Sénégal : l’enjeu du numérique

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Dans un Sénégal où le cinéma est sinistré, se saisissant des atouts de la révolution numérique, des gens se battent pour proposer des alternatives à l’invasion permanente d’images extérieures. Rencontres avec des hommes et des femmes remarquables.

Des voix endogènes sur des sujets qui décapent
Dakar, jeudi 4 décembre 2003, 10 heures du matin, près du point E à la galerie-café Artefat, agréable lieu d’exposition d’art contemporain, pour une séance de presse de la dernière production de Cheick Tidiane Ndiaye :  » Raconte un peu « . Dommage que peu se soient déplacés : cette émission pour la télévision (reportage + débat) qui donne la parole à des gens qui ont quelque chose à dire sur un sujet touchant la vie de tous s’ouvre cette fois à quatre séropositifs, hommes et femmes. Deux ont demandé à ce que leur visage soit brouillé mais deux parlent à visage découvert, regard caméra. L’émotion est au rendez-vous : ces témoignages sont bouleversants, et révèlent les rejets d’une société qui accable les sidéens, ne voyant en eux que la dégradation des mœurs. A l’écran, des êtres humains, des victimes qui se redressent pour parler.
De telles images ont une force pédagogique indéniable, ouvrent à la tolérance, posent les questions qui dérangent… Les sujets ne manquent pas, qui passionnent le public : emploi, femmes, enfants des rues, problèmes de couples, nouveaux phénomènes religieux, albinos etc. Une alternative aux regards exogènes :  » Tous les docus sont faits par des Européens qui nous disent : « regardez qui vous êtes ! » « , lance Cheick Tidiane.  » L’enjeu est de mettre l’argent seulement dans le cinéma avec des films qui mettent dix ans à se faire comme Karmen ou bien constituer une mémoire audiovisuelle, documentaire.  »
Produire en masse des images en Afrique pour que les Africains aient leurs propres images et non toujours des images importées : ce n’est qu’à cette condition que des voix endogènes pourront jouer un rôle dans cette  » invention de l’Afrique  » dont parlait le Zaïrois Vumbi Yoka Mudimbe, se débarrasser de l’odeur d’un Occident qui obsède et étouffe pour risquer ce qu’il appelle « la folie de Tirésias » : le pouvoir de produire une parole autre, hors des sentiers battus et des certitudes habituelles.
Le Sénégalais Moussa Touré rencontre un bon succès dans les festivals internationaux avec ses documentaires sur les enfants des rues (Poussière de villes) et les femmes violées (Nous sommes nombreuses) à Brazzaville : un nouveau type de documentaire de qualité émerge, qui aborde de front les problèmes qui fâchent et touchent les spectateurs davantage que les soporifiques films de patrimoine (l’habitat, les danses, les plats traditionnels etc.) produits par le CIRTEF pour les télévisions nationales. Lorsque les problèmes des femmes sont à l’écran, la télé est assaillie de coups de fils pour une rediffusion !
Le nœud gordien de la télévision
Mais la télé justement, au Sénégal, est le nœud qui bloque : la RTS (radio-télévision sénégalaise) est installée dans son monopole et vient juste de lancer RTS2, une deuxième chaîne, dite  » la chaîne culturelle « , mais qui diffuse des clips toute la journée (d’ailleurs souvent de production locale). D’où le succès des bouquets satellites : par exemple pour 7000 FCFA par mois (10,67 euros), une dizaine de chaînes allant de TV5 à CNN, Euronews à RTL9. CFI en fait également partie, mais la chaîne cessera d’émettre pour les particuliers en 2004, ne devenant plus qu’un outil de coopération pour les télévisions nationales qui continueront d’y repiquer sans frais des émissions, ce qui n’est pas sans tuer dans l’os les productions locales : pourquoi se fatiguer à payer puisque c’est gratuit ? La seule perspective pour CFI qui motiverait les producteurs : plutôt qu’un achat aléatoire à bas prix, qu’on leur demande de fabriquer des produits qui seraient ensuite proposés aux télés nationales.
 » La montée des télés privées sera un aiguillon !  » ajoute Cheick Tidiane Ndiaye.  » Mais s’il n’y a pas de productions derrière, ça va devenir des télés ghettos !  » La production de docus ne coûte pas très cher : un 52′ sur le chômage des jeunes diplômés revient à 15 000 euros. Et des maisons de production se sont montées, qui produisent en sous-traitance :  » A la RTS, il y a une post-production mais elle n’est pas toujours fiable ! Tout ma post-production se fait dans ma société.  »
Au Sénégal, Khalil Gueye est hyper-connu depuis qu’il a présenté  » Boulevard des stars  » à la télévision. Il y produit maintenant deux émissions :  » Souvenirs, souvenirs  » sur la musique de la génération des années 60-70 et  » Au fond des choses « , sur une personnalité au parcours intéressant. A son actif, des expériences américaines et françaises qui le mettent à l’aise dans ses relations avec les télés du Nord. Par contre, au Sénégal, c’est l’affrontement :  » On est à la merci de l’audiovisuel d’Etat qui commence d’ailleurs au moment où il est question de libéraliser à créer des succursales, comme la chaîne RTS2. Avec Cheick Tidiane Ndiaye, on s’est structurés et l’association comporte une dizaine de producteurs indépendants : elle pratique un lobbying actif dans la presse et à la radio avec des arguments fouillés.  » Une loi sur l’audiovisuel est l’objectif premier et sous cette pression, l’Etat a bougé. Déjà, une ouverture à des télévisions privées avait été annoncée en 2000, lorsque le ministère de la Communication avait lancé un appel à candidature pour l’obtention de licences pour télévisions privées. Khalil Gueye comme les autres ont retiré le cahier des charges au ministère et préparé son dossier, mais voilà que juste avant les législatives, les autorités ont arrêté le processus. Le président Wade a déclaré récemment dans une interview :  » La Télévision, c’est dangereux : on ne donne pas ça à n’importe qui ! »
 » Si le peuple est mûr pour l’alternance, il l’est pour des télés privés « , répond Khalil Gueye. De fait, on sent la libéralisation proche. La RTS achète des programmes et tous s’agitent pour occuper le marché des fictions, des clips, des news, des variétés. En attendant, pour survivre, on fait du film institutionnel, en anglais, en français, en CDRom, en VHS ou bien des films industriels, toute la gamme jusqu’au spot publicitaire…
Nécessaire compétence
Le numérique ?  » On est hybrides, répond Khalil. Le matériel manque encore : on tourne souvent une partie en béta qu’on digitalise ensuite pour arriver à du tout numérique  » Dans son appartement du Plateau, à un 4ème étage de la rue Carnot, Generation TV tient dans six pièces : bureaux et bancs de montage. Le numérique permet économies d’échelle, de place et de manipulations. Lorsque les contrats seront là, le matériel suivra.
L’enjeu est une formation de qualité au sein de maisons de productions constituées, sinon, dit Khalil,  » on évoluera vers un non-professionnalisme barbare qui va générer un non-professionnalisme barbare de la diffusion ! La débrouillardise est dangereuse !  » On voit le danger : la production en vrac de VHS médiocres qui fermeront les portes de l’Occident,  » alors même que l’audiovisuel peut maintenir un dialogue entre les jeunes Africains et les Français « , ajoute Khalil.
Une vision sans doute un peu idéaliste dans l’état actuel des choses, mais qu’est-ce qui empêcherait de bons produits locaux d’intéresser les télévisions internationales ? Ainsi que, lorsqu’elles seront plus ouvertes aux productions africaines, les télés nationales des autres pays ?
La formation ? Justement, Dakar peut s’enorgueillir depuis 1997 d’une école d’apprentissage de l’audiovisuel, le Media Centre, qui forme chaque année gratuitement, soutenue par l’ONG norvégienne Forut (www.forut.sn), douze apprentis cinéastes, à parité : six femmes et six hommes. On lui reproche de ne pas opérer une sélection assez sévère au départ et de faire une formation au rabais : en un an, ils sont lâchés après avoir touché à tout sans rien approfondir. Mais les résultats sont là : on les retrouve parmi les jeunes techniciens et réalisateurs de la télévision sénégalaise et ils se font leur place dans le milieu de la production audiovisuelle. Des stages de perfectionnement leur permettent de se mettre à niveau et c’est sur le terrain qu’ils se développent.
Une école globale
Zoomons un peu sur ce Média Centre qui suscite force éloges et critiques. Au départ, il est né d’un constat : en l’absence de politique de cinéma, le Sénégal ne poursuivait pas les voies royales ouvertes par Paulin Soumanou Vieyra, Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambety. Il s’agissait pour le Forut de permettre aux jeunes l’accès à la vidéo pour rendre compte des réalités sociales. Avec l’outil technologique, le Media Centre les engage non seulement à réaliser des enquêtes sociologiques dans les quartiers mais aussi à s’exprimer et développer leur créativité. Sept ans après la création, une unité de production est créée en janvier 2003, « Les Productions du quartier », qui a déjà permis à El Hadj Samba Sarr de réaliser Les Soldats des planches, un documentaire sur les difficultés d’insertion des élèves comédiens dans le milieu professionnel, à Joe Ousmane Fall de faire un docu sur un musicien qui a perdu les treize membres de son groupe dans le naufrage du Djola et qui tente de redémarrer un nouveau groupe ou à Joseph Ubaka, un jeune Nigérian, de traiter les problèmes d’intégration de la communauté nigériane au Sénégal à qui l’on reproche souvent de trafiquer de la drogue…
Des fictions sont aussi en production, sur des histoires d’amour qui tournent mal ou les problèmes de communication dans le couple. Et l’ambition d’aller plus loin est là : les courts métrages devraient ouvrir à la préparation de longs métrages, films d’auteur mais aussi films commerciaux exploitant les genres cinématographiques comme le polar pour atteindre un public populaire…
Le modèle nigérian de production en masse de vidéos à destination du public local, cette « Inde africaine », est dans toutes les têtes. Dans un contexte où les salles de cinéma ferment et pour créer les conditions d’émergence d’une industrie de la vidéo,  » il s’agit de faire des films qui soient en adéquation avec l’économie dans laquelle on évolue « , indique Hamet Fall Diagne, responsable du nouveau département production. La diffusion ? Un documentaire réalisé par l’Ivoirienne Chantal Djédjé a été vendu à CFI. Et sur place, le Média Centre a co-produit l’émission Sénérap TV diffusée sur la RTS et animée par la vedette du rap africain Didier Awadi, de Positive Black Soul. En perspective, l’exploitant et distributeur Khalilo Ndiaye envisage de montrer les longs métrages en salles sur grand écran en les équipant de vidéo-projecteurs. Mais déjà, le festival des films de quartier projette les productions du Media Centre au grand public. Il a dorénavant gagné ses lettres de noblesse et fête ses cinq ans le 20 décembre 2003 à l’Hôtel de ville de Dakar au cours de la nuit des Ebènes où sont remis les prix du festival.
 » Il faut faire évoluer le contexte économico-politique, explique son directeur Moussa Gueye. Les décideurs doivent comprendre qu’il faut maintenant atteindre un seuil de qualité professionnelle pour que la bonne graine puisse germer.  » Un partenariat entre l’université Bordeaux III et celle de Dakar permettra à partir de 2004 d’améliorer le niveau des formations au cinéma, pour répondre aux préoccupations au niveau de l’écriture, et se poser notamment la question des adaptations littéraires. Tant dans la conception que la diffusion,  » il faut apprendre à lire le film, éduquer à la consommation de l’image « .
Pour Modibo Diawara, responsable de la formation, le but est  » d’intégrer les préoccupations essentielles de ce pays en matière de formation technique et de production audiovisuelle et vidéo « . Un atelier est en cours sur le documentaire, auquel participent des anciens élèves, animé notamment par des intervenants extérieurs, tandis que durant le festival, des ateliers travaillent sur la production et sur la place des femmes dans les médias audiovisuels.
En plus d’une salle d’ordinateurs connectés à internet, le Forut Media centre dispose déjà de cinq unités de tournage vidéo numérique de la gamme Sony PD 150 et PDX 10 ainsi que de cinq stations de montage numérique Avid Xpress. Cela permet aux élèves de réaliser leur film jusqu’au bout mais aussi à des cinéastes de venir y boucler des montages : Moussa Touré l’a fait pour Poussière de villes et Nous sommes nombreuses comme pour le clip musical qu’il a réalisé pour la chanteuse Coumba Gawlo Seck.
C’est donc armé d’une technologie, d’une mission et d’une pensée que le Media Centre déborde d’ambition. En plus des formations des douze jeunes financées par Forut, il tente une approche intégrée en développant en parallèle et de façon autonome un centre de formation aux métiers de l’audiovisuel, une unité de production, une stratégie de diffusion dans les quartiers et même en projet une salle de projection climatisée.
Les élèves du forut ? Des passionnés de cinéma. Cette année, leurs films portent sur le quartier de la Medina. Fatou Jupiter Touré avait lu l’annonce du concours d’entrée dans Le Soleil. Elle réalise dans le cadre de sa formation un documentaire sur la cordonnerie et ses problèmes, liés à la concurrence chinoise. Ses repérages l’ont emmené dans une douzaine d’échoppes. Aïcha Thiam suit la formation après avoir été en fac de droit. Son film traite des talibés mendiants sur lesquels elle a commencé à écrire un livre  » pour changer la mentalité des parents et qu’ils soient conscients des dangers « . Aliou N’Diaye suit en parallèle les cours de la fac d’anglais. Engagé, reprenant le mot de Césaire, il voudrait être  » une conscience de sa société « . Son film porte sur les problèmes d’aménagement, de transport, de pollution.
Il était tous aussi instructif de rencontrer des anciens élèves. Avant le Forut, Omar Ndiaye avait suivi les activités d’écriture de scénario et de critique de film du centre de formation audiovisuelle de St Louis. Son premier film a porté sur le pastoralisme urbain tandis que son deuxième, Saint-Louis, les caprices du temps, montre les changements et la renaissance de St Louis. Il s’occupe maintenant de la gestion du festival au Media Centre. El Hadj Mamadou Niang, lui, n’avait jamais fait de cinéma. La formation forut lui a permis de se spécialiser dans la prise de son et son premier film porte sur le quartier populaire de Grand Dakar où il habite. Ousseïnou Ndiaye étudiait la philosophie à l’université quand il a vu l’annonce pour le concours Forut dans le journal. Son film présenté au 4ème festival, Cocktail de vies, porte sur les couples mixtes blanc/noir. Il travaille au Forut à la production caméra/son. Lamana Seck avait été au Centre de documentation cinéma Daniel Brottier de St Louis. Après avoir étudié la sociologie et la philosophie, il a entendu parler du concours Forut. Trois ans après avoir terminé la formation, il travaille en freelance sur des émissions télé et donne un coup de pouce aux étudiants pour les aider à terminer leur film.
Succès public
 » Il faut dompter l’outil : on se forme tous les jours « , disent-ils en cœur, la compétence étant le grand atout pour réussir dans ce milieu.  » La formation m’a fait comprendre que je ne cesserai jamais d’apprendre « , lance Aïcha Thiam. Ce concept de formation permanente enclenchée par une année d’introduction suivie de stages complémentaires est à la fois exigeant et prometteur : tous sont en attente d’une explosion du marché avec la libéralisation des télévisions.  » La vidéo nous permet d’être libre, de créer, de faire ce qu’on veut, de se former : on attend plus d’avoir la réponse des bailleurs sur un scénario !  » Il y a dix ans, un tournage au Sénégal était un événement.  » Maintenant, chaque jour quelqu’un tourne quelque chose quelque part : la vidéo démocratise.  » Le sujet ? Les réalités quotidiennes et  » une Afrique qui rêve et sourit « . Résolument contre le misérabilisme, ils tournent spontanément, pour se faire la main, mais avec en perspective  » une autre forme de production qui ne soit ni américaine ni française  » : ils font leurs films pour les Sénégalais, dans le souci d’éduquer.  » Le destin des films, c’est la télé ! « , disent-ils ensemble, avec le souci aussi de distraire le public. Goorgoorlu (qui se traduirait par « le débrouillard », au sens de se faire homme à tout prix, faire des efforts quotidiennement), une série télé de sketchs courts réalisés par Moussa Sene Absa, un produit RTS, a rencontré un énorme succès. Tirée des bandes dessinées de TT Fons, caricaturiste du journal satirique Le Cafard libéré, elle porte des titres comme « Un chômeur qui se débrouille », « Tous les métiers sont bons » ou « La solution n’est pas que l’homme reste à la maison ». Son acteur principal, Abib Diof (grand acteur du théâtre Sorano), qui appartient à la troupe Daraay Kocc, est connu de tous.
Le mardi soir, tout le monde est devant l’écran pour voir « les dramatiques du mardi », du théâtre sénégalais proche du vécu des gens. Les cassettes VHS de théâtre se vendent bien et le DVD se fait sa place. Par contre, les longs métrages vidéo de Mamadou Thior (Almodou) et Assane Ndiaye (Nef, Coumba, Kiné), que la diaspora trouve sur www.africaproductions.com, trouvent moins leur public en vente de cassettes VHS (à 10 000 FCFA) qu’en diffusions répétées à la télévision qui les a co-produits. Diffusé en juillet 2002, Almodou, qui traite des enfants mendiants des écoles coraniques, avait déclenché une vive polémique, dénoncé comme  » complot contre l’islam  » (cf. murmure détaillé sur le site d’Africultures)…
Une nouvelle rigueur
La DV, par sa légèreté, sa souplesse, sa simplicité d’usage et son moindre coût, bouleverse les conditions de production des images et multiplie les possibles. Voie royale du documentaire, elle ouvre le champ à de nouvelles formes d’écriture, plus singulières et novatrices. Mais elle peut aussi être le terrain de la médiocrité et du n’importe quoi : l’immédiateté et la solitude ne sont pas mères de qualité. Un projet de film se mûrit en confrontation et sur la durée. La liberté et l’indépendance de la DV posent ainsi l’exigence nouvelle rigueur, à la hauteur de l’audace que permet l’outil. C’est ainsi paradoxalement la question esthétique que soulève le plus la DV. Certes, elle impose des manques en terme de profondeur de champ, une image plate, des gammes chromatiques différentes du celluloïd, le son et l’éclairage à maîtriser… Mais elle ouvre à une esthétique plus intimiste, plus personnelle. Lors d’une rencontre professionnelle au festival Songes d’une nuit DV en octobre 2003 à St Denis, Moussa Touré disait :  » Je travaille en DV avec les mêmes règles que quand je fais un film en 35 mm. C’est ça, la vraie liberté. Mes films se montent en un temps record, j’ai même honte de le dire. C’est tellement préparé quand je tourne ! La liberté est dans le bonheur de penser qu’on va faire un film sans tous les soucis qui accompagnent le tournage d’un long en 35 mm. Là, on a vraiment le temps. Pour moi, le plus important, c’est qu’on est en train de faire du cinéma. « 

///Article N° : 3253

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Les images de l'article
Montage numérique à Génération TV © O.B.
Khalit Gueye, directeur de Génération TV © O.B.
Le Forut Media Centre de Dakar © O.B.
Entrée du Media Centre © O.B.
Media Centre : espace de projection/spectacles/débats © O.B.
Media Centre : espace de projection/spectacles/débats © O.B.
Hamet Fall Ndiagne, responsable des productions "Films du quartier" © O.B.
ModiboDiawara, responsable de la formation au Media Centre © O.B.
Moussa Gueye, directeur du Media Centre © O.B.
Les élèves du Forut au montage © O.B.
Media Centre : un élève au travail © O.B.
Des élèves de la promotion actuelle du Forut : Aliou Ndiaye, Fatou Jupiter © O.B.
Anciens élèves du Forut : Lamana Seck, Ousseïnou Ndiaye, El Hadj Mamadou Niang, Omar Ndiaye © O.B.




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