Une économie du design en Afrique ?

Au-delà de la conception internationale qui le restreint à des objets élitistes, on peut avoir du design une approche à la fois plus ambitieuse et plus modeste. Le design trouve sa source et son champ de développement dans la vie quotidienne. Il peut être visible ou non, démonstratif ou discret. C’est un art du contexte (culturel, économique, technique…) qui dépasse le travail sur des objets célibataires pour s’intéresser aux relations entre les hommes et leur environnement. C’est un processus créatif qui aboutit à la conception et à l’usage d’objets, d’espaces, de supports visuels ou de services.

L’étude de l’économie du design en Afrique étant un champ neuf, il demande à être défriché. La meilleure source d’information proviendrait des designers eux-mêmes et des lieux de diffusion de leur travail, mais aussi des personnes et structures impliquées dans les processus de design : clients, fabricants, entreprises de fret, manifestations culturelles, etc. Il faudrait esquisser des pistes de recherches et proposer une méthode d’enquête – en collaboration avec un économiste par exemple. Les cas les plus aisés à documenter sont ceux de designers faisant régulièrement la navette entre la France et le pays africain où ils produisent. Mais ces cas ne sauraient évidemment être représentatifs du continent, car ils se concentrent dans quelques métropoles d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale, et s’inscrivent dans des réseaux de coopération endogènes (“françafricains” ou francophones). Nombre de projets...

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Vitavapeur de Amira Atallaoui-Deverchère
© Exposition Design Made in Africa
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