Les migrants, le retour !

Afriscope 43

Lire hors-ligne :

Après la série télévisée française : Les Revenants, qui se trouve être à la croisée des genres…Une nouvelle vague arrive sur vos écrans signée par la plume engagée, fantastique de Spike Lee et Robert Zemeckis.
Pitch : un souffle venant d’orient s’abat sur les frontières de l’occident. Il insuffle sur son passage un vent de panique au pays de « la race blanche ». On s’indigne de ces Hommes en plein exode semblable à ces oiseaux migrateurs. Sur une route semée d’embuches et de questionnements, s’abattent des mots sur des maux, une démo d’un manque de bon sens, etc. Un chef de file politique lâche ses excréments sur la place publique avec des diatribes du genre « Moi, j’ai vu les images des clandestins qui étaient emmenés en Allemagne de la Hongrie, etc. Dans ces images, il y a 99 % d’hommes. Or, moi je pense que des hommes qui quittent leur pays pour laisser leur famille là-bas, ça n’est pas pour fuir la persécution. C’est évidemment pour des raisons économiques. » ou encore « Sans nulle action de la part du peuple français, l’invasion migratoire que nous subissons n’aura rien à envier à celle du IVe siècle. » On sait de source sûre que dans les films ou les séries, il faut de l’action, des courses poursuites haletantes, des combats virils relayés par les médias… À certains moments, il faut que l’info balaye l’actualité, d’un geste net et précis… Alors il y aura un coup de pied, puis deux, d’une journaliste à des clandestins pour rendre son « info » plus pertinente. Les yeux resteront à demi clos jusqu’au moment fatidique où se produit l’insoutenable : la mort d’un bambin. L’opinion publique se souviendra alors que derrière sa poitrine se cache un coeur et réagira en conséquence. Élan mondial et populaire, solidarité, mobilisation… Pour finir en apothéose, rien de tel qu’un moment de tendresse, un baiser immortalisé sous une toile de tente. Fin du film ? C’est malheureux, mais la réalité à un goût de fiction ! « C’est arrivé près de chez toi, ouai presque sous ton nez… »

///Article N° : 13312

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire