Pouvoir/Rompre

Regards croisés

Etre jeune créateur suppose que l’on sache établir une vision du monde bien souvent en rupture avec l’ordre établi. Autrement dit, il faut savoir être démiurge, innover et bâtir une œuvre imaginative et originale qui sait se renouveler à souhait. Un exercice qui n’est pas toujours évident en terres africaines…

La principale raison évoquée pour expliquer les carences de la jeune création africaine se situe au niveau des rapports entretenus avec les pouvoirs en place dans les différents pays. La faute reviendrait donc à l’Autorité qui contrôle et étouffe le génie de nos chers créateurs. Souleymane Coulibaly, journaliste et acteur culturel à Abidjan parle de  » responsabilités partagées « . D’un côté, les artistes fantasment et n’osent pas, de l’autre le Pouvoir veille et détruit.  » Cela dépend, dit-il. Le problème se pose d’abord au niveau des jeunes créateurs eux-mêmes. Très souvent, ils pensent qu’il faut dire forcément des mots ou proposer des créations qui fassent plaisir au consommateur ou à l’Autorité « . L’artiste se met lui-même la corde au cou…  » De ce point de vue, ajoute-t-il, je pense que c’est d’abord le manque de cran de certains créateurs qui joue. Ils s’autocensurent. Cela dit, j’admets qu’il y a une censure et des pressions diverses, subies par les créateurs de la part de l’Autorité, quel que soit la discipline dans laquelle ils exercent… Cette censure-là se retrouve, sans dire son nom, au niveau des m&eacut...

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