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AFRIKAMERA 2015

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La région des Grands Lacs plus précisément le Rwanda, le Burundi et le RDC sont tristement connus par les problèmes identitaires et politiques qui demeurent incessantes depuis leur indépendance. Confrontés à cette situation instable, les artistes, la jeune génération post guerre de réalisateurs et de producteurs demeurent inconnus et incapables de créer leur propre image. Cette crise perpétuelle attenue les images postcoloniales vues de l ́occident sur cette région de l ́Afrique.



Pour sa huitième édition, le festival AFRIKAMERA – CINÉMA CONTEMPORAIN D’AFRIQUE, organisée par l’association toucouleur e.V., met l’accent sur une sélection de longs et courts métrages, documentaires sur la région autour du Lac Kivu.



La période post génocide considérée comme celle de la reconstruction, a vu un apport important de l ́image. Elle fait partie de la reconstruction, ou plutôt de la construction de la société. C ́est aussi le langage de la jeune génération, grandi avec la révolution numérique qui l ́utilise pour vouloir comprendre, témoigner, assumer le génocide et pardonner, et les problèmes politiques qui ont bouleversé cette région de l ́Afrique.



Le cinéma devient ainsi pour cette jeune génération une prise de conscience de la réalisation de leur propre image, leur identité et la sauvegarde et la transmission de leur mémoire.



Cette motivation a permis l ́émergence d ́un groupe de réalisateurs comme Eric Kabera, Joel Karekezi, Kivu Ruhorahoza au Rwanda, Joseph Ndayisenga, Justine Bitagoye au Burundi, et Dieudo Hamadi et Frank Mweze à la République Démocratique du Congo.



Ce foisonnement a entrainé la création des festivals comme vitrines de présentation de leurs œuvres comme le FESTICAB (Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi), le Rwanda International Filmfestival (RFF) et le FESTBUK (RDC). Ces festivals loin d ́être seulement des espaces de diffusion, deviennent aussi des occasions de rencontres artistiques entre les créateurs de la région, du continent, de l ́Occident.



AFRIKAMERA 2015 – LES GRANDS LACS – est aussi un laboratoire d ́échange d ́expérience et de formation sur la gestion des festivals et la production cinématographique entre l ́Allemagne et la région des Grands Lacs.



L’équipe d’AFRIKAMERA était en septembre 2015 hôte du KWETU FILM INSTITUTE à Kigali pour une série d’ateliers. Les producteurs, réalisateurs et directeurs de festivals du Rwanda, du Burundi et de la RDC seront a Berlin lors de AFRIKAMERA 2015. Les ateliers à Berlin sont centrés sur la transmission des connaissances dans le domaine de la production cinématographique.



AFRIKAMERA 2015 – LES GRANDS LACS ainsi relie l’échange et la transmission des connaissances avec des présentations de films et jette un pont direct entre l’Allemagne et la région des Grands Lacs.



Le festival s ́ouvre avec L ́OEIL DU CYCLONE, la première berlinoise du dernier film de Sekou Traoré (Burkina Faso/France). Le film basé sur une pièce de théâtre parle d’une avocate idéaliste (Mouna N’Diaye) qui prend en charge la défense d’un présumé chef des rebelles (Fargass Assandé). Elle thématise la folie quotidienne qui n’en plus donne occasion à la région des Grands Lacs de se calmer: le troc de diamants contre des armes, l’engagement d’enfants soldats contre la population civile sans défense, l’implication de représentants gouvernementaux dans des affaires sales avec des chefs de guerre. Les personnages principaux du film ont été honorés au FESPACO de cette année avec des prix d’interprétation. En présence du réalisateur.



Dans CONGO IN FOUR ACTS (RDC/Afrique du Sud 2010 l 11.11.) trois jeunes cinéastes congolais tracent une image complexe de leur patrie. Dieudo Hamadi et Divita Wa Lusala poursuivent dans Zero Tolerance un groupe d’adolescents qui est arrêté après une attaque contre une femme et livré aux autorités. Dans Ladies in Waiting Hamadi parle de jeunes mères qui doivent lutter pour leur liberté. Dans Symphony Kinshasa Kiripi Katembo Siku prend à revers l’infrastructure épuisée de la capitale congolaise. Dans After the Mine, il se penche sur les différentes perspectives des conséquences de la transaction sur les richesses minières des sociétés du pays.



100 DAYS (Rwanda/GB 2001, 11.11.) de Nick Hughes est le premier long métrage rwandais qui aborde le génocide des Tutsis dans l’année 1994. La jeune Josette perd son frère pendant les massacres et se cache dans une église qui est censée être protégé par des troupes de l’ONU. Elle dépend de la protection du prêtre local qui cependant exige un prix élevé. Le producteur du film désigné aux Oscars et directeur du Kwetu Film Institute à Kigali, Eric Kabera, sera présent lors de la projection.



Dans L’HOMME QUI RÉPARE LES FEMMES (RDC/Belgique 2015, 11.11.) Thierry Michel dépeint l’activité du gynécologue congolais Dr. Mukwege distingué par le Prix Sakharov qui se bat afin de redonner une dignité aux milliers de victimes de viol dans la guerre du Congo. Le festival présente le film en tant que première allemande.



Le documentaire THE SPRINGBOARD de Joseph Ndayisenga (Burundi 2014 l 12.11.) raconte l’histoire d’une équipe de football d’enfants des rues burundaises, qui est invité à la Coupe du Monde des enfants des rues au Brésil. Les enfants font tout leur possible pour réaliser leur rêve.



En coopération avec des festivals sélectionnés de la région AFRICAN SHORTS -THE GREAT LAKES (12.11.) présente une sélection de courts métrages récents de la région.



Les directeurs du FESTICAB (Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi), du Rwanda International Filmfestival (RFF) ainsi que du FESTBUK (RDC) seront présents pour la présentation.



Le documentaire L’AFRIQUE EN MORCEAUX, LA TRAGÉDIE DES GRANDS LACS (Égypte/France/GB 2002 l 12.11.) de Jihan El Tahri et Peter Chappell traite des séquelles géopolitiques du génocide de 1994 au Rwanda. Les coups stratégiques de la politique régionale de cette époque sont racontés et le dessous de la guerre du Congo qui persiste jusqu’à présent illuminé dans de nombreux et rares interviews avec les hommes d’États de la région.



I MASHOKA de Jean-Marie Ndihokubwayo et Pascal Capitolin (Burundi 2014 l 13.11.) se passe dans le futur. 2058 – un pays africain inconnu est en crise depuis plus de 40 ans, l’eau est contaminée, rien ne peut être récolté ou consommé. La société est menacée par la division définitive.



Le coréalisateur Pascal Capitolin sera présent pour la première allemande du film.



À Koudougou, la troisième ville du Burkina Faso, une usine de textile se délabre lentement. Faso Fani a été fermée en 2001. Le documentaire de Michel K. Zongos



LA SIRÈNE DU FASO FANI (Burkina Faso/France/Allemagne/Qatar 2015 I 13.11.) est un hommage à la résistance africaine et une déclaration de guerre à la folie de la mondialisation et à la politique destructrice du FMI. En présence du réalisateur.



PELERINAGES (WORK IN PROGRESS) (Rwanda) de Kivu Ruhorahoza est une autoréflexion impressionnante sur l’existence en tant qu’ « artiste africain ». Le narrateur à la première personne obtient à travers sa carrière cinématographique l’occasion de découvrir les coins les plus reculés du monde – mais en route il s’empare de plus en plus de sentiments de doute et de solitude. Première allemande en présence du réalisateur.



AFRICA UNITED de Debs Gardner-Paterson (Rwanda/GB 2011) raconte l’histoire du rêve de trois enfants rwandais de participer à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud. En route pour Johannesburg ils montent dans le mauvais bus, qui au lieu de cela les fait vivre un voyage aventureux en RDC…



Première berlinoise.



Aussi le documentaire CONGO, UN MEDECIN POUR SAUVER LES FEMMES (RDC/Sénégal 2014) traite de l’activité du médecin congolais Denis Mukwege.



En plus du médecin ce sont principalement ses patients qui prennent la parole. Première allemande en présence de la réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang.



Avant-projection: M’BOTE de Tshoper Kamambi (RDC 2013).



Le Kenyan Jim Chuchu est l’un des activistes queer les plus profilés du continent et membre de The Nest. Pour STORIES OF OUR LIVES (Kenya 2014) des membres du collectif artistique multidisciplinaire sillonnent le Kenya et recueillent des histoires de jeunes LGBTI qui racontent de leurs expériences et leur vie quotidienne dans le pays encore très dominé par l’homophobie. D’interviews anonymes innombrables ils ont créé cinq scénarios de courts métrages qui fournissent un aperçu de la situation actuelle et des problèmes de jeunes marginalisés sexuellement.



Avec THINGS OF THE AIMLESS WANDERER (Rwanda/GB 2015) AFRIKAMERA a une deuxième première allemande de Kivu Ruhorahoza dans le programme. Lorsque les premiers colons visitaient l’Afrique orientale ils étaient appelés par la population bantoue indigène „Wazungu ». Un tel „Wazungu »rencontre dans le film une fille de la région qui disparait dans des circonstances mystérieuses. En présence du réalisateur.



Dans le programme spécial LAUGH IS POSSIBLE IN AFRICAN CINEMA (15.11.) le festival présente une sélection des plus drôles courts métrages africains de ces dernières années – dont PEAU DE COLLE de Kaouther Ben Hania (Tunisie/France 2013) qui au Leiden International Short Film Experience a été décerné par le prix du public.



UNE REVOLUTION AFRICAINE. LES DIX JOURS QUI ONT FAIT CHUTER BLAISE COMPAORÉ de Boubacar Sangaré et Gidéon Vink (Burkina Faso 2015) témoigne la chute du régime autoritaire de Blaise Compaoré par le pouvoir de la rue après 27 ans de domination sans partage au Burkina Faso. Le documentaire retrace les événements dramatiques en Octobre 2014 et donne la parole aux organisateurs et acteurs des protestations.



Le festival se clôture par RUN (Côte-d’Ivoire/France 2014) de Philippe Lacôte. Un jeune homme a tué le ministre-président de son pays. Simulant un handicap mental, il est en fuite, de ses poursuivants et de lui-même et ses rêves et souvenirs. RUN est désigné comme meilleur film en langue étrangère aux Oscars 2016. Le directeur sera présent lors de la projection.

English

The Greater Lakes region of Central Africa is on these shores mostly known for the bloody conflicts in Burundi, Eastern Congo and Rwanda.  Less for its emerging film scene, that grapples intensively with the past and the societal complexity of today.



The eighth edition of AFRIKAMERA – CURRENT AFRICAN CINEMA,, organised by the charitable cultural society toucouleur e.V., presents a selection of feature and short films from and about the region, centered around Lake Kivu.



Influenced by the peace process after the genocide on Tutsis and moderate Hutus in 1994, Rwanda and Burund saw the emergence of a multitude of private initiatives from private television and film producers.



For a young generation of directors, movies have become the central medium for remembrance, witnessing, understanding and forgiving in the context of the societal quarrels that have torn the Greater Lakes region, and still does so.



Directors, such as Eric Kabera, Joel Karekezi and Kivu Ruhorahoza in Rwanda, Guy Karema and Justine Bitagoye in Burundi, and Dieudo Hamadi, Franck Mweze, Sylvain Mitima in D.R. Congo represent this approach with their films. Some of the main protagonists from the emerging film scene in the region will attend AFRIKAMERA.



As will representatives from the relevant festivals in the Greater Lakes region, such as FESTICAB (Le Festival International de Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi), Rwanda International Film Festival (RFF), as well as FESTBUK (D.R. Congo). Albeit still budding, these festivals have already become indispensable as platforms where young film makers of the region present their work. And not the least are they important venues for interaction and networking between directors, producers and distributors.



Likewise AFRIKAMERA 2015 – THE GREAT LAKES does not limit itself to showing films from this region, but is as always a project for mutual knowledge transfer – concerning festival organisation (curation, festival management, production, marketing and PR) as well as film production.



The AFRIKAMERA team attended thus already in September 2015 a series of workshops as guests at the KWETU FILM INSTITUTE in Kigali, and during AFRIKAMERA a return visit from festival makers, directors and producers from Rwanda, Burundi and the Democratic Republic of the Congo takes place. At the centre of the workshops in Berlin is hence the transfer of knowledge within film production



AFRIKAMERA 2015 – THE GREAT LAKES thus combines exchange and knowledge transfer with film presentations and thereby connects Germany and the Greater Lakes region. More information about the workshops and the qualification program can shortly be found here.



The festival opens with L’OEIL DU CYCLONE, the Berlin premiere of the latest film by Sekou Traoré (Burkina Faso/France 2015 I 10.11. & 15.11.). Its captivating images are a chamber play based on a theatrical piece about an idealistic lawyer (Mouna N’Diaye), who takes over the defence of an alleged rebel leader (Fargass Assandé). Theme is the every day insanity, that also grants the Greater Lakes region no respite: barter deals with diamonds for weapons, the use of child soldiers against a defenceless civil population, the entanglement of government representatives in dirty deals with warlords. The leading actors were given the acting prizes at this year’s FESPACO. The Director will be attending.



In CONGO IN FOUR ACTS (DR Congo/South Africa  2010 I 11.11.) three young Congolese film makers draw a complex picture of their homeland. In Zero Tolerance Dieudo Hamadi and Divita Wa Lusala follow a group of youths, who get arrested and handed over to the authorities after attacking a woman. In Ladies in Waiting Hamadi tells a story about young mothers, who have to fight for their freedom. With Symphony Kinshasa Kiripi Katembo Siku takes on the ailing infrastructure of the Congolese capital. in After the Mine he takes different perspectives on the consequences of the trade with natural resources for the country’s society.



100 DAYS (Rwanda/GB 2001, 11.11.) by Nick Hughes is the first Rwandan produced feature film that thematises the genocide on the Tutsis in 1994. Young Josette loses her brother in the massacres and hides in a church, allegedly protected by UN forces. She thus relies on the local priest’s protection, he exacts a high price, though. The film’s producer and director of the Kwetu Film Institute in Kigali, Eric Kabera, will attend the screening.



In L’HOMME QUI REPARE LES FEMMES (DR Congo/Belgium 2015, 11.11.) Thierry Michel portaits the work of Congolese gynecologist Dr. Mukwege, Sakharov Prize laureate, who fights to give thousands of rape victims from the Congolese war a life in dignity. The festival presents the movie as Germany premiere.



THE SPRINGBOARD, a documentary by Joseph Ndayisenga (Burundi 2014 I 12.11.), tells the story of a football team, consisting of Burundian street children, that are invited to the Street Child World Cup  in Brazil. The kids do anything to make their dream come true.



AFRICAN SHORTS – THE GREAT LAKES (12.11.) presents a selection of current short films from the region in cooperation with selected film festivals.



Representatives for FESTICAB (Le Festival International de Cinèma et de Audivisuel Burundi), Rwanda International Film Festival (RFF) and FESTBUK (DR Congo) will attend the screening.



The documentary L’AFRIQUE EN MORCEAUX, LA TRAGEDIE DES GRANDS LACS (Egypt/France/GB 2002 I 12.11.) by Jihan El Tahri and Peter Chappell looks at the geoplitical long-term effects of the 1994 Rwanda genocide. In numerous and rare interviews with the statesmen of the region the strategic chess moves of the regional politics of the day are retold and light is shed on the background for the ongoing Congolese war.



I MASHOKA by Jean-Marie Ndihokubwayo and Pascal Capitolin (Burundi 2014 I 13.11.) is set in the future. 2058, an unknown African country has stuck in crisis for more than 40 years. The water is polluted, nothing can be harvested or consumed. Society is threatened by the definite division.



Co-director Pascal Capitolin will attend the Germany premiere of the movie.



In Koudougou, Burkina Faso’s third largest city, a textile factory is in decay. Fasi Fani was shut down in 2001. Michel K. Zongo’s documentary, LA SIRÈNE DU FASO FANI (Burkina Faso/France/Germany/Qatar 2015 I 13.11.) is a homage to the African resistance and fighting spirit towards the madness of globalisation and the destructive politics of the IMF. The director will be attending.



Kivu Ruhorahoza’s PÈLERINAGES (Rwanda 2015 I 13.11.) is an impressive self reflexion over the existence as « African artist ». The first-person narrator is through his film career given the possibility of getting to know the most remote corners of the world – along the way, though, he’s increasingly overwhelmed by doubts and loneliness. Germany premiere, attended by the director.



AFRICA UNITED by Debs Gardner-Paterson (Rwanda/GB 2011 I 14.11.)  tells the story of three Rwandan kids who dream of taking part in the opening ceremony at the football World Cup in South Africa. En route to Johannesburg they board the wrong bus, and instead it takes them on an adventurous journey to DR Congo. Germany premiere.



The documentary CONGO, UN MEDECIN POUR SAUVER LES FEMMES (DR Congo/Senegal 2014 I 14.11.) is also focused on the work of Congolese doctor Denis Mukwege. Beside the physician his patients are here first and foremost given a voice.. Germany premiere, attended by Senegalese director Angèle Diabang.



Supporting film: M’BOTE by Tshoper Karambi (DR Congo 2013)



Kenian Jim Chuchu is one of the best know queer activists on the continent, and a member of « The Nest ». To make STORIES OF OUR LIVES (Kenya 2014 I 14.11.) the members of the multi disciplinary arts collective travel through Kenya and collect stories from young LGBTIs, who tell about their experiences and every day in the still very homophobic country. Out of the myriad of stories they develop five screenplays for short films, that give an overview of the current situation and problems of the sexually marginalised youngsters.



With THINGS OF THE AIMLESS WANDERER (Rwanda/GB 2015) AFRIKAMERA screens a second Germany premiere by Kivu Ruhorahoza. As the first colonialists visited Eastern Africa, the indigenous Bantu population named them « Wazungu ».  In the movie a such « Wazungu » meets a native girl, who disappears under mysterious circumstances. The director will be attending.



With the special program LAUGH IS POSSIBLE IN AFRICAN CINEMA (15.11.) the festival presents a selection of the funniest African short films from the last years – amongst others PEAU DE COLLE by Kaouther Ben Hania (Tunesia/France 2013), who received the audience prize at Leiden International Short Film Experience.



UNE REVOLUTION AFRICAINE. LES DIX JOURS QUI ONT FAIT CHUTER BLAISE COMPAORÉ by Boubacar Sangaré and Gidéon Vink (Burkina Faso 2015) documents the toppling of the authoritarian regime of Blaise Compaoré after 27 years of undivided rule of Burkina Faso, created by the powers of the street.  The documentary draws a picture of the dramatic events of October 2014 an lends an ear to the organisers and partakers of the protests.



The festival closes with RUN (Ivory Coast/France 2014) by Philippe Lacôte. A young man has killed the prime minister of his country. Faking a mental handicap he is on the run, from his pursuers and from him self and his dreams and memories. The director will attend the screening.