Le Cinéma africain ?

De François Kotlarski et Eric Münch

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Un n-ième essai (plutôt réussi dans son choix minimaliste de ne pas légender ce qui se dit, c’est-à-dire d’éviter tout commentaire voix-off ou image) de saisir à travers la parole des cinéastes au Fespaco les déclarations d’existence, les désirs et les difficultés de ce cinéma que l’on ne voit pas. Pour exister autrement qu’un objet défini par l’Occident, les cinémas d’Afrique ont besoin d’une analyse permanente, d’une preuve de leur existence, voire même de leur statut d’œuvre de cinéma tant l’Occident leur nie la capacité de créer, les excluant bien souvent d’études approfondies dans les revues de cinéma ! D’où la profusion de films sur le cinéma africain à la faveur de ces fêtes du cinéma que sont les Fespaco tous les deux ans. Il s’agit sans cesse de préciser le sens et la portée des films autant que les difficultés de leur gestation, à coup d’interviews de réalisateurs, de commentaires et d’extraits. Seul Les Diseurs d’histoires (1998) du Noir algérien Mohamed Soudani, par son introspection sans complaisance des problématiques des cinémas du Sud, échappait heureusement à cette nécessité anthologique en quête d’unité et de reconnaissance.

de François Kotlarski et Eric Münch (France, 1999, 6 mn)///Article N° : 2448


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