Le rôle des écrivains dans la société angolaise

La littérature angolaise, après avoir soutenu la lutte d’indépendance, dut se détacher du pouvoir pour vivre une existence autonome. Ce ne fut pas tache facile.

En Angola, dans les conditions de crise d’unité nationale (ce qui veut dire d’identité) où l’indépendance a été proclamée, la littérature ne pouvait que susciter l’intérêt des politiques. D’ailleurs, la littérature angolaise moderne a été toujours très proche de la lutte pour l’indépendance, de telle sorte que certains considérèrent l’activité littéraire, notamment celle du mouvement « Vamos Descobrir Angola » (1948) ou celle de « Mensagem » (1951), comme l’antichambre de la lutte de libération nationale. Ainsi, le mouvement de libération avait déjà compris l’importance de la littérature pour la construction de l’identité nationale et la légitimité du pouvoir. La littérature ne pouvait donc qu’être une cible du pouvoir, par séduction ou par négation totale. Mais, si le contexte de l’indépendance angolaise va provoquer une restructuration du champ littéraire, les clivages établis ont plutôt suivi l’histoire du politique que des voies proprement esthétiques et littéraires. Les écrivains se sont davantage positionnés les uns par rapport aux autres selon des critères politiques que littéraires, qui, même s’ils sont déjà présents, ne s’imposeront que plus tard. Dans ce jeu entre l’affirmation de l’autonomie du champ littéraire et l’envie de son cont...

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