Fiche Personne
Réalisateur/trice Producteur/trice Professeur Scénariste Directeur/trice Président/e

Arnold Antonin

Haïti

Français

Né à Port au Prince (Haïti) le 3 décembre 1942.

En plus d’être cinéaste, Arnold Antonin est aussi professeur d’université, organisateur de débats, directeur d’un centre culturel. Il est Président de l’Association des Cinéastes Haïtiens.

Considéré comme l’un des pionniers du documentaire en Haïti, Arnold Antonin est un intellectuel et activiste reconnu. L’engagement politique de ses films l’a conduit à l’exil entre 1973 et 1986. Depuis son retour dans son pays natal, il a réalisé 17 documentaires et quelques spots éducatifs pour la télévision haïtienne. En 2002, il se tourne vers la fiction avec la réalisation de son premier long métrage Piwouli et le Zenglendo. Son 2e long métrage de fiction est sorti en 2006 : Le président a-t-il le Sida ? (qui a eu deux prix au FESPACO 2007, OUAGADOUGOU, Burkina Faso).

Homme de carrières diverses, Arnold Antonin est connu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays pour son engagement tant à la chose sociale, politique que culturelle. En effet, après avoir été membre de jury de plusieurs des plus prestigieux festivals internationaux de cinéma du Tiers Monde (La Havane, Namur, Ouagadougou) il a été honoré pour l’ensemble de son oeuvre et pour son documentaire Courage de Femmes dans le cadre de la remise du Prix Djibril Diop Mambety, au Festival International de Cinéma de Cannes en 2002.

Cependant, l’oeuvre qui l’a consacré est Ayiti, men chimen Libète, un documentaire long métrage qui a été projeté à travers le monde dans le cadre des multiples campagnes de mobilisation contre la dictature des Duvalier. M. Antonin est l’un des rares cinéastes haïtiens à avoir travaillé sur support film.

Militant du socialisme démocratique, en 1986, il retourne au pays après de nombreuses années d’exil et entre dans l’arène politique en proposant une modernisation des organisations et des pratiques. Il fonde le Centre Pétion Bolivar, un centre culturel et de débats politiques. Il organise le Forum libre du jeudi, espace pluraliste de rencontres et de débats. Il enseigne à l’École Nationale des Arts et à la Faculté des Sciences Humaines.

En 1988, il commence à travailler sur support vidéo et réalise une vingtaine de films documentaires et un long métrage de fiction Piwouli et le zenglendo.

Après ce qui devient déjà une longue carrière, on peut parler des caractéristiques d’une oeuvre et peut-être d’une esthétique propre à cette oeuvre. Quelles sont ces caractéristiques ? Pourquoi ce choix persistant du documentaire ? Qu’a signifié le passage du film à la vidéo ? Pourquoi cette obsession du social même dans les films sur l’art ? Quelle est la relation entre art et politique chez Arnold Antonin ?

1942 : Naissance à Port-au-Prince Haiti
1970 : Obtient un doctorat en Economie et Commerce à l’Université de Rome
1973 : Réalise son premier film : Duvalier accusé (Les Duvalier sur le banc des accusés), un court métrage noir et blanc de 25 mn, en 16 mm.
1974 : Réalise Ayiti, men chimen libète (Haiti le chemin de la liberté), film qui fera le tour du monde dans le cadre de la mobilisation contre la dictature des Duvalier. Ce long métrage de 120 minutes est en noir et blanc. Il a été tourné en 16 mm. Film soutenu par la célèbre revue Les Cahiers du Cinéma, il lança le cinéma haïtian sur un plan international, il est considéré comme un film culte (projeté au Festival du Film Haitien, Paris, 2001);
1975: Les Duvalier condamnés (The Duvaliers condemned), moyen métrage, 40mins, 16mm, N&B;
1975: Art na f el répression en Haiti (Art naïf et répression à Haîti), moyen métrage, couleur;
1980 : Son film Un tonton macoute peut-il être poète ? (l6mm, 40mn, couleur) obtient le prix du meilleur court métrage du Vénézuela.
1981: Le droit à la parole (The right to speak), moyen métrage, 20 mm, l6mm, couleur.
1982 : Ecrit et publie le livre Matériel pour une préhistoire du cinéma haïtien.
1983 : Obtient une maîtrise en Droit économique et international à l’Université Centrale du Vénézuela pendant qu’il y enseigne.
1986 : Fonde et dirige le Centre Pétion Bolivar et devient l’un des défenseurs des droits humains et l’un des hommes politiques les plus en vue d’Haïti.
1987 : Débute Forum Libre du jeudi, espace pluraliste de rencontres et de débats.
1988 : Commence à travailler en vidéo et réalise un documentaire 20 ans de travail avec les pauvres.
1992 : Se retire publiquement de la scène politique en présentant une explication autocritique, fait surprenant en Haiti.
1996: La troisiéme guerre mondiale a déjá eu lieu (The third world war has already taken place), video, short film on Port-au-Prince.
2001: Piwouli et le zenglendo. Based on a satirical play by Gary Victor.
2001 : Après son film A nayif nan peyi kout baton qui obtint en 1976 le prix spécial du jury au festival du film francophone, il réalise son premier documentaire sur des artistes haïtiens avec Tiga : Haïti, rêve, possession, création, folie. Oeuvre de 52 minutes tournée en vidéo, ce film a été diffusé par RFO et dans la section vidéo du Festival du cinéma Caraïbes de St.Barth. Suivront Cédor, Albert Mangonès, André Pierre.
2002 : Honoré au Festival de Cannes pour l’ensemble de son oeuvre et pour son documentaire Courage de femmes, dans le cadre du Prix Djibril Diop Mambety.
2004 : GNB contre Attila ou Un autre Haiti est meilleure (GNB against Attila, or Another Haiti is better), long métrage sur la révolte étudiante pour la démocracie en Haiti.
2007 : Au FESPACO 2007 (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de OUAGADOUGOU, Burkina Faso, 24 février-03 mars 2007), il présente son long métrage de fiction Le président a-t-il le Sida ?. Pour ce film, il décroche le Prix Paul Robeson dans la section « Compétition long métrage de la diaspora africaine » ; prix d’une valeur de 2 millions Francs CFA (environ 3.000 euros) + 1 trophée. Le comité national burkinabè de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (IST) lui décerne aussi un Prix spécial d’une valeur de 2.000.000 de francs CFA (environ 3.000 euros) plus un trophée, « pour l’actualité et le caractère dramatique de son film ». Prix remis par Gabriel M. Dosseh-Anyron, ministre togolais de la culture.
2009 : Au FESPACO 2009 (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de OUAGADOUGOU, Burkina Faso), son film « Jacques Roumain, la passion d’un pays » obtient le Prix Paul Robeson dans la section « Compétition long métrage de la diaspora africaine ».
2011 : Pour la 3ème fois consécutive, il remporte Prix Paul Robeson (FESPACO, Burkina Faso), pour son film « Les Amours d’un Zombi ». Une Première dans l’historie de ce festival.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnold_Antonin.
Les Cinéastes Haïtiens.
www.cinelatinoamericano.cult.cu/texto.aspx?cod=5017.
Africiné.

English

Arnold Antonin, born in Port-au-Prince, Haïti in 1942, is a movie director and a university professor who also heads a cultural center. He is President of the Association of Haitian Movie Directors, and has produced and directed more than twenty documentaries and two films, « Piwouli » (Piwouli and the Zenglendo) and « Does The President Have AIDS (Le président a-t-il le SIDA?) » starring Jimmy Jean-Louis, who plays The Haitian in the hit TV series « Heroes ». « Jacques Roumain: la Passion d’un Pays », won the Paul Robeson Prize at the 21st Pan-African Festival of film and television in Ouagadougou (Fespaco) in 2009.
From 1999, he worked with the team from the Centre Pétion-Bolivar, including Oldy Auguste (camera and editing) and Mathieu Painvier, production assistant, in the production of a series of documentaries, portraits of poor Haitian female workers, and works on the small personal art galleries of emblematic figures of Haitian art such as Tiga, Cédor, Albert Mangonés, André Pierre, Patrick Vilaire, Marithou, and Préfete Duffaut.

FILMOGRAPHY
1973: The Duvaliers on the bench of the accused (Les Duvalier sur le banc des accusés), 1973, 25 mm, black and white
1974: Haiti the road to freedom (Haiti le chemin de la liberté), 1974, full length film, 120 mm, black and white). This film, sponsored by the well-known journal Les Cahiers du Cinéma, launched Haitian cinema on the international level and is still regarded as a cult film (it was shown at the Haitian Film Festival in Paris, 2001);
1975: The Duvaliers condemned (Les Duvalier condamnés), medium length film, 40mn, 16mm, black and white;
1975: Art na f el répression en Haiti (Naive art and repression in Haiti), medium length film, color;
1980: Un tonton macoute peut-il étre un poète? (Can a Tonton Macoute be a poet?), medium length film, l6mm, 40mn, color;
1981: Le droit à la parole (The right to speak), medium length film, 20 mm, l6mm, color.
1996: La troisiéme guerre mondiale a déjá eu lieu (The third world war has already taken place), video, short film on Port-au-Prince.
2001: Piwouli et le zenglendo. Based on a satirical play by Gary Victor.
2004: GNB contre Attila ou Un autre Haiti est meilleure (GNB against Attila, or another Haiti is better), full-length film on the student-led fight for democracy in Haiti.
2007: Le Président a-t-il le Sida? (Does the president have AIDS?), won the Paul Robeson Prize for best African diasporic film and the special prize of the Committee for the Fight Against Aids in Burkina Faso at the Pan-African Film and Television, FESPACO.
2009 : « Jacques Roumain, la passion d’un pays » Won Paul Robeson Award (FESPACO.
2011 : « Les Amours d’un Zombi ». Won Paul Robeson Award (FESPACO), for the third consecutive time.
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