Les limites d’une scène culturelle

Situé à Sanfil’iho hankunu1 (1), sur la route d’Elbacq, le Muzdalifa house a vu le jour à la suite d’une décision politique de l’Alliance française à Moroni, excluant un artiste comorien de ses tablettes de diffusion en 2009, pour avoir commis une performance de rue contre la politique française de démantèlement de l’archipel. Il s’est présenté dès le départ comme un lieu d’expérimentation artistique et d’agitation citoyenne. Un laboratoire où il était question de réinventer un pays, en réinterrogeant une mémoire culturelle en partage. Le Muzdalifa House était la vitrine de Washko Ink., plate-forme associant « recherche » et « création », dans un souci de produire de nouvelles formes d’expression culturelle, en rapport direct avec les réalités comoriennes. « Ink », de l’anglais « encre », et « Washko », de « washiQomori » ou « washiKomori », qui signifie « des Comores ». Derrière les mots, le désir de réécrire un imaginaire commun à ces îles, surgies des tréfonds de l’Océan, avec un poisson cœlacanthe – le fameux chaînon manquant ? –  comme mascotte dépenaillée de l’histoire. Sept années d’existence, sept années de bilan. Le lieu s’est posé tel une énigme dans le paysage, générant, sans soutien de l’Etat, son activité multiple et transdisciplinaire. Des publications, des expositions, des spectacles, des films, des accompagnements d’artiste. Un...
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