Les esprits voyageurs

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La résurgence dans le Nouveau Monde de la religion yoruba, par-delà l’abîme spatio-temporel de la traite atlantique, est un exemple probablement unique de transplantation d’une civilisation par la seule force de la mémoire collective.

L’importance numérique de ce peuple est une première explication. Les Yoruba (appelés aussi Nago ou Anango) sont aujourd’hui près de trente millions : le groupe ethnique le plus nombreux d’Afrique Occidentale, avec les Mandingues, les Peul et les Haoussa. Environ 25% sont des commerçants, omniprésents dans les ports atlantiques, de Dakar à Kinshasa en passant par Abidjan, Accra et Cotonou. Le reste de la population est groupé dans le sud-ouest de la Fédération du Nigeria (dont plusieurs Etats portent les noms de leurs dieux), autour de la mégapole de Lagos où ils constituent la plus importante communauté. Mais les Yoruba sont avant tout des agriculteurs, artisans et artistes hors-pair, réputés pacifiques (selon la littérature négrière), d’où le tribut qu’ils ont payé à la traite.
S’ils ont été peu nombreux dans les premiers contingents (XVII° siècle et première moitié du XVIII°), leur nombre s’accroît régulièrement à partir de 1750 en Caroline, en Virginie, en Louisiane, au Brésil et dans les Caraïbes, surtout à Cuba où ils représentent 35% des « arrivages » en 1850. Partout ils font partie de ceux (avec leurs voisins Fon du Dahomey et Ashanti du Ghana) à qui l’on confie le plus volontiers les tâches domestiques, y compris la garde des enfants. Ils seront donc alphabétisés et baptisés en priorité, ce qui n’est pas le moindre paradoxe dans le processus de sauvegarde de leur religion originelle.
Dans le secret des dieux
Sous une apparence polythéiste et même panthéiste, la religion yoruba est plutôt un « monothéisme tempéré »: elle est dominée par un Dieu suprême et inaccessible, Olodumare, auprès duquel intercèdent en faveur des humains (et plus généralement de tous les êtres vivants) 201 « Orishas ». Ces « demi-dieux » (masculins, féminins et parfois bisexuels) aux talents très diversifiés sont assimilés en même temps à des ancêtres fondateurs, à des forces de la nature et à des modèles de comportement humain. Ce dernier trait les apparente aux « saints » du christianisme et du soufisme et au « boddhisatvas » du bouddhisme plus qu’aux dieux de l’Antiquité méditerranéenne et de l’hindouisme ou aux esprits tutélaires de la plupart des religions animistes africaines.
L’extrême complexité de la religion yoruba (chaque Orisha inspire un culte, une mythologie et une morale spécifiques) en fait une métaphysique à vocation universelle.
Le Vodun des voisins Fon du Dahomey ne s’en distingue guère que par des variantes dans les pratiques cultuelles.
Les Occidentaux, principalement négriers, qui fréquentaient les rives de l’ouest du Nigeria, du Togo et du Bénin actuels, les regroupaient d’ailleurs sous le nom « Côte des Esclaves » – sans comprendre qu’à cette tragique communauté de destin correspondait une même vision du cosmos, et sans imaginer que ce bétail humain réussirait à la conserver pour en faire une des cultures les plus dynamiques du Nouveau Monde.
L’existence endémique de nombreuses sociétés cultuelles, initiatiques, secrètes et hyper-organisées est l’un des traits majeurs de la civilisation yoruba. Malgré leur conscience profonde d’une origine unique (le légendaire royaume d’Ifé), les Yoruba ont toujours été divisés, jadis entre monarchies rivales et aujourd’hui entre partis politiques concurrents.
La complexité et la clandestinité de leur organisation sociale explique en même temps leur faiblesse face aux prédateurs esclavagistes, et la relative facilité avec laquelle ils ont su restaurer leur culture dans les pires conditions.
Leur passion du secret est telle que le plus sacré des emblèmes est le voile de perles qui pend de la couronne pour masquer en permanence le visage du roi. L’anonymat, l’égalité dans la misère et la transparence obligée imposés par l’esclavage n’y changeront rien : la culture yoruba ressuscitera justement par le secret et la dissimulation.
Une langue musicale
Le yoruba est la seule langue africaine qui a survécu en tant que telle à l’esclavage. Elle appartient au groupe « kwa », comprenant aussi l’ibo, l’ewe, le fon, et le sous-groupe akan (agni, ashanti, baoulé, fanti…). Mais elle s’en est détachée depuis longtemps et l’intercompréhension est impossible.
Le yoruba est une des langues africaines les plus difficiles phonétiquement : on l’a souvent comparé au chinois, car c’est une langue à trois tons (bas, moyen et haut), chaque syllabe prenant un sens différent selon la hauteur du son. C’est une langue « chantée » donc, plus que « parlée », ce qui explique la consubstantialité vraiment exceptionnelle entre l’élocution et la musique des Yoruba. Une autre de ses particularités est l’absence de conjugaison : passé, présent et futur ne se distinguent que par des adverbes, rappelant que la notion d’éternité est au coeur de cette culture.
Bien des linguistes ont expliqué par l’influence du yoruba un trait caractéristique de l’expression verbale populaire (en anglais) chez les Noirs des Etats-Unis : des plus anciens blues et spirituals connus au rap, le présent de narration est toujours de mise si ce n’est l’infinitif, ou bien le verbe auxiliaire est éludé, le participe passé suffisant à exprimer l’antériorité…
Pour éviter de simplifier, il faut savoir que le yoruba n’est pas une langue homogène. Outre le fait qu’une trentaine de variantes dialectales subsistent dans le Nigeria contemporain, elle se décline partout en trois versions très différentes : le yoruba « d’échange », le yoruba « littéraire » (celui des conteurs traditionnels mais aussi des écrivains modernes comme Soyinka) et le yoruba « sacré »… et secret…
C’est ce dernier qui a le mieux survécu dans le Nouveau Monde, au travers des chants et prières adressés aux Orishas. Il y a pourtant une exception notable : celle des Garinagu ou « Black Caribs », un peuple étonnant de la côte caraïbe d’Amérique centrale dont les ancêtres sont les rescapés du naufrage de plusieurs navires négriers entre 1655 et 1675.
Ils n’étaient sans doute pas tous de même origine ethnique, mais après leur métissage avec les Indiens Arawak (peuple autochtone qui a disparu en tant que tel, exterminé peu après la Conquête), leur langue, le garifuna, a conservé jusqu’à nos jours de nombreux mots yoruba, mêlés à ceux des Arawak et des colons successifs, espagnols, français et anglais. A tel point que plus de trois siècles après, leurs chansons paraissent très familières à un habitant de Lagos ! Il faut par ailleurs souligner que la plupart du lexique religieux et musical garifuna semble d’origine yoruba.
L’exception culturelle garifuna
Les Garinagu sont environ 250 000, dont la moitié sont émigrés aux Etats-Unis, les autres étant répartis entre le Belize, le Honduras, le Guatemala et le Nicaragua. Leur religion est un culte des ancêtres divinisés (les « gubidas ») lors d’un rituel nocturne de possession et de transe, le « dugu », dirigé par un prêtre, le « buyei », les jeunes femmes étant les réceptacles des esprits convoqués par des tambours et des hochets. Bien qu’il comporte des éléments chamaniques hérités des Arawak, le dugu actuel est très proche des autres cultes afro-américains d’origine yoruba. Ces similitudes se retrouvent dans les rythmes, mais aussi dans la symbolique des couleurs et dans le cérémonial des offrandes et des libations.
La culture garifuna semble aujourd’hui très menacée, et elle a d’ailleurs été la première consacrée par l’Unesco (en 2000) « chef d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ». La langue est de moins en moins pratiquée à mesure que progresse la scolarisation et l’émigration. Paradoxalement, si le dugu est en pleine renaissance, c’est grâce à la fidélité de la diaspora garifuna des USA. Rituel très onéreux, il doit obligatoirement se tenir sur la terre des ancêtres, à l’occasion d’un décès, d’une grave maladie, ou simplement de l’exil (assimilé à une mort provisoire) d’un membre de la communauté. Parmi les émigrés, surtout à Los Angeles et à New York, nombreux sont les Garinagu qui plutôt que de se convertir au christianisme, préfèrent se mêler aux communautés afro-latines, surtout les santerias cubaine et dominicaine, dont les rapprochent à la fois leur origine yoruba et leur connaissance de la langue espagnole. On assiste ainsi à une évolution du dugu sous l’influence de ces nouveaux contacts, rompant l’isolement des Garinagu dans les Caraïbes, et favorisant la prise de conscience d’une commune origine yoruba après trois siècles et demi d’évolution séparée.
Des saints pas très catholiques
Le Brésil et Cuba sont les deux pays du Nouveau Monde les plus marqués par l’héritage yoruba, à tel point que ce terme y désigne avant tout une religion en pleine expansion. Ses néophytes s’y recrutent dans toutes les classes de la société, sans exclusion liée à la couleur de la peau. L’exemple le plus célèbre est celui de l’ethnologue et photographe français Pierre Verger, devenu sous le nom de « Fatumbi » un prêtre (Père de Saints) très respecté du candomblé à Salvador de Bahia, en même temps que le principal descripteur des multiples avatars du culte des Orishas. Avec une grande modestie (il n’a jamais revendiqué qu’une connaissance très parcellaire de cette religion infiniment complexe) Verger a cependant beaucoup aidé à vaincre les réticences de la société brésilienne y compris de ses autorités catholiques et politiques à l’égard de ce qu’elles considéraient naguère comme une dangereuse et subversive sorcellerie. La percée de « Lula », le candidat gauchiste aux élections présidentielles, est due en grande partie au soutien actif des communautés afro-brésiliennes, organisées autour du candomblé, de la macumba et d’autres cultes yoruba.
Nous avons dit plus haut que les Yoruba furent massivement « importés » au Brésil en raison de leurs talents multiples et de leur non-violence supposée. Mais au début du XIX° siècle, ce sont eux qui ont animé la plupart des rébellions d’esclaves dans le Nordeste. Par la suite, même avant l’abolition (très tardive au Brésil : 1888) de nombreux affranchis yoruba sont devenus commerçants (souvent négriers) ou missionnaires. Ces « Afro-Brésiliens » ont constitué une aristocratie dont témoigne encore l’architecture de leurs palais dans les cités coloniales du Bénin et du Nigeria. Leurs aller-retour ont à l’évidence contribué, peut-être autant que la mémoire des esclaves, à la relative « pureté » des cultes yoruba du Brésil comparés au modèle originel.
Il faut ici rappeler que l’évangélisation, le « salut des âmes » des animistes, a toujours été la seule justification officielle de l’esclavage dans les sociétés hyper-hypocrites et ultra-catholiques des Caraïbes et de l’Amérique latine. Or dès le milieu du XVIII° siècle d’innombrables témoignages écrits y dénoncent la présence de cultes « diaboliques » camouflés quoique de moins en moins clandestins. Si l’expression un peu facile de « syncrétisme » a longtemps servi à les désigner, celui de « dissimulation » semble plus approprié. La riche iconographie des églises baroques a excité l’imagination des esclaves convertis de force : les épisodes de la vie des saints décrits sur un mode hyper-réaliste pouvaient facilement leur rafraîchir la mémoire sur les faits et gestes des Orishas… Tel n’était pas le cas dans l’Amérique du nord protestante, où les Saints jouent un rôle effacé, beaucoup plus abstrait.
L’assimilation des Orishas aux Saints catholiques s’est faite tout naturellement, facilitée par les nombreuses fêtes et carnavals qui leur étaient dédiés. D’autre part, si aux Etats-Unis l’obsession des maîtres fut toujours de faire oublier aux esclaves leurs origines ethniques, en les dispersant sans pitié dès leur débarquement, au nom de la même devise « diviser pour régner », les pays catholiques adoptèrent une attitude plus subtile : les communautés africaines étaient tolérées et même poussées à s’organiser en confréries chrétiennes, dont la concurrence était encouragée. De même qu’à Cuba (où elles étaient appelées « cabildos »), leurs danses étaient autorisées le dimanche dans les rues, et à la sortie de la messe la population européenne s’agglutinait sur ses balcons pour les admirer. En 1758, le Vice-Roi du Brésil écrit au Roi du Portugal : « il est utile que grâce à ces réunions, les esclaves gardent le souvenir de leurs origines et n’oublient pas les sentiments d’aversion réciproque qui les avaient poussés à se faire la guerre sur le sol d’Afrique. » Deux siècles et demi plus tard, on n’en finirait pas de gloser sur ce catéchisme de l’esclavagisme, si bien relayé par le discours colonialiste puis néo-colonialiste, avec un succès tel qu’il reste la source principale de tous les maux de l’Afrique. Du haut de leur balcon, devenu un écran de télévision, c’est avec le même mélange d’excitation et d’indifférence que les anciens maîtres contemplent « la guerre sur le sol d’Afrique ».
La Sainte-Vierge des Africains-Américains
Ce que n’avaient pas prévu les colons portugais et espagnols, c’est que la religion des Yoruba était aussi motivée et adaptable que la leur, mais infiniment plus « roublarde »…
Il y a dans tous les pays francophones d’Afrique de l’Ouest une expression populaire qui résume bien tout cela : « ça, c’est un plan anango ! » (c’est à dire « yoruba »). Ce qui signifie : « ce qu’on te dit est vrai, mais signifie autre chose que tu ne soupçonnes pas ! ». On en revient au goût du secret qui est le fondement de cette culture…
Les Orishas se sont déguisés en « Saints »Sou parfois en Saintes, indépendamment du sexe ce qui est le b-a-ba du travestissement : ainsi Chango, dieu de la guerre et du tonnerre, la virilité divinisée, est devenu au Brésil Saint Jérôme, fragile vieillard, et à Cuba Sainte Barbe, vierge et martyre, patronne des pompiers ! Cette diversité des métamorphoses des Orishas selon les époques et les lieux est la meilleure preuve qu’il ne s’agit pas d’une assimilation même superficielle de la religion yoruba par le christianisme, mais bien d’une vraie mascarade, d’un magnifique tour de passe-passe qu’on pourrait qualifier d’ « humoristique ».
Ceux qui ont voyagé au Bénin et au sud du Nigeria (les antipodes de la charia !) ne me contrediront pas si j’affirme que les Yoruba et leurs proches cousins Fon du Bénin sont, au quotidien, les grands maîtres de l’ « humour noir » au sens le plus profond et surréaliste du terme. Cette conception joyeuse et malicieuse de la vie et de la mort se retrouve chez tous les adeptes du culte des Orishas comme si ces 201 dieux portaient en eux une force irrésistible et universelle propre à résumer et développer tout l’héritage africain du Nouveau Monde.
Certes au Brésil comme à Cuba et ailleurs, les religions afro-américaines ont assimilé bien d’autres éléments, dont témoignent entre autres les cultes « Angola » ou « Kongo ». Mais insensiblement, l’héritage yoruba s’impose comme le modèle majeur. Même en Haïti, où le Vaudou revendique par son seul nom une filiation directe avec le Vodun des Fon du Bénin, nombreux sont ceux qui se disent « Yoruba », notamment par le culte d’Ogun, dieu du fer et patron des forgerons qui ont inventé l’une des formes les plus originales de l’art traditionnel afro-haïtien.
Aux Etats-Unis, la culture yoruba s’est imposée depuis longtemps par l’intermédiaire de sociétés cultuelles (pour ne pas dire « sectes ») africanistes. Elle exerce une influence majeure dans le domaine des arts plastiques, et plus encore dans la musique. En 1950, Babatunde Olatunji, un jeune initié Yoruba de Lagos, est parti faire ses études à Atlanta puis à New York, où il a fondé quinze ans après le « Center for African Culture ». Financé par une subvention du saxophoniste John Coltrane, ce lieu a accueilli de nombreux musiciens, plasticiens et poètes, au point de devenir dans les années 1970 une vraie « maison de la culture africaine » centrée sur le culte des Orishas. Il est impossible de dire si Coltrane, dont la quête spirituelle le mena à s’intéresser à toutes les religions, avait finalement opté pour celle des Yoruba. Mais c’est là qu’à bout de forces, rongé par un cancer il donna bénévolement son dernier concert…
C’est aussi des Yoruba que la musique afro-cubaine a hérité les « bàtà » associés au culte de Chango : trois tambours horizontaux à deux peaux, réservés en principe à des hommes initiés et irréprochables, mais dont la polyrythmie complexe a été transposée dans la musique de danse profane par les joueurs de tambours verticaux, bongos et congas…
A Cuba, au mot « yoruba » on préfère « lucumi », ce qui démontre l’ancienneté de cet héritage. Car jusqu’en 1730, géographes et voyageurs ont appelé « Ulkumy » le territoire des Yoruba, terme qui n’apparaît historiquement qu’en 1826.
Nous l’avons dit, aujourd’hui il n’est plus nécessaire d’être noir, d’origine africaine, pour se considérer comme Yoruba.
A Salvador de Bahia, les chanteurs Caetano Veloso (blanc) et Gilberto Gil (noir), amis d’enfance, sont tous deux fervents adeptes du culte des Orishas. Lorsque Celia Cruz, la diva afro-cubaine, a préféré quitter La Havane au lendemain de la Révolution, installée à New York elle a dédié ses plus beaux disques aux « Santos ». Mais à Cuba, c’est une « blanche », Celina Gonzalez, qui a pris le relais en devenant la plus grande interprète de chants yoruba. Et récemment, au cours d’un reportage à Santiago de Cuba, quelle ne fut ma surprise en découvrant chez Eliades Ochoa (le fameux chanteur « blanc » du Buena Vista Social Club) les mêmes autels dédiés à Chango ou à Yemanja.
Yemanja, déesse de la Mer, est sans doute l’Orisha le plus vénéré dans tout le Nouveau Monde. A Haïti on l’appelle « la Sirène ». Au Nigeria c’est Yemoja. Elle est la déesse des Egba, nation yoruba jadis établie entre Ibadan et Ifé (où une rivière porte encore son nom) et qui s’est ensuite installée à Abéokuta, la ville natale de Fela et de Wole Soyinka. La légende dit que Yemanja a fui Ifé (capitale mythique des Yoruba) pour se jeter dans l’océan, nager vers l’ouest et s’installer « au soir de la terre ».
Aujourd’hui, Diane Reeves, la plus africaine des chanteuses de jazz américaines, termine chacun de ses concerts par un hommage à Yemanja. Au Brésil comme à Cuba, elle est assimilée à la Sainte-Vierge, dont elle squatte toutes les fêtes !
N’est-ce pas Elle, l’Orisha de la Mer, qui a sauvé du naufrage les ancêtres de tous les Africains-Américains, lors de cette traversée tragique qui fut la naissance de leur propre culture ?

A LIRE en priorité :
– Roger Bastide : « Les Amériques Noires » (Payot, 1973)
– Pierre Verger : « Orishas » (Éd.Métaillé, Paris 1982)
– Robert Farris-Thompson : « Face of the Gods » (Prestel, 1993)
– Nancie L. Gonzalez : « Sojourners of the Carribean / Ethnogenesis & Ethnohistory of the Garifuna » (University of Illinois Press)
A ÉCOUTER en priorité :
– « Africa en America » (2Cds Corason / Night&Day)
– Brésil : « Les Eaux d’Oxala » (Buda / Adès)
– Brésil : « Pontos de Macumba » (Kardum /Harmonia mundi)
– Cuba : « Afroamerica » (VDE)
– Cuba : « Afrocuba/A Musical Anthology » (Rounder/Night&Day)
– Cuba : « Tambours Bàtà » (Sunset/Naïve)
– Cuba : « Sacred Rhythms of Santeria » (Smithsonian Folkways)
– Honduras : « La tradition des Caribs Noirs » (Inédit/Naïve)
Lire dans Africultures les dossiers :
– Musiques Caraïbes : la trace noire (n°8),
– Cuba l’Africaine (n°17),
– Brésil noir (n°34).///Article N° : 2619

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Icones afro-cubaines d'Orishas - Chango
Icones afro-cubaines d'Orishas - Orumila
Icones afro-cubaines d'Orishas - Legba




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