Nuits afroparisiennes by Afriscope #2

La nuit afro-parisienne de Yannick Do, 33 ans

PORTRAIT. Yannick Do a expliqué à Afriscope le concept de 97% Africa, la soirée qu’il organise de manière irrégulière le plus souvent à la Favela Chic (Paris 11e) Guettez les prochaines dates sur son Instagram @doyannick.

« Aussi bizarre que cela puisse paraître, je connais mal la scène afro-parisienne ! Je vais surtout dans les soirées dans lesquelles je mixe, comme les Yard ou la mienne, 97% Africa. Je l’ai créée en 2011, moins pour gagner de l’argent que pour me divertir. Je ne me retrouvais pas dans l’offre clubbing afro qui existait, trop « ambiance de papa », sauf dans les Groove Deluxe, où DJ VR, que je respecte, passait déjà de la musique ivoirienne. Puis, je m’étais rendu compte que beaucoup de gens autour de moi ne connaissaient pas les musiques africaines, tellement nombreuses et riches mais pas assez diffusées à la radio, à la télé. Je voulais faciliter la tâche aux clubbers curieux et leur donner envie de découvrir plus. Comme Paris est un melting-pot, je souhaitais des soirées qui ressemblent à ma génération. J’ai grandi en France avec la sou-kouss, la rumba, le high-life et gamin, chaque été, je retournais au Togo, le pays de mes parents. 97 % Africa est née comme ça mais l’idée n’est pas de faire un copié-collé de ce que font les DJs au pays, -je n’oublie pas que nous sommes en France-, où je vais au moins une fois par an pour écouter de nouveaux sons et me ressourcer. Dans mes sets, je joue 97 % de tubes actuels d’Afrique de l’Ouest, du Koffi Olomidé, du Davido, Extra Musica, imparables. Les 3 % restants, c’est hip-hop et autres pour varier, ne pas me saouler, ni saouler les gens. Pas de régularité, je mixe quand j’ai envie, pour garder le plaisir et faire ça bien. Pour rentrer, il suffit de venir comme on est ! Personne ne se fait recaler. C’est entrée libre, y a pas de système de bouteilles, ça enlève la pression à plus d’un fêtard. Mes soirées, c’est comme dans le métro : ça brasse large, du directeur marketing d’une marque à Sonia Rolland au mec de cité. Ce n’est pas un truc d’intello, ni de Noirs en mode « on marche entre nous ». Le but de ma démarche, c’est que jouer des musiques africaines devient une évidence au même titre que du rap ou de l’électro. Plus on est nombreux à organiser des soirées de ce genre, plus les DJs en joueront dans leurs sets, mieux les musiques africaines se diffuseront : c’est mon seul souhait ! ».

Et si vous deviez n’en choisir que deux autres cet été…
◊ We Are Afropolitan le 30 mai 2015 au Rooftop Sardignac (Paris 20e). L’occasion rêvée pour sortir ses plus belles tenues d’influences africaines et danser sur la musique nigériane, ghanéenne, hip-hop d’hier et d’aujourd’hui. C’est 15 € avant 00h30 pour les dames qui auront respecté le dresscode, 20€ pour celles qui ne jouent pas le jeu et pour les hommes.
◊ Africa Break le 18 juin à la Bellevilloise (Paris 20e)
Mariama ou encore le chanteur Kuku ont foulé la scène de la Bellevilloise dans le cadre des soirées live de la radio Africa n°1. Au programme cette fois : Karavan, le projet gospel acapella de Nicole Bongo Letuppe avec Freddy Massamba entre autres, le rappeur Badi et Alvy Zame. Le plus ? les soirées sont gratuites, vous pouvez gagner vos places en envoyant Africa1 à africabreak@africa1.com.
Infos : facebook.com/africabreak)///Article N° : 12974

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