L’Homme qui marchait vers le soleil levant

De Thomas Mofolo

Phase critique 5 - Le continent sud-africain / 2

…Seule la chair était demeurée dans la maison de prière. TH. M.

À l’origine, une épopée est un récit composé en vers. Ainsi Homère avec L’Illiade et l’Odyssée. Plus près de nous, il y a la légende de Soundjata. Le charme de celle-ci – métaphysique à souhait – opère d’emblée. Sans même savoir comment, nous voici séduits. C’est le grand mérite des narrations de ce genre de nous donner et l’Origine et l’Avenir comme pour faire du présent un lieu qu’on habite – toujours précédés par les dieux et les ancêtres, et toujours devancés par leur aura. Qu’on en juge par ces deux incipits. Première citation : ” L’Afrique Australe est une vaste péninsule qui s’étend entre deux océans, l’un au levant, l’autre au couchant. Elle est habitée par de nombreux peuples aux langages variés que l’on peut, cependant, classer aisément en trois catégories principales : à l’ouest, le long de la côte, les clans à la peau jaune, Boschimans et Hottentots ; au centre, les Bétchouanas et les Bassoutos ; à l’est, les Cafres et les Matèbèlès ” (Chaka). Seconde citation : ” À l’époque de cette grande détresse du passé, quand la terre s’était couverte de ténèbres noires, épaisses, et quand les peuples en étaient venus à se dévorer mutuellement comme des bêtes sauvages, il existait un homme du nom de Fékisi. Oui ! je l’affirme...

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