícia Universidade Católica de São Paulo (PUC-SP)), Tania Faustino da Costa (Chercheure étudiante en maîtrise affiliée au Groupe de Recherche sur les Imaginaires Politiques en Amérique Latine de l’UQAM, GRIPAL).

Partenaires et collaborateurs
Le Festival international de films Diasporas, Cultures et Citoyennetés est présenté par le CIDIHCA (Centre International de Documentation et d’Information Haïtienne, Caribéenne et Afro Canadienne) et le CÉLAT (Centre Interuniversitaire d’Études sur les Lettres, les Arts et les Traditions); avec le soutien du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique – France), des Réseaux de recherche canadien « Esclavage, mémoire et Citoyenneté », européen EURESCL « Slave Trade, Slavery, Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities », du CIRESC (Centre international de recherches sur les esclavages acteurs, systèmes, représentations), et en collaboration avec le Cinéma ONF, le Mois de l’Histoire des Noirs, l’ODA (Observatoire des Amériques, UQAM), le CRIEC (Chaire de Recherche en Immigration, Ethnicité et Citoyenneté, UQAM), le CERB (Centre d’Études et de Recherches sur le Brésil, UQAM), le GRIPAL (Groupe de Recherche sur les Imaginaires Politiques en Amérique Latine, UQAM)., la Maison d’Haïti, Ethnopolis, Noula Coopérative, l’Université McGill, le GRILA (Groupe de Recherche et d’Initiative pour la Libération de l’Afrique).

Admission
Sans frais, contribution volontaire (5$ suggéré)

Informations festival
Alexandrine Boudreault-Fournier, Programmatrice
Tél. : (514) 544-6012
Courriel : alexbf25@yahoo.com

Terence Wissler, Coordonnateur des événements, CIDIHCA
Tél. : (514) 842-7127 poste 223
Courriel : terence.wissler@gmail.com

Liste des films de cette première édition :
African Slave Trades across the Indian Ocean (The) (Richard Rein et Diane Seligsohn, Afrique, 2008, 26 minutes), raconte l’histoire du commerce des esclaves dans l’Océan Indien, un parcours de la traite des esclaves plus méconnue du public que les commerces transatlantiques « traditionnels ».
Afro-Iranian Lives (Behnaz Mirzai, Iran, 2008, 46 min.), explore l’histoire de la traite des esclaves africains et de leurs traditions culturelles en Iran, en focalisant sur leurs activités socioéconomiques, performances et rituels en milieux rural et urbain de quatre provinces iraniennes.
Axé Dignidade ! (Francine Saillant et Pedro Simonard, Brésil, Québec, 2009, 51 min.), montre le travail social et religieux réalisé par une « mère de Saint » de la famille Ala Koro Wo dans un contexte de luttes pour les droits des Afro-Brésiliens.
Buscapé, un espace pour tous (Francine Saillant, Brésil, Québec, 2007, 28 min.), fait l’éloge d’une forme d’intervention spécifique d’une ONG de Salvador (Brésil) liant deux groupes sociaux:
enfants en situation de risque social et personnes handicapées.
Capitaines de l’espérance (Lise Gantheret, Haïti, Québec, 2010, 52 min.), mêlant littérature et cinéma direct, la réalisatrice s’adresse au poète haïtien Jacques Roumain sous forme d’une cinélettre et convoque son livre « Les Gouverneurs de la rosée » pour donner la parole aux paysans et évoquer un projet exceptionnel de développement durable.
Cê me dà Licença: Capitao Julinho e o Congado de Fagunde (Sebastio Rios, Brésil, 2008, 52 min.), présente la figure et le travail du capitaine Jùlio Antônio Filho, adepte des anciennes traditions afro-brésiliennes de Notre Seigneur du Rosaire, et dont la musique et les chants sont d’une rare beauté.
Ces mémoires-là (Sudel Fuma, Ile de la Réunion, 2005, 26 min.), expose le passé de l’Ile de la Réunion au moyen des souvenirs d’un de ses habitants, descendant d’une famille d’esclaves amenés de Madagascar.
El Maestro Issa et son orchestre (Frantz Voltaire, Haïti, Québec, 2009, 52 min.), livre la vie du saxophoniste Issa el Saieh, musicien haïtien de parents palestiniens, adepte du jazz vaudou ayant
révolutionné la musique des Caraïbes.
Hidden Guarantee : Identity and Gule Wakulu Between Mozambique and Somalia (A) (Francesca Declic, Italie, Afrique, 2008, 18 min.), assimile la zone de l’Océan Indien à un couloir culturel et commercial où circulaient les hommes et les marchandises.
Ibiri, tu es notre voix (Nilma Teixeira Accioli, Brésil, 2008, 16 min.), nous raconte la vie de six soeurs, descendantes d’esclaves et originaires de la région de São Pedro de Aldeia, violemment expulsées de chez elles et réfugiées dans la forêt.
Jacques Roumain : la passion d’un pays (Arnold Antonin, Haïti, 2008, 85 min.), nous fait découvrir l’oeuvre et la vie tourmentée de l’un des écrivains les plus connus d’Haïti, illustre intellectuel, et l’un de ses plus célèbres hommes politiques.
Jongos, Calangos e Follias. Musicà Negra, Memoria e Poesia (Hebe Mattos, Brésil, 2007, 49 min.), permet d’entreprendre un réel dialogue entre la mémoire et l’historie de la dernière génération d’Africains arrivés à Rio de Janeiro dans la première moitié du 19e siècle.
Marrons de l’alphabet (Les) (Dimitri Médard, Haïti, 2010, 52 min.), nous montre de manière optimiste un peuple qui, malgré l’absence de ressources et la faim, cherche à se battre, à sortir de l’asphyxie et qui trouve encore la force de rêver.
Port-Au-Prince, ma ville (Rigoberto Lopez, Haïti, 2000, 57 min.), présente la capitale haïtienne comme une ville assiégée, victime de surpopulation, de dégradation écologique et d’un manque d’infrastructures urbaines.
Saint-Jacques Ogou – Mythe et réalité (Jean-François Chalut, Haïti, Québec, 2009, 28 min.), dépeint l’importance du vaudou et le pèlerinage annuel à la Plaine du Nord en Haïti, connu pour son « bassin Saint-Jacques » théâtre d’un rituel en l’honneur d’Ogou.
State the Rhythm (Alexandrine Boudreault-Fournier, Cuba, Québec, 2003, 48 min.), souligne la présence de groupes culturels haïtiens de Santiago, de Cuba, et de Guantánamo, faisant vivre les traditions et croyances de leurs ancêtres immigrés à Cuba au début des années 1900.
Tiga (Arnold Antonin, Haïti, 2010, 52 min.), dresse le portrait de cet artiste engagé, visionnaire et protéiforme, grâce à qui nous découvrons une autre Haïti où, du chaos apprivoisé, surgit la beauté.
Versos e Cacetes (Matthias Rohrig et Hebe Mattos, Brésil, 2007, 37 min.) documente le jeu de bâtons dont sont adeptes les descendants des esclaves, et son insertion dans la culture Afrobrésilienne dans la vallée de Paraiba.