Pour un jeu intérieur

Entretien d'Olivier Barlet avec Rokhaya Niang, actrice sénégalaise

Khouribga, juin 2006

En quelques films, Rokhaya Niang s’est imposée comme une des principales actrices sénégalaises. On va la retrouver prochainement dans Teranga blues de Moussa Sene Absa. Rencontre avec une actrice lucide et déterminée.

Depuis vos deux rôles principaux coup sur coup dans Mme Brouette et Le Prix du pardon, comment cela se passe-t-il pour vous ? J’ai ensuite participé à L’Appel des arènes de Cheikh Ndiaye et Teranga blues de Moussa Sene Absa, et doit tourner dans le nouveau film de Mansour Sora Wade. Mais il n’y a pas assez de productions en Afrique, ce qui explique la difficulté. Un film tous les deux ou trois ans ne suffit pas. Ce ne sont que des réalisateurs sénégalais. Aimeriez-vous aussi jouer avec des réalisateurs d’autres pays ? Oui, je suis même prête à apprendre la langue pour tourner dans d’autres pays ! Vous est-il possible de vous définir comme une actrice professionnelle ou bien est-ce forcément un à-côté ? Je suis sans doute la seule actrice au Sénégal qui obtienne des premiers rôles mais il reste difficile de vivre de ce métier ! Quel est le rôle qui vous a permis le plus de développement personnel ? Les deux premiers : Le Prix du pardon, mon tout premier film, que j’avais beaucoup travaillé et Mme Brouette dont je n’ai malheureusement eu le scénario qu’une semaine avant. Pour Le Prix du pardon, j’ai profité de l’expérience de grands acteurs professionnels et dans Mme Brouette, j’ai appelé les comédiens avant le tournage po...

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