RDC année 2020, quand la BD alternative devient la norme (part. 2)

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La 6ème édition du Salon Africain de la Bande Dessinée et de l’Autre Muzik s’est déroulée à Kinshasa du 10 au 14 décembre 2019. Dans un contexte où la République Démocratique du Congo est un pays encore très insuffisamment pourvu en librairie et où les maisons d’éditions restent peu intéressées par le genre, le SABDAM a révélé de nombreuses surprises… 

Lire la partie 1 de cet article 

La solidarité entre les auteurs et la débrouillardise, piliers du système

On l’a déjà vu en retraçant la démarche de Yann Kumbozi ou de Gloria Muluku, l’un des moteurs du milieu de la BD actuelle reste la débrouillardise et la solidarité. Souvent formés dans la même institution (l’Académie des Beaux-Arts, en particulier sa section Publicité, pépinière historique d’auteurs Congolais de BD[1]), beaucoup d’auteurs se connaissent et démarrent ensemble en s’entraidant. Cette démarche n’est pas seulement désintéressée, elle repose aussi sur une certaine logique.

En effet, en s’alliant, les auteurs peuvent diviser les coûts (en particulier d’impression), multiplier les clients potentiels (en particulier les amis, la famille ainsi que les amateurs ou soutiens) et surtout s’assurer d’une présence permanente lors des dates commerciales importantes de la saison (salon, foire aux livres, festivals, etc.), moments où ils vendent et s’assurent une réelle exposition de leur travail aux yeux du public et des acheteurs potentiels.

Collectif Lamuka

L’exemple du collectif Lamuka en est un parfait exemple. Les auteurs réunis au sein de cette association[2] (la plupart ont déjà été cités dans cet article), créée en 2016, se sont cotisés pour éditer un premier album collectif. Avec le fruit des ventes de celui-ci, ils ont ensuite édité Kin, les réalités crayonnées (qui propose peu ou prou les mêmes auteurs), nouvelle parution collective via un autre label, Kuluna comics.

On notera d’ailleurs qu’Aris Aloko, Mola Boyika et Santa Kakésé – déjà cités – qui ont chacun auto publié une BD, au moment du SABDAM, sont tous présents dans Kin, les réalités crayonnées. Preuve supplémentaire d’une forme d’émulation entre artistes de la même génération. Il en est différemment pour la revue Bonanzah (2019) qui regroupe des auteurs de générations différentes aussi bien des collégiens (Mayaya Diwavova Mds), d’anciennes gloires (Denis Boyau, auteur de la célèbre revue des années 70, Jeunes pour jeunes) ou des dessinateurs confirmés (Cara Bulaya).

Le Centre Congolais de la bande dessinée a pris un autre biais pour la diffusion de la revue Fula Ngenge[3] new look (5 numéros à ce jour[4]) : se positionner dans le cadre de l’un des grands projets éducatifs nationaux (en l’occurrence le PECE-CENCO[5]) lui-même financé par un pays étranger (en l’occurrence le Gouvernement du Canada). Si elle véhicule des valeurs très chrétiennes et moralisantes relevant de l’éducation civique, la revue, en couleur et de format A4, entièrement dessinée par Albert Luba[6], est de bonne tenue. Chaque numéro de Fula Ngenge est imprimé à 10 000 exemplaires, dont 1000 sont distribués à des groupes ciblés à chaque campagne de sensibilisation. Les exemplaires réservés à la vente sont diffusés au prix de 3000 Francs congolais (soit un peu plus de 2$).

Cette solidarité, cette débrouillardise, peut s’appliquer également à la démarche d’OYB pour recruter les auteurs qui seront publiés par eux. Ce recrutement s’est en effet déroulé via un « tournoi », organisé à l’occasion du prix OYB. Celui-ci s’est tenu en février-mars 2018 et fut un succès avec 27 participants dont 14 purent rendre leurs travaux à temps. Les meilleurs de ces auteurs débutants ont pu ensuite signer un contrat avec cette jeune maison d’édition. Cette démarche entraine une solidarité certaine entre ces auteurs et éditeurs en herbe, les premiers étant sensibles à cette opportunité d’être édité unique pour leur carrière – au vu du faible nombre d’éditeurs spécialisés – et les seconds, soucieux de garder des jeunes auteurs prometteurs et fiables qui, de plus, leur sont redevables.

L’infrastructure OYB peut même héberger des productions qu’elle parraine sans pour autant les compter dans leur catalogue. C’est par exemple le cas de Milema de Moïse Boyota que l’auteur a publié sous un label qui lui est propre : Moyes comix.

Adaptation de l’offre à la demande

A l’exception du réseau des librairies religieuses, il n’y a que très peu de points de vente de livres en RDC en général et sur Kinshasa en particulier, à l’exception notable de la librairie hébergée par l’Institut français (Librairie de La halle), l’espace Texaf Bilombo et quelques rares autres points de vente plus ou moins bien achalandés.

Face à cette pénurie, les auteurs-éditeurs se sont organisés avec comme principale objectif d’exploiter toutes les possibilités de se faire connaître et diffuser son travail. De ce fait, certaines dates sont immanquables, à savoir la Foire du livre (en novembre) organisée par l’Institut Français (La halle de la Gombe), le SABDAM, déjà évoqué ou tout autre évènement du même type. A la différence de ce qui peut se passer en occident où les éditeurs essaient d’être présents lors de grands évènements pour des raisons essentiellement promotionnelles (on pense évidemment au festival d’Angoulême), l’objectif dans ce cas-là est surtout commercial. En effet, les ventes réalisées lors de ces événements constituent la quasi-totalité des ventes réalisées durant l’année.

Les auteurs et éditeurs programment donc la sortie (ou la réimpression) de leurs albums en fonction de l’actualité du moment même si l’évènement est parfois annoncé tardivement. Judith Kaluaj a fait correspondre la sortie de Vrai ou faux avec la première rencontre de Zando BD en novembre 2019 (j’en parle plus loin) et celle de Zéro complexe avec la tenue du SABDAM, un mois plus tard. Lorsqu’il n’y a pas assez d’évènements, les acteurs du 9ème art n’hésitent pas à en créer. C’est le cas d’OYB qui, en novembre 2019, à l’occasion de la 2ème Edition de la Manga and Geek Days, fêtait la sortie de ses deux premières Bande-dessinées. La 3ème BD sortira d’ailleurs lors du SABDAM en décembre 2019.

La Guerre des richesses ©David Tshibuyi

Un autre exemple du même type est celui de David Tshibuyi (La guerre des richesses) qui a organisé en octobre 2019, le premier salon du manga Congolais. Plusieurs animations étaient prévues : concours Gaming, chasse aux trésors, défi Manga, Karaoké Congolais et Japonais, concours de dessin et Manga, cuisine japonaise, quiz, projection des films, portrait, table d’échange, show arts martiaux et origami. Par contre, un seul manga était proposé à la vente : le sien.

A l’initiative de Jérémie Nsingi, qui l’a proposé à l’UABD (L’union des auteurs de BD), lui et quelques autres (Roger Beley avec Fula Ngenge, Mola Boyika avec Kuluna girls, Santa Kakese avec Mfumu buku, David Tshibuyi avec Les trésors du sang) ont créé le programme Zando BD. Celui-ci consiste à une présentation par les auteurs de leur travail directement auprès des élèves, via une liste d’une centaine d’établissements scolaires. Cette présentation est accompagnée d’une exposition-ventes-dédicaces et d’un concours de dessins et d’écriture doté de quelques prix.

De fait, Zando BD marche bien. A chaque rencontre (il y en a eu 7 jusque-là), ce sont entre 100 et 250 exemplaires qui sont vendus à des élèves qui souvent se cotisent ou même se privent de l’argent de leur transport pour acheter une BD qui leur a plu. De cette manière, Miss Diva, le dernier album de Nsingi et le plus populaire auprès des élèves, s’est écoulé à plus de 1800 exemplaires depuis sa sortie en décembre. La revue Fula Ngenge rencontre également un franc succès. Les prix sont également calculés en fonction des possibilités financières de la population kinoise, ce qui permet à ceux-ci de se vendre plutôt bien et de se diffuser au sein de la population. Quelques exemples le démontrent.

Kin, les réalités crayonnés a été tiré en 2016 à 1656 exemplaires et vendu à 2500 Francs Congolais (Fc)[7], le stock était entièrement écoulé en 2019. Autre production de Mola Boyika, les 900 exemplaires de Kuluna girls (450 pour chacun des deux versions, françaises et lingala) ont été vendus au prix de 1000 FC (0,58$). Aujourd’hui, le stock est épuisé, tout comme le collectif Lamuka, tiré à 665 exemplaires.

Zero complexe ©Judith Kaluaj

Judith Kaluaji a fait imprimer à 100 exemplaires chacun de ses deux derniers titres (Vrai ou faux et Zéro complexe) pour un montant d’environ 70 000 FC l’unité (soit un coût de revient unitaire légèrement inférieur à 0,50 $ par numéro). Là également, si les prix de vente étaient bas (Vrai ou faux à 2000 FC et Zéro complexe à 3000 FC), l’ensemble de l’argent récolté a permis de dégager un bénéfice lui permettant d’envisager un second tirage pour un évènement à venir. Bien qu’étant une société commerciale, OYB ne tire chacun de ses titres (vendus 7$) qu’à 50 exemplaires à chaque fois. Les retirages ne sont programmés qu’en fonction des évènements à venir et l’état des stocks disponibles.

Cette manière de faire a pour avantage d’entrainer une grande souplesse dans le contenu au fur et à mesure des parutions successives. Cette situation peut être illustrée par Kuluna girls de Mola Boyika. Une première édition à 20 exemplaires sort lors de la 1ère édition de Kin anima bulles[8], en 2010. Une deuxième édition suivra en 2011. Celle de 2019, sortie en deux versions, français et lingala, constitue la 3ème. A chaque fois, Mola reprend son histoire, redessine ou raccourcit certaines planches et améliore son travail. Judith Kaluaj a la même démarche puisqu’elle a repris son ouvrage et modifié plusieurs cases de Vrai ou faux entre la première et la deuxième impression.

 

Le marché local, cible majeure des auteurs

 

L’un des objectifs affichés par les auteurs reste clairement de pouvoir décrocher des contrats plus lucratifs auprès d’ONG ou d’agences de communication, elles-mêmes bénéficiaires de marché avec des bailleurs de fond pour des campagnes de sensibilisation. Le meilleur moyen pour ces auteurs reste de montrer leur talent en présentant une œuvre complète même si celle-ci ne fait qu’une vingtaine de pages.

Beaucoup ont également dans un coin de leur esprit un autre espoir qui est de se faire remarquer par un éditeur occidental et être édité en Europe. En ce sens, cette abondante production Congolaise ne diffère guère de l’édition de fanzines que l’on pouvait trouver dans certaines régions de France dans les années 80 et 90, et qui constituait une pépinière de talents en devenir. Cependant, se faire connaître et montrer leur talent n’est pas l’unique ambition des dessinateurs cités dans cet article. Viser le marché local afin de vendre des exemplaires et gagner un peu d’argent, quitte à le réinvestir par la suite dans des réimpressions ou dans la sortie d’autres albums les motive également.

Beaucoup ont conscience que la conquête du marché local est une étape obligatoire et nécessaire, voire même dans certains cas, une finalité. Le public Congolais reste le public visé. De ce fait, pour se faire comprendre de la population, la langue utilisée est régulièrement le lingala, même si le français reste majoritaire. Il arrive même que le récitatif soit en français et les dialogues en lingala, langue que les lecteurs maitrisent souvent le mieux, même s’ils sont entièrement scolarisés en français à compter de la fin du cycle primaire.

Kuluna girls ©Mola Boyika

Autre cas, certaines productions proposent des planches de BD en lingala avec des encarts publicitaires et annonces uniquement en français. C’est par exemple le cas de Boyoma espace, magazine boyomais[9] de Dody Lobela, diffusé en 2016. Les thèmes abordés par les différents auteurs relèvent beaucoup de la vie urbaine à Kinshasa. Beaucoup d’auteurs racontent de façon anecdotique des évènements qui leur sont arrivés ou auxquels ils ont assisté. Vrai ou faux de Judith Kaluaji parle – entre autres – de la dépigmentation de la peau, Kuluna girls évoque l’opposition entre deux filles, censées être des amies.

Autres exemples, dans la production d’AnTron, avec Ya Bana Kin, série qui retrace (en plus drôle) la réalité des relations entre civils et policiers congolaise en suivant le quotidien d’un agent de police fictif, La Banane. Au péril de l’amour raconte les relations amoureuses de kinois, dans leur aspect le moins romantique.

Dans Aminé dans le collier, le très prolifique Yann Kumbozi retranscrit une rumeur bien connue de Kinshasa relevant de la sorcellerie : un policier qui après avoir dérobé un collier à un jeune couple entendit l’objet lui demander de le rendre à son propriétaire. C’est donc la vie du quotidien qui est relatée, sans fard ni fantasme. Ces histoires « parlent » aux acheteurs potentiels et expliquent le relatif succès des albums.

Face à la pénurie de maisons d’édition et de librairies et confrontés à l’absence de couverture médiatique sur leur travail, les auteurs et éditeurs de BD Congolais s’organisent et – on l’a vu – diffusent eux-mêmes leur travail en mettant en place une sorte de filière courte impliquant une « relation directe entre le producteur et le consommateur ». Même si la quasi-totalité de cette production abondante relèverait du fanzine sous d’autres cieux, il n’en est pas moins incontestable que la scène de la BD Congolaise est vivante et dynamique, se renouvelant en permanence avec l’arrivée constante de nouveaux auteurs.

D’autres – ils sont légions – se font connaître via Internet, « publiant » leur travail et leurs planches  sur Facebook, via en particulier la page Bande dessinée africaine, ou sur tout autre réseau social (c’est le cas, exemple parmi d’autres, de Daniel Sixte via DSkomix). Mais il serait hasardeux d’en déduire que l’avenir du 9ème art Congolais est assuré. Rappelons qu’aucun éditeur ayant pignon sur rue, qu’il soit privé ou public, n’a édité d’albums de BD depuis de nombreuses années et que le 9ème art reste rarissime dans les journaux d’un pays qui, par ailleurs, ne compte aucun magazine spécialisé ou tourné vers la jeunesse.

Le seul espoir des auteurs congolais pour percer reste malheureusement l’étranger et en particulier l’Europe. C’était le sens de la démarche qui a mené à l’organisation des bulles de la ruche, une résidence de création qui s’est tenue à l’Institut français lors de la 5ème fête du livre de Kinshasa en 2017. Portée par La ruche productions, une boite de production audiovisuelle française, cette résidence a permis la sortie de trois mini-albums en gris et blanc : Bujumbura dans le viseur de Patrick Kaluta, La vie n’est pas toujours ailleurs de Papa divin (Trésor Matameso) et Mbote Kinshasa ! de Thembo Kash, tous les trois scénarisés par Sébastien Maitre, avec l’appui de Maria Lucia Castrillon pour les deux premiers. Si Bujumbura dans le viseur et La vie n’est pas toujours ailleurs servent surtout d’outils promotionnels pour les auteurs[10], Mbote Kinshasa !, inspiré par un court métrage du même titre (Bonjour Kinshasa !) sorti en 2015, fit l’objet d’une édition en parallèle par La boite à bulles.

Être édité en Europe, pour des raisons économiques et de reconnaissance, reste l’objectif majeur et principal de la quasi-totalité des auteurs. Il est donc logique que, lors du dernier SABDAM, un certain nombre de résolutions soit sorti de la table ronde qui a réuni les acteurs de la bande dessinée, les énumérer permet de se garder de tout enthousiasme excessif :

  • la quantité de publication doit être faite de manière qualitative ;
  • la professionnalisation du métier d’artiste comme préalable au succès éditorial ;
  • l’impérieuse nécessité à convaincre les éditeurs à considérer les talents locaux,
  • comment trouver des alternatives aux difficultés d’imprimer sur place vu les entraves telles que le coût élevé du papier ainsi que des taxes exorbitantes dans un secteur qui devrait en être exonéré. Parmi des suggestions envisagées : imprimer en dehors du Pays (en Chine par exemple) ;
  • l’implication du Pouvoir Publique pour endiguer les difficultés et les obstacles dans la diffusion des œuvres ;
  • les artistes doivent avoir les possibilités de mobilité pour des échanges constructifs ;
  • l’engagement de l’artiste bédéiste face aux problèmes d’intérêt public ou national ;
  • la création de plusieurs maisons d’édition spécialisées en BD ;
  • des stratégies de vulgarisation et de sensibilisation par les arts dans différents domaines, notamment les élections, l’alphabétisation, la vulgarisation ;
  • le Pouvoir Public devrait légiférer une loi protégeant les secteurs des acteurs des œuvres de l’esprit, y compris les dessinateurs de BD ;

 

De fait, la situation de la BD Congolaise n’est pas rose et force est de constater que les stratégies mises en place par les auteurs et quelques jeunes éditeurs débutants n’ont pour ambition que de combler autant que possible les défaillances de l’ensemble de la chaine du livre ainsi que l’inertie totale, voire même l’action contreproductive[11], des pouvoirs publics.

Quel incroyable pays que la RDC ! Capable d’engendrer des artistes incroyables dans un contexte aussi déplorable, la scène artistique locale force souvent l’admiration et fait l’objet de nombreux documentaires, articles ou ouvrages. Pour l’auteur de cet article, au-delà d’une certaine fascination, on peut cependant voir la situation sous un autre angle et considérer toutes ces productions artistiques comme – malheureusement – de remarquables anomalies.

A l’instar des fleurs qui poussent au milieu des ruines en quelque sorte.

 

Christophe Cassiau-Haurie

 

[1] En particulier lorsque le premier auteur de BD du pays, Mongo Sisé (seul élève africain d’Hergé) y enseignait, avant de s’orienter vers la banque, métier plus rémunérateur.

[2] Santa Kakésé, Gilson Kitoko, Gloria Muluku, Mola Boyika, Ger Mokanse, Reddy Ngoma, Espedi Muyulu, Elie Sept Ngiene.

[3] L’expression fula ngenge vient du titre d’un album sorti en 1999 du célèbre chanteur et musicien Papa Wemba et peut être traduit par « (celui qui) souffle de la joie » ou porte bonheur.

[4] Le Centre Congolais de la bande dessinée avait déjà édité un précédent magazine du même titre entre 1999 et 2001 (8 numéros), d’où le terme « New look ».

[5] PECE : Programme d’éducation Civique et électorale de la CENCO : Conférence épiscopale Nationale du Congo.

[6] Jérémie Nsingi et Dick Esalé y publient quelques pages dans le N°4.

[7] Soit 1,50 $ à peu près. A noter que du fait d’un change très fluctuant de sa monnaie nationale, l’économie de la RDC est complètement dollarisée dans les faits et dans les esprits (personne ne calcule en Fc, par exemple).

[8] Salon de la bande dessinée et du film d’animation, lancé en 2010 par le scénariste français Appollo qui vivait à Kinshasa à l’époque. Kin Anima bulles connaîtra deux éditions.

[9] Boyomais est l’appellation pour désigner les habitants de Kisangani (ex-Stanleyville), 3ème ville du pays, du nom d’origine de la ville, d’avant la colonisation : Boyoma.

[10] Ils sont diffusés gratuitement.

[11] Ce constat n’est pas nouveau, je me permets de renvoyer le lecteur vers un de mes articles sur le sujet qui date de 2003 : http://africultures.com/letat-contre-le-livre-le-cas-du-congo-democratique-3174/

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