« Le pluriethnisme est une richesse si les gens n’ont pas honte de parler leur langue »

Un texte inédit de l’écrivain Jean-Marie Adiaffi, transmis par son fils Olivier, et qui précédait le prologue à « Le Bossonisme : une théologie de libération et de guérison africaine », exposé sur la problématique des religions traditionnelles africaines face au monde moderne.

Préliminaire : mise au point terminologique concernant l’usage des mots agnis ou baoulés dans ma doctrine Dans tout mon texte, j’utilise les mots ivoiriens. Ne sachant pas définir un mot venu d’ailleurs, je garde mes mots autochtones. On me reproche dans mes textes d’utiliser les mots agnis. J’utilise les mots d’une langue que je connais. Quand je connais des mots non-agnis, j’en fais le même usage. Je suis Ivoirien jusqu’à la moelle de mon âme, mieux panafricain, disciple de Kouamé N’Krumah et de Cheikh Anta Diop. J’ai dépassé depuis belle lurette la volonté de puissance tribale qui chercherait à imposer sa langue. En vérité, le pluriethnisme est une richesse si les gens n’ont pas honte de parler leur langue. Je suis Ivoirien et tout ce qui est sur le territoire national ivoirien est mon héritage, mon patrimoine cher à ma sensibilité. Faites comme moi, enrichissez la langue française avec nos mots à défaut de les utiliser comme langue littéraire pour chaque écrivain. C’est pour écharner à cette critique que j’associe les mots des autres langues que je connais : Nyamien à Lagô ou à Zeu ou Balé Bosson à Ziri bété ou à Zouzou gouro. Le mot D...

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