Les livres de l’été

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Faute de place pour tous les chroniquer, un choix de livres pour l’été. Mais nous reviendrons sur certains titres !

Pourquoi ne pas passer les journées d’été à explorer les nouveautés littéraires africaines de ce printemps… ?
Paru déjà en janvier, le dernier roman de Calixthe Beyala, La petite fille du réverbère (Albin Michel), reprend les thèmes chers à cet auteur. Par le récit de vie de Tapoussière, « la petite fille la plus sale du quartier », le livre peint une enfance misérable dans une ville africaine. Abandonnée par sa mère et née d’un père qui reste inconnu, la fillette tente de trouver son avenir à travers l’école. Un style très autobiographique qui fait d’ailleurs souvent allusion à l’histoire de plagiat dont l’auteur avait été accusée.
Toujours dans la thématique de la femme africaine, le roman de Gaston-Paul Effa, (Grasset), reprend l’histoire du héros du roman précédent (Tout ce bleu), petit garçon arraché à sa mère pour être offert à des religieuses – histoire traitée ici du point de vue de la mère.
Henoÿ ! Ecoute ! Le titre du quatrième roman de Michèle Rakotoson invite à l’écoute. Henoÿ, Fragments en écorce (Editions Luce Wilquin), histoire de Tiana qui part à la recherche de sa femme décédée« dans un enfer qui ressemble à la détresse du Tiers-Monde », revisite le mythe d’Orphée à travers la parole malgache.
Poches
En réédition dans la collection Motifs des éditions Le Serpent à plumes, le dernier roman d’Aminata Sow Fall, Le Jujubier du patriarche, est déjà paru au Sénégal en 1993. Une occasion de découvrir à nouveau cette histoire foisonnante racontant la vie quotidienne, les castes et la mémoire, dans un style qui n’épargne personne par ses observations critiques mais toujours teintées d’humour. L’auteur peint des portraits de femmes et d’hommes africains, et clôt son livre avec une maginifique épopée qu’elle a écrite elle-même, dans le respect de toutes les règles de la tradition orale.
Dans la même collection, Ma Mercedes est plus grosse que la tienne, de Nkem Nwankwo. Ce roman, qui fait partie de la sélection d’été de la Fnac, raconte avec humour les aventures tragi-comiques d’Onuma. Après de brillantes études et un poste décroché dans une société européenne, il revient en triomphe dans son village natal, au volant d’une Jaguar. Ce qui ne manquera pas de poser problème…
Et le dernier titre du regretté Williams Sassine, Mémoire d’une peau (Présence africaine). Récit époustouflant d’un homme albinos à la quête de l’amour… (cf. note ci-contre).
Policiers
La Polyandre de Bolya séduira par son humour et ses dialogues qui n’épargnent ni les flics parisiens, ni les habitants des foyers d’immigrés. L’inspecteur Nègre évolue dans les milieux blacks de Paris, côté Bastille et place d’Aligre, en tentant de découvrir l’assassin de ces trois Africains retrouvés la verge coupée. Une tâche pas évidente quand s’en mêlent Princesse Polyandre et trafiqueurs de cartes de séjour
Et dans la Série noire de Gallimard le deuxième livre d’Achille Ngoye, Sorcellerie à bout portant, ainsi que La Vie en spirale d’Abasse Ndione.
Mais aussi :
Toile d’araignée, d’Ibrahima Ly, Actes Sud, coll. Babel.
La Polka, de Kossi Efoui, Le Seuil.
Rêves sous le linceul, de Raharimanana, nouvelles, Serpent à Plumes.
Bleu, blanc, rouge, d’Alain Mabanckou, Présence africaine.
La Saison des pluies, de Bessie Head, Editions Zoe.
La Navigation du faiseur de pluie, de Jamal Mahjoub, Actes Sud.
A travers l’Angleterre mystérieuse, de Christopher Hope, Actes Sud.
Sozaboy (Pétit minitaire) de Ken Saro-Wiwa, Actes Sud.

///Article N° : 417

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