Festivals d’été : le tour de France en musiques du monde

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Plus besoin d’aller par-delà les océans, les musiques du monde viennent à nous, d’Angoulême à Nantes en passant par Paris…

Angoulême sous les tropiques
Le 9 juin, le festival Musiques métisses d’Angoulême lance sa 25e édition. Une pléthore de stars est au rendez-vous. Il pleut, mais cela n’empêche pas le public de venir en masse. Il passe ainsi de la découverte des cuisines du monde aux objet d’art africains, en passant par toutes sortes de littératures exotiques et aux musiques. Sous le grand chapiteau, Wendo Kolosoy fait son entrée sur la scène. Il n’a rien perdu de sa verve, sa rumba est toujours aussi entraînante. Le Super Rail Band de Bamako est l’attraction de la soirée, le public découvre. Chaque musicien est un leader potentiel. Les artistes, chacun à leur tour, font des démonstrations, l’ambiance monte. Youssou N’dour est reçu par un tonnerre d’applaudissements. Il tire son répertoire de Joko, son nouvel album : mi-mbalax, mi-pop. Malgré les 900 km qu’il vient d’effectuer, l’artiste donne une prestation qui lui vaut de nombreux rappels du public. Le lendemain, le groupe guadeloupéen Kan’nida fait sonner son Gwo Ka, suivi du guitariste malien Mama Sissoko. Les jambes se dégourdissent, certains jeunes montent sur scène. Le grand chapiteau accueille les femmes : la Camerounaise Anne-Marie N’zié met le feu avec son bikutsi, la Malienne Rokia Traoré séduit grâce à sa voix, Cheikha Rimitti surprend par son énergie, les Sud-africaines Mahotella Queens se donnent à fond. Le soleil fait son apparition le dimanche 12, comme pour rappeler le thème du soir, nuit tropicale, avec le guitariste guyanais Chris Combette, l’Ougandais Geoffrey Oryema, le Malgache Regis Gizavo et le Brésilien Lenine. Quelle chaleur ! Jusqu’au dernier jour, le public découvre ainsi les artistes : Zotto Boys, Ballake Sissoko, Danyel Waro, Granmoun Lele, Firmin Viri, Jaojoby, Seba, Faadah Kawtal.
Nantes lusophone
Pour sa seconde édition (du 4 au 8 juillet), le festival Musiques sur l’Ile (anciennement Festival d’été de Nantes) plante désormais son décor sur l’ancien site du port, le long de la Loire. Il propose une ambiance plutôt lusophone : Angola, Cap-Vert, Brésil, Portugal. Le soleil est au rendez-vous. Le ciel, d’un bleu azuréen invite à la découverte des cultures : Capoeira, Caipirinhia, punch, expositions des photographies de Salgado (Brésil) et de Michel Baulot (France), stands artisanaux, voyages culinaires, jeux de société, et musiques le soir. Honneur au Brésil qui fête le 500ème anniversaire de sa découverte : Le chant de Joao Bosco est porté par les vagues de la Loire, le public se laisse aller au rythme de la samba. Téofilo Chantre, qui remplace valablement les frères Kalafa injustement retenus en Angola, cède la scène à sa mère spirituelle Césaria Evora sous le son d’une morna à donner le frisson aux 5000 personnes venues l’applaudir. Le Brésilien Lénine apporte une  » confusion  » tempérée par le fado de la jeune Portugaise Cristina Branco. C’est au Capverdien Tito Paris que revient l’honneur de clôturer le festival sous la joie des spectateurs.
Paris latino
Retour à Paris, ville cosmopolite, latine pour l’occasion. Le festival Paris Latino s’est installé au Bataclan. Un mois durant (du 22 juin au 27 juillet), l’endroit devient le passage obligé des stars venus de Cuba, du Brésil, de Porto Rico, de Venezuela et de la Caraïbe. Et c’est à Monica Passos de donner la gamme. L’absence du public donne une ambiance intimiste. Les spectateurs répondent présent au passage de Patrick Saint-Eloi, en redemandent lors du tour de chant d’Oscar D’Leon. Los Van Van enflamme la salle qui se transforme en boite de nuit. Alors que Ruben Blades s’installe à l’Olympia, Daniela Mercury affiche complet. Aï Caramba ! On reprend le souffle avec Marcio Faraco pour repartir dans une ultime soirée sous le son du trombone de Jimmy Bosch juste débarqué de New York, soutenu par Azukita. Sacrées soirées !

///Article N° : 1476

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