Des manières de faire en musique

« Un espace de travail, un savoir-faire en matière de production et des calories à brûler. Voilà ce que le Muzdalifa House mettait à disposition pour accompagner les jeunes artistes ou pour développer de nouvelles idées en musique » explique Fouad Ahamada Tadjiri, guitariste, devenu artiste co associé du lieu depuis près de six ans. Retour sur une expérience d’accompagnement et de production. En 2010, le lieu ouvre ses portes à Absoir. Un jeune slameur qui, à l’époque, vient de quitter l’université. Une licence en Lettres et une existence artistique à négocier sur une scène, où réussir est un combat à mains nues. Les dynamiques collectives étant impossibles, il ne fait pas bon avoir l’estomac fragile, surtout pour un slameur, qui court après son succès. Absoir était déjà connu pour être l’un des deux leaders du groupe Slameurs de la lune. A l’époque, il n’existait pas encore de slameur solo dans le pays. Absoir voyait-il le Muzdalifa comme un espace où l’on se dit et où l’on se réinvente ? Peut-être pas. Mais lorsqu’après plusieurs tentatives, il parvient à intégrer le lieu, on lui propose d’y interroger son écriture et de réfléchir aux moyens de son existence. Ce sont les deux seules conditions qu’on lui oppose. Sans trop traîner, il y entame un work in progress, qui va lui prendre quatre mois de dur labeur. Son ami, Mwinyi Mmadi, joueur de ndzendze (1), l’encourage à explorer cette piste, davantage. Ce dernier connaissait déjà le principe du coaching d’artiste au Muzdalifa House. Mais les premiers pas d’Absoir n’ont rien d...
Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Partager :

Laisser un commentaire