Vidéo l’autre regard

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Un certain engouement pour la vidéo est né ces dernières années au Gabon. Le Centre National du Cinéma, avec son feuilleton populaire L’Auberge du salut, qui a connu un succès continental, et son téléfilm Orèga en 1999, en est devenu l’un des principaux animateurs. La vidéo a également permis à des indépendants de s’illustrer. Parmi eux, André Ottong qui a réussi l’exploit de réaliser deux longs métrages Sy et La Cithare sans aucune aide des pouvoirs publics ; il achève actuellement une série télévisée, La chambre des filles. Il faut également signaler le feuilleton Shanice de Patrick Bouémé. On est bien sûr loin des productions à la chaîne que l’on retrouve au Ghana et au Nigeria, mais de plus en plus l’intérêt pour la vidéo est grandissant.
De jeunes boîtes de production tels LIP, MS Production, AMI, Images Production 12 commencent à capitaliser une expérience, qui leur permettra bientôt de proposer des programmes de qualité aux différentes chaînes de télévision (RTG1, RTG2, TV+, Télé Africa) qui sont demandeurs de clips, de fictions légères et de documentaires.
Dans la foulée de cette effervescence, un concours de la vidéo scolaire est organisé depuis deux ans. Des professionnels encadrent la réalisation de fictions de 15 mn à partir de scénarios rédigés et interprétés par les élèves eux-mêmes. Le résultat est parfois surprenant et on découvre avec bonheur des graines d’acteurs et de réalisateurs. De toute évidence, les performances technologiques qui s’opèrent dans la vidéo, et l’accessibilité des coûts en matière d’investissement et d’équipement font de la vidéo le média le plus adéquat avec notre environnement. L’objectif étant de reconquérir nos écrans, la vidéo apparaît comme une solution de qualité, d’autant qu’en plus du tube cathodique les portes des grands festivals lui sont désormais ouvertes grâce aux réalisateurs de renommée qui ne rechignent plus à l’utiliser.

///Article N° : 1812

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