Madagascar : nouvelle frontière de la world music

La musique a toujours été le lien essentiel entre la Grande Île et le monde. Elle seule permet de comprendre ce qui fait la diversité et l’unité, l’originalité et l’ouverture de la culture malgache. Rien d’étonnant si ” l’Ile aux mille sons ” suscite une nouvelle passion.

De tous temps la musique a joué à Madagascar un rôle fondamental, et même fondateur : l’ancêtre mythique revendiqué en commun par toutes les dynasties royales malgaches s’appelle “Andrianamongadanitra “, c’est-à-dire ” Le Prince des tambours célestes “. Dès la ” découverte ” de l’île en 1500, Vasco de Gama et ses compagnons témoignent du raffinement des musiques locales. Et comme sur les côtes africaines, les Portugais contribuent à leur enrichissement par l’introduction de la guitare. Elle ne détrônera pourtant jamais les autres cordophones qui l’ont précédée : cithares “valiha ” d’origine indonésienne, ou luth ” kabosy ” dérivé du ” oud ” arabe. Trois siècles plus tard, en effet, un missionnaire français visitant la cour d’Antananarivo s’étonne de voir que les princes Merina (prononcer ” merne “) se laissent tous pousser les ongles très longs. On lui explique alors que c’est pour mieux faire sonner les cordes de la valiha… Le terme ” valiha ” désigne toute sorte de cithare malgache. La principale est un tuyau de bambou ou de raphia évidé autour duquel sont tend...

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Les images de l'article
Jaojoby au "Glacier", le temple du "salegy" à Antananarivo
© G.A.
Rajery dans son école de musique
© G.A.
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