Financement de la culture au Cameroun : soutien aux actions, absence d’infrastructures

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Quand il s’agit du financement de la culture, les décideurs locaux et les organismes de la coopération concentrent leurs interventions sur la création, la diffusion et le patrimoine. Mais comment envisager la valorisation du potentiel culturel camerounais en occultant les obstacles qui jalonnent le terrain : manque d’instituts de formation, infrastructures inexistantes, organisation et réglementation boiteuses ?

Au pays de Manu Dibango, la moindre petite réalisation dans le secteur culturel résulte d’un effort considérable et nécessite beaucoup de passion, de persévérance et d’inventivité – des atouts tout aussi indispensables que le talent et la créativité pour surmonter tous les obstacles qui jalonnent le terrain culturel : l’absence d’infrastructures, de matériel, de compétences et même, dans certains domaines, de public. Il faut certainement un peu de folie pour faire face à l’énorme taxe douanière et beaucoup d’expérience pour pouvoir distinguer le bon grain de l’ivraie dans ce fourre-tout que l’absence d’organisation et de réglementation a fait du secteur culturel. Au Cameroun, l’activité culturelle se développe souvent dans l’informel, faute de moyens mais surtout de volonté politique.
La vitalité qu’on reconnaît à la création artistique camerounaise tient en effet en grande partie au dynamisme et à l’obstination des artistes et des opérateurs culturels. C’est grâce à ces qualités que l’art et la culture camerounaise arrivent encore à conserver un peu de leur authenticité face aux cultures occidentales qui ont envahi les médias. Mais il faut plus aux acteurs culturels camerounais pour sortir l’art et la culture de la ghettoïsation qui les caractérisent aujourd’hui.
Formation des artistes, formation des publics
C’est aux pouvoirs publics qu’il reviendrait de créer ou d’encourager la création d’instituts de formation qui permettraient de former artistes, techniciens, animateurs culturels, administrateurs etc. Cette professionnalisation permettrait à son tour de développer la production en qualité et en quantité et de rentabiliser autant que possible la créativité artistique. Si l’on met de côté l’intéressant projet du comédien Daniel Ndo portant sur la création d’un centre de formation artistique, projet qui a malheureusement tourné court après une année scolaire, faute de moyens, rien n’a été fait dans ce domaine au Cameroun. Conséquence immédiate : tous les acteurs du secteur culturel ou presque sont autodidactes. Les vocations d’artistes et d’opérateurs culturels naissent de rencontres. Heureux celui qui trouve un maître disposé à lui donner un peu de son temps et à lui prêter son instrument ou sa documentation. Or  » on ne devient pas peintre en regardant le coucher du soleil, mais en contemplant, en étudiant les toiles des grands maîtres « . En général, le maître se contente de guider l’initiation et le milieu se charge de façonner le débutant selon ses prédispositions et les personnes qu’il va côtoyer tout au long de sa carrière.
Certains observateurs pensent à juste titre que le débat sur la formation devrait aller au-delà de la création de compétence. Selon eux, si l’enseignement de l’art avait été introduit dans les programmes scolaires comme l’ont toujours suggéré les artistes et les hommes de culture, il aurait été un facteur important dans la création des publics, comme c’est le cas pour le sport et le foot en particulier. On est certainement beaucoup plus proche de ce qu’on comprend ou que l’on a appris à comprendre même si on n’en fait pas une profession. Aujourd’hui, à l’exception de la musique, rendue populaire grâce à son rôle quasi indispensable dans le remplissage des grilles de programme des médias audiovisuels, on en est encore à parler de création de public. En effet, que ce soit pour les arts plastiques, la danse, le théâtre et même le cinéma, lorsqu’il s’agit de production locale ou africaine, les artistes et les opérateurs doivent intégrer l’éducation des populations à l’appréciation d’une oeuvre artistique.
Infrastructures inexistantes et taxes à tout va
Absence de structures de formation, de public mais aussi d’infrastructures… Quarante années après les indépendances, l’investissement public dans l’aménagement des lieux culturels s’est limité à la transformation de l’ancien palais présidentiel en Musée national et à l’aménagement de deux Centres culturels camerounais à Yaoundé et à Douala. Si le très récent Musée national est encore à la recherche d’un conservateur, les deux Centres culturels aménagés au milieu des années 1970 ne disposent plus du moindre équipement. Il est assez surréaliste de constater qu’au pays de Ferdinand Léopold Oyono, Mongo Beti, Calixte Beyala, Were Were Liking, Richard Bona, et bien d’autres monstres sacrés de l’art africain originaire du Cameroun, l’artiste ne dispose pas d’un coin aménagé par les pouvoirs publics pour lire, créer, se produire, exposer, se rencontrer, échanger et se faire connaître.
Les seules bibliothèques sérieuses sont celles des centres culturels étrangers. Il en va de même pour ce qui a trait aux arts du spectacle : salles de spectacles adaptées, matériel de sonorisation et d’éclairage professionnel, techniciens de spectacle etc. Impossible pour une compagnie artistique d’obtenir quoi que ce soit dans ce domaine sans passer par les Centres culturels français, les Alliances françaises et l’Institut Goethe. En dehors de ces lieux de diffusion, les organisateurs de spectacle peuvent disposer des salles de cinéma qui au Cameroun accueillent la plupart des concerts. Disposer d’une de ces salles suppose aussi régler les problèmes d’éclairage et de sonorisation car ces lieux n’en disposent pas. L’opération serait moins coûteuse et donc plus régulière si le gouvernement avait voulu encourager l’acquisition des équipements destinés à la production culturelle par une réduction des taxes douanières qui, actuellement, doublent les prix de revient au moindre petit instrument de musique.
Les magasins de musique sont aujourd’hui réduits à vendre un petit matériel sans intérêt pour les compagnies professionnelles alors que de nombreux musiciens rêvent d’une bonne guitare, d’une batterie complète, d’un synthétiseur professionnel, d’un petit matériel de sonorisation pour les répétitions. Ne peuvent se les offrir que ceux qui ont le bonheur de faire une tournée en Europe, seule façon de franchir l’obstacle que représente la taxe douanière. Au-delà des artistes, la taxe douanière telle qu’elle est appliquée sur les équipements et certaines matières premières de la production culturelle pénalise tout le secteur culturel. Il est en effet paradoxal que ce secteur, ignoré des pouvoirs publics et néanmoins en quête d’une reconnaissance auprès du public, propose à ce dernier des produits qui lui sont inaccessibles parce qu’il faut intégrer dans ce coût celui des taxes qui lui sont imposées.
En effet, il n’y a pas que la taxe douanière. Les organisateurs de manifestations culturelles doivent également s’acquitter de la fameuse taxe municipale, soit 10 % des recettes brutes réalisées. Un vide juridique, dû à la dissolution de la Société civile nationale des droits d’auteurs et préjudiciable aux artistes, décharge momentanément les organisateurs de manifestations culturelles intégrant les concerts de musique de la taxe sur le droit de représentation publique qui s’élève quant à elle à 11 % des recettes brutes.
Un soutien étatique faible
Le niveau malgré tout satisfaisant du développement de l’art et de la culture ne peut s’expliquer que par la capacité des acteurs culturels à s’adapter à un environnement très peu favorable. Il est par conséquent normal que toutes les initiatives soient menées avec tâtonnement et qu’une des principales conséquences soit la piètre qualité artistique des productions et de tout le reste. Le reste ici devrait constituer la qualité des prestations de tous les autres intervenants de la chaîne de production : régisseurs, administrateur, manager, galeriste, producteurs, éditeurs, programmateurs etc. Mais certains de ces métiers n’existent même pas encore et les compétences sont rares.
 » Inexistante « , telle est la réponse que la grande majorité des acteurs culturels du Cameroun apporteront pour qualifier l’apport du gouvernement dans le développement et la promotion de l’art et de la culture camerounaise. Si de tels propos semblent quelque peu sévères, la réalité sur le terrain n’en est malheureusement pas très éloignée.
Pourtant, la création du ministère de la Culture devrait traduire la volonté de l’Etat camerounais à impulser une dynamique nouvelle dans le développement et la promotion de l’art et de la culture. Intervenant à l’issue des Etats généraux de la culture, cet acte constituait pour plusieurs observateurs le début de la concrétisation des actes de la grande messe de la culture camerounaise. Tous les acteurs avaient d’ailleurs salué cette première initiative qui devait marquer l’ouverture d’une ère nouvelle où la culture serait enfin prise en compte dans les politiques économiques nationales. Car au-delà de la création du ministère, cet immense forum de réflexion qui avait mobilisé un nombre considérable d’artistes, d’opérateurs culturels, d’hommes de culture et d’élites intellectuelles de la République avait passé en revue tout ce qui pouvait constituer un frein au nouvel élan qu’on entendait impulser au développement culturel, et retenu toutes les merveilleuses propositions qui devaient constituer le fondement d’une véritable politique culturelle adaptée aux besoins. Douze années plus tard, la montagne n’a accouché que de quelques souriceaux : un ministère de la Culture dont le budget permet à peine de couvrir les charges de fonctionnement, un Festival national des arts et de la culture qui se caractérise par une organisation chaotique et dont l’attraction la plus importante est l’arrivée du ministre d’Etat en charge de la Culture…
Aujourd’hui encore, les principaux financements de la culture au Cameroun proviennent en grande partie des organismes de la coopération bilatérale et multilatérale. Au fil des ans, cette coopération culturelle a évolué et s’est dotée de nouveaux objectifs : contribuer au développement d’un secteur culturel à part entière, mieux structuré et doté de nouvelles capacités d’initiative et d’action. Difficiles pour les acteurs culturels de répondre à ces exigences qui sont du ressort de l’administration publique qui a placé la culture dans son champ d’intervention et qui normalement devrait mettre en place les outils viables au développement culturel, pour créer un environnement juridique, économique, intellectuel et esthétique propice à sa diffusion. L’engagement du ministère de la Culture dans la refonte de l’environnement juridique et administratif du droit d’auteur pourrait être perçu comme un indicateur des nouveaux chantiers de l’action gouvernementale en faveur du développement culturel au Cameroun.
Le concret est finalement venu d’un décret présidentiel portant création d’un compte d’affectation spéciale pour le soutien de la politique culturelle. Il faut dire que jusque-là, l’Etat camerounais n’avait mis en place aucun dispositif spécifique de soutien aux activités artistiques et culturelles, qu’elles soient de production ou de diffusion. Ce compte d’affectation est destiné à encourager la production littéraire et artistique. Il est alimenté par les redevances versées au titre de la représentation ou de la fixation du folklore et de l’exploitation des œuvres, des interprétations, des phonogrammes, des vidéogrammes et des programmes du domaine public, de la rémunération pour copie privée des phonogrammes, des vidéogrammes et des œuvres imprimées, et de plusieurs autres ressources autorisées par la loi.
Ce nouvel outil d’intervention permet à l’Etat camerounais de subventionner la création et la diffusion des œuvres, de concourir à l’édition ou à la diffusion des œuvres littéraires, d’aider à la création ou à la modernisation des organismes de la gestion collective, de garantir des prêts consentis par les établissements de crédit, de décerner des prix, d’allouer des secours aux conjoints ou aux descendants des artistes décédés, de contribuer au financement d’organismes de la solidarité professionnelle.
Si les acteurs de l’action artistique et culturelle ont accueilli avec beaucoup de ferveur le décret du 5 décembre 2001, tous restent cependant très sceptiques sur la gestion des fonds de ce compte d’affectation.
La coopération française, principal partenaire de la culture
Avec son Service d’action artistique et culturelle, ses deux Centres culturels et ses cinq Alliances franco-camerounaises, la coopération française est de loin le premier partenaire local des acteurs du secteur culturel. Il faut dire que la politique d’intervention de la France dans le domaine de la coopération culturelle prend en compte l’évolution du monde culturel et de la problématique des opérateurs culturels.
Les interventions de la coopération française au Cameroun sont diverses. Il y a d’une part le Service de coopération et d’action artistique (SCAC) de l’Ambassade de France qui soutient tous les grands festivals, octroie des bourses et contribue à l’organisation d’ateliers d’artistes et de sessions de formation. Le SCAC participe également au développement des Alliances franco-camerounaises et des centres ARTCAM, qui sont un réseau d’associations culturelles identifiées dans les villes secondaires où l’on ne trouve pas d’Alliances françaises. Les Centres culturels français constituent, avec les Alliances françaises, le seul véritable réseau de diffusion des arts de la scène au Cameroun. Ce sont les seuls lieux où les artistes peuvent intégrer le son et la lumière dans leurs créations et les seuls endroits disposant de bibliothèques.
Il serait cependant peu réaliste de ne pas évoquer ce que de nombreux opérateurs évoluant dans le sillage de la coopération française et des Centres culturels français qualifient de  » flou artistique  » dans le choix des projets soutenus. Difficile en effet de savoir sur quelle base ils sont sélectionnés. Selon certains artistes et opérateurs culturels camerounais, il ne serait pas rare que les motivations d’un responsable d’une institution française à ne pas soutenir un projet soient généralement les mêmes qui poussent son remplaçant à épauler le même projet. A tort ou à raison, nombreux sont aujourd’hui ceux qui pensent que les financements de la coopération française sont octroyés à la tête du client et qu’ils ne tiennent pas nécessairement compte de la pertinence des projets. Il faut cependant reconnaître que ces frustrations peuvent aussi tenir de la rareté des financements destinés à l’action artistique et culturelle et de l’incapacité de la coopération française à pouvoir donner une suite favorable à toutes les sollicitations.
Intervention de l’Union européenne
Les artistes et opérateurs culturels camerounais pourront désormais s’accouder à un nouveau guichet de financement destiné à la culture. En effet, après le succès de son Programme de soutien aux initiatives culturelles (PSIC) dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, l’Union européenne est en train de mettre en place cette formule à succès au Cameroun. Il faut dire que les choses n’ont pas toujours pas été simples entre l’Union européenne et le Cameroun. On se souvient encore des divergences entre la Commission européenne et le ministère de la Culture sur l’organisation de la coordination nationale du programme Bantu qui n’a finalement pas permis la concrétisation du programme au Cameroun. Pourtant, pour un montant de 5,6 millions d’euros, le programme culturel Bantu/CICIBA, mis en place en 1995, avait permis de soutenir de façon pragmatique 300 microprojets dans huit pays de la sous-région. Au niveau régional, le programme culturel Bantu a été remplacé par le programme régional Proculture qui a démarré au cours de l’année 2001 et dont l’objectif assigné était de contribuer à une meilleure définition et à un début de mise en place d’une politique culturelle ouverte dans les pays d’Afrique centrale.
C’est dans ce cadre général qu’une décision d’autorisation générale (DAG) pour un montant de 250 000 euros, relatif au Programme de soutien aux initiatives culturelles (PSIC), a été approuvée par les services de la Commission européenne à Bruxelles. Ce programme qui vise à soutenir les acteurs locaux dans les domaines de l’art et de la culture (opérateurs indépendants des secteurs privés non marchands et collectivités territoriales), a été rattaché par la même DAG à la structure chargée de la mise en œuvre du programme participatif de développement urbain Fourmi II par le biais d’un contrat passé avec une organisation italienne, le CERFE.
Cette décision a pris également en considération l’exigence d’harmoniser l’intervention de la Commission européenne dans les secteurs de la coopération décentralisée et de l’appui aux organisations de la société civile ainsi que des acquis de l’assistance technique du projet Fourmi II après une période de lancement de ce dernier qui a eu une durée de neuf mois (mars/décembre 2001).
Il faut rappeler que le programme de soutien aux initiatives culturelles aura un caractère de projet pilote tant au niveau de la coopération Cameroun-Union européenne qu’au niveau du processus de transmission entre le VIIIe FED (s’inscrivant encore dans le cadre des stratégies de l’accord de Lomé IV, mais représentant au Cameroun le deuxième secteur de concentration du PIN – Appui aux capacités décentralisées de développement local) et le IXe FED dans lequel un rôle primordial sera accordé à l’appui au secteur non étatique (secteur privé, société civile, collectivités territoriales). Dans le cadre du IXe FED, ce secteur (hors secteur de concentration de la coopération Cameroun-Union européenne), pourra disposer d’une enveloppe financière de 9 millions d’euros.
La finalité générale du  » Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles  » est de contribuer à un début de mise en place d’une politique culturelle ouverte au pluralisme au Cameroun, à travers l’appui au tissu des acteurs culturels décentralisés. Dans ce cadre, l’objectif spécifique du programme est celui de renforcer ces derniers de manière à contribuer efficacement et durablement à la prise en charge du développement culturel.
Les activités du programme vont s’articuler autour de la mise en place d’un fond aux initiatives culturelles destiné à financer des projets initiés par des acteurs culturels locaux. Sont aussi pris en compte le renforcement et la promotion des capacités de ces acteurs culturels, l’élaboration d’une base de données sur les ressources culturelles dans le pays et l’intégration du centre de ressources déjà prévu par le programme Fourmi II avec d’autres informations concernant le secteur de la culture.
Les bénéficiaires et les acteurs principaux du programme sont identifiés par les acteurs culturels décentralisés : les opérateurs indépendants des secteurs privés et non marchands ainsi que les collectivités territoriales des villes de Douala et Yaoundé (exceptionnellement aussi dans d’autres villes du pays).
L’information ne circule pas
Il faut néanmoins noter que l’information sur la mise sur pied du PSIC au Cameroun ne circule pas assez dans les milieux artistiques. Rares sont ceux qui aujourd’hui sont informés de son existence. L’absence d’information est aussi à la base de l’ignorance des principaux financements internationaux par les artistes et les opérateurs culturels locaux. En effet, malgré Internet et les efforts de communication des représentations locaux de certains organismes internationaux qui soutiennent l’action artistique en Afrique, les acteurs locaux restent toujours très peu informés sur toutes les opportunités qui leur sont offertes au niveau international.
Très peu au Cameroun savent qu’au-delà des sigles, les organismes tels que l’Agence intergouvernementale de la francophonie, l’Union européenne, l’Association française d’action artistique (AFAA), la fondation Africalia, la fondation Ford, la Commission internationale du théâtre francophone (CITF) mettent à la disposition des acteurs culturels africains des fonds importants pour soutenir la formation, la création, la diffusion et la mobilité.
Jusqu’à présent, les acteurs culturels camerounais se sont surtout contentés que de ce qui existe dans leur environnement immédiat. Et dans cet environnement, en dehors du ministère en charge de la Culture, du Service de coopération et d’action artistique et culturelle de l’Ambassade de France, des Centres culturels français et des Alliances françaises, il y a quelques entreprises commerciales qui interviennent comme sponsors dans la réalisation de certaines manifestations d’envergures. Les moyens matériels et financiers mis à la disposition des organisateurs par certaines entreprises à l’instar du Pari mutuel urbain du Cameroun (PMUC) et des deux principaux opérateurs de téléphonie mobile que sont ORANGE et MTN représentent souvent 20 à 30 % du budget global des manifestations – une participation souvent plus importante que celle des organismes institutionnels.
Si, depuis des décennies, le Cameroun est resté à la traîne sur le plan du développement artistique et culturel, de nombreux mécanismes commencent aujourd’hui à se mettre en place. La présence dans les circuits internationaux de quelques créations d’artistes vivant et travaillant au terroir est la preuve que les choses bougent et qu’on n’est plus obligé de s’expatrier pour se hisser sur les scènes internationales.

///Article N° : 3498

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