Youssou au quotidien

Entretien de Gérald Arnaud avec Youssou N'Dour

Reims, 1er mars 2008
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Youssou N’Dour a renouvelé le 5 avril une expérience exceptionnelle mais déjà coutumière : transplanter à Paris, au Palais Omnisport de Bercy (20.000 places) l’ambiance du Thiossane, son club de Dakar (500 places). (1) Alors que sort en France l’un des deux films dont il est le héros cette année, « Retour à Gorée » (2), le plus célèbre des chanteurs sénégalais – élu par le magazine américain « Time » parmi les cent personnalités les plus influentes de la planète – nous parle de son nouveau cd « Rokku Mi Rokka », de sa musique et de sa vie.

Tu as été toujours considéré à la fois comme le pionnier du « mbalax », la musique de danse néo-traditionnelle des Wolof, et comme le créateur d’un « afropop » plus éclectique. Or tes deux derniers albums internationaux – « Égypte » et « Rokku mi Rokka » – échappent totalement à cette classification. Est-ce un changement radical de direction ?
Même si mon public ou les connaisseurs ont voulu me cataloguer dans un style de musique particulier, moi je l’ai toujours refusé. On m’a appelé « le roi du mbalax », on a dit et écrit plein de choses dans ce sens, mais je n’y suis vraiment pour rien. J’ai toujours voulu garder ma liberté de création. Tout jeune j’ai su par mes origines multiples que le Sénégal est un pays très divers musicalement, et dès ma petite enfance j’ai assimilé toute cette diversité. Une de mes grands-mères, Hourousnia, que Dieu a rappelée l’an dernier, était de Podor, à la frontière de la Mauritanie, et elle ne parlait pas un mot de wolof.
Donc je viens un peu de là aussi. Chez nous depuis la colonisation on a voulu classer les gens en fonction de leurs origines ethniques ou régionales, même pour la musique moderne : « Toure Kunda c’est le sud, Baba Maal c’est le nord, Youssou N’Dour c’est le centre… moi cela m’a toujours beaucoup gêné. Vu mes expériences, ma liberté et toute la bataille que nous avons menée pour faire connaître la musique sénégalaise à l’extérieur, je peux maintenant me permettre, avec naturel et avec toute ma force, de toucher à ces musiques trop ignorées, qui viennent d’ailleurs que de Dakar, d’une région excentrée qui fait partie du Sénégal, mais qui jouxte le Mali et la Mauritanie.
Cet album est double : « Rokku Mi Rokka » (3) en peul cela veut dire : « on donne, on reçoit ». D’abord c’est une façon de rendre hommage, sans le souligner, intérieurement, au grand Ali Farka Touré. La deuxième chose, c’est qu’Ali Farka a voulu, et j’en ai parlé avec lui plusieurs fois, que nous ne baissions pas les bras par rapport au blues, à la revendication de ses origines. Ensuite il est arrivé qu’au niveau émotionnel, durant ces dernières années, j’aie vibré avec ce son du nord. J’ai vibré avec la musique mauritanienne, celle de ceux qu’on appelle les « Maures noirs » ou les « Négro-mauritaniens ». Au niveau du contenu, j’ai vibré aussi avec la terre, le terroir, grâce à Ali Farka Touré, qui est toujours resté avant tout un paysan, ce que je n’ai jamais été. Il m’a beaucoup apporté. J’ai eu aussi la chance de rencontrer Ba Mody, dont je suis en train de réaliser le premier cd. C’est un chanteur formidable de cette région du nord, qui m’a servi de conseiller, de guide musical : nous avons passé des nuits entières à composer ensemble, à Dakar, comme si nous étions dans la brousse. C’était fantastique, passionnant, et l’album est né sans effort, très naturellement, de ce simple échange.
Je ne parle pas le peul, mais je comprends le toucouleur. On a toujours isolé nos différentes langues, et j’ai toujours été contre. J’ai d’ailleurs souvent chanté dans d’autres langues sénégalaises que le wolof. Il faudrait au contraire les exposer à égalité, pour que nos enfants apprennent plusieurs langues. Par la répartition de la population, le toucouleur, qui est la langue de ma mère, est une langue nationale autant que le wolof. Sa vibration est partout présente au Sénégal.
La Médina de Dakar, où tu as grandi, est le quartier le plus « mélangé » de la capitale…
C’est un quartier multiculturel. La maison voisine de celle de ma grand-mère Marie Sène, où j’ai grandi, c’est une maison de famille toucouleur où la plupart des gens ne parlent pas bien wolof. Il y a déjà des liens de famille très forts, par les mariages ; mais ces liens devraient être beaucoup renforcés par l’écriture, par le cinéma, par la musique, par la poésie. J’espère que « Rokku Mi Rokka » y aidera.
Tu as fait appel au luthiste malien Bassekou Kouyaté. C’est l’un des musiciens majeurs de la musique mandingue actuelle, et il joue un grand rôle dans ton disque, mais il est absent de ta tournée…
Par coïncidence, il vient de sortir lui-même un disque très important (4) c’est pourquoi il ne pouvait participer à ma tournée aux États-Unis et en France. J’ai tenu à le laisser faire ses trucs ; mais nous allons nous retrouver pour ma tournée européenne, où il fera la première partie avec son groupe, puis jouera avec nous en deuxième partie. C’est très important pour moi, car il a marqué tout cet album de son empreinte. Avec Ali Farka il jouait déjà toutes sortes de luth, ngoni ou xalam, mais il tenait plutôt un rôle de bassiste, puisqu’il avait devant lui un guitariste extraordinaire. Lui-même, c’est un immense virtuose, et d’une simplicité extraordinaire. C’est l’un des plus grands musiciens que j’ai jamais rencontré.
C’est la première fois que dans un de tes disques on entend ce luth « xalam » qui est pourtant l’instrument national du Sénégal ?
Il est difficile de l’accorder avec les instruments modernes. Il y a eu un petit peu de son de xalam dans « Nothing’s in vain », mais c’était un ingrédient ajouté à une musique plus moderne. Tandis que dans « Rokku mi Rokka », le xalam fait vraiment partie de la base musicale.
Quels rôles jouent ceux qui cosignent tes compositions, comme Kabou Gueye depuis longtemps, et Ba Mody dans ce nouveau cd ?
Kabou est musicien, il a été notre bassiste, mais il intervient surtout pour l’élaboration des textes. Dès que j’ai une idée, une histoire, un sujet, Kabou vient travailler avec moi sur l’écriture, pour l’améliorer en discutant, en corrigeant et en enrichissant les phrases, en proposant d’autres expressions… Nous travaillons ensemble depuis trente ans et ça se passe toujours très bien. En général nous passons une nuit blanche et le matin on a sorti une ou deux chansons magnifiques, avec un texte formidable ! Cela, c’est de l’acquis pour moi comme pour lui.
Quand je compose avec quelqu’un d’autre, comme Ba Mody dans ce disque, je vais le voir avec mes idées, puis j’attends. J’attends qu’il commence quelque chose, qu’il se passe quelque chose. Quand je travaille avec quelqu’un qui vient du blues ou de la musique du terroir, je me prépare en conséquence. C’est comme une simple discussion, dès qu’il commence quelque chose, j’ai tout de suite autre chose qui vient s’ajouter, et qui perturbe sa première vision de la chanson. Petit à petit cela devient une nouvelle chanson, et nous n’arrêtons pas de nous interrompre et de nous relancer jusqu’à ce que la chanson nous paraisse achevée à tous les deux.
Quand je compose seul, c’est complètement différent. J’ai des petites idées qui me viennent, je les enregistre au fur et à mesure. A un moment ou un autre j’appelle tel ou tel musicien que je sens bien pour développer ça, et je commence à structurer la chanson dans toutes ses parties. Cela peut changer beaucoup en cours de route. Dans ce nouveau disque il y a des chansons où les arrangements ont été plusieurs fois remplacés par d’autres. Moi-même quand je chante j’improvise toujours, et j’aime faire de même quand on élabore les arrangements. C’est toujours en se trompant qu’on avance.
A quelques mois d’intervalle, tu as sorti « Alsaama Day » à Dakar, puis « Rokku mi Rokka » dans le monde entier. Une fois de plus, ces deux albums n’ont rien de commun. Qu’est-ce qui motive cette double production parallèle, qui dure depuis près de trente ans ? C’est une nécessité commerciale, ou un choix délibéré ?
C’est un principe. J’ai toujours pensé que les cultures et les musiques peuvent se mélanger, s’enrichir les unes des autres, mais en gardant leurs petites différences. Je ne vais pas sortir aux Etats-Unis le disque de mbalax que je viens de sortir à Dakar. Là-bas ils ne savent pas danser sur ce genre de rythme, ils attendent autre chose, qui ressemble plus à ce qu’ils connaissent. Je me situe entre toutes ces musiques, et entre ces deux démarches. Je suis un trait d’union, un pont entre les musiques et les cultures. Le pont, si on le coupe, rien ne passe plus. Heureusement ou malheureusement, je suis devenu un pont, donc je me dois de garder mon style de mbalax, mais je me dois aussi d’utiliser cette chance que j’ai eue pendant toutes ces années de rencontres et de découvertes d’autres sonorités, d’avoir une autre vision et d’arriver à créer quelque chose d’autre, qui va bien au-delà du mbalax. C’est une chance que j’ai saisie, ça c’est clair.
Je ne crois que je n’ai plus le droit aujourd’hui de me replier d’un côté ou de l’autre, vu ma réputation et ce que les gens attendent un tout petit peu de moi… les deux me plaisent et me nourrissent, c’est ce qui garde intacte ma passion pour la musique… sinon j’en aurais eu marre depuis longtemps !…ça fait près de trente ans que je suis sur la scène, et si j’avais fait seulement du mbalax, je m’en serais fatigué et lassé. C’est cette liberté d’aller dans les deux sens, de faire des expériences, qui a préservé mon enthousiasme de musicien… je la vis chaque jour, et c’est un bonheur fantastique.
Tu envisages de fêter ces trente ans de musique ?
Il y a peut-être quelque chose qui va se passer. On considère que dans deux ans j’aurai 50 ans, inch’allah, et que j’aurai fait trente ans de musique, même si en fait j’ai commencé bien avant !
Moi, personnellement je ne fais rien, je n’envisage rien ; c’est à l’entourage d’en décider, selon les idées et les inspirations des gens qui pensent que c’est devenu important pour les Africains, de préserver Youssou N’Dour, sa musique, sa carrière… Moi, au-delà de la satisfaction, de ce que je ressens de sincère dans tout cela, les honneurs ne m’intéressent pas. Les autres ont le droit d’apprécier, de célébrer, de conserver de moi ce qu’ils veulent.
Tout le monde se demande comment tu fais pour mener de front tant d’activités différentes, musicales mais aussi économiques, humanitaires, sociales…
C’est très simple : huit heures de sommeil par jour, c’est une règle absolue, même si parfois je suis obligé de les interrompre, je les récupère dans la journée. Je ne suis pas un homme de bureau. J’ai juste des réunions hebdomadaires, obligatoires, avec tous les gens qui travaillent avec moi. Avec chacun de ceux qui sont responsables des structures, j’ai en général une réunion par semaine. Parfois cela peut se faire au téléphone ou par internet. Au total, cela fait cinq réunions par semaine, organisées le même jour et qui peuvent durer de dix à trente minutes. A partir de là les gens vont faire leur travail et je ne m’en occupe plus personnellement, même si je porte toute la responsabilité dès qu’il y a quelque chose de grave ou d’important, ils doivent me le dire, mais je ne porte pas les projets à leur place.
Comme j’ai de l’inspiration, même parfois des folies, et peut-être aussi un peu de moyens, bon, on fait des folies, je mets les moyens et j’attends ensuite des résultats. A partir de là c’est très simple : leur objectif c’est d’obtenir ces résultats et aussitôt que possible de ne plus avoir besoin de Youssou N’Dour. C’est ça le premier objectif. Par exemple si on parle des médias, le groupe de presse n’a plus besoin de moi ni de mon argent pour évoluer, il est devenu rentable, ça tourne.Voilà le principe, et apparemment ça marche : on en arrive à près de trois cents employés, au niveau du Sénégal c’est devenu une grande entreprise, et j’en suis très fier.
Pour en arriver là tu as beaucoup utilisé l’informatique. Pourtant tu as un beau site internet, mais qui n’est jamais à jour ! (5)
C’est vrai, mais ils sont en train de s’organiser en ce moment.
Tu es l’un des rares artistes africains mondialement connus qui a toujours refusé de t’exiler. Tu es presque toujours dans ta ville natale en dehors de tes tournées. Comment se passe une journée de Youssou N’Dour à Dakar ?
Ok ! une journée habituelle : je me lève tôt, entre 6h30 et 8h. Bizarrement, ce moment est consacré à la veille, au bilan de la journée précédente : les conversations, les notes, les rencontres, je réfléchis à toutes ces choses. Après, je prends mon petit-déjeuner et je vais aussitôt me recoucher. Généralement je me réveille vers 11h. Jusqu’à midi je donne beaucoup de coups de fil, au plan local ou vers l’Europe. Je déjeune souvent avec ma mère, qui vient en général vers 14h, et mon épouse, mes sœurs, les enfants, toute la famille. Je reste à la maison jusque vers quinze heures, et si j’ai des rendez-vous je reçois des gens jusque vers dix-sept heures. Après, c’est fini. Entre 17 h. et 1h du matin au moins, et souvent jusqu’à l’aube, c’est la musique, le cinéma, la télé, tout ce qui est culturel, avec des moments de break pour parler avec l’Amérique ou l’Asie, à cause du décalage horaire.
Tu vas encore à la Médina, dans le quartier de ton enfance ?
Oui, j’ai encore quelques amis qui y habitent, je vais les voir au moins une fois par mois. J’ai fait exprès d’installer le groupe de presse Futur Médias dans mon quartier, pour conserver ce lien.
Tu continues de chanter dans ton club, le Thiossane ?
Il est vrai que c’est devenu un peu plus rare, mais si nous sommes à Dakar et que nous n’avons pas de contrainte particulière on le fait automatiquement. C’est très improvisé : le matin je me réveille en décidant que le soir j’irai chanter au Thiossane. Je préviens la radio qui fait la pub et je sais que le club sera plein.
Comment s’organisent tes relations avec les musiciens du Super Étoile ?
A Dakar on se voit peu en dehors du travail, des séances de studio, des manifestations exceptionnelles ou des évènements familiaux heureux ou malheureux, là on est très solidaire. On se voit quand on joue, quand on répète, et c’est dans les tournées qu’on vit comme une vraie famille. On vit vraiment ensemble, on échange beaucoup plus, et c’est pourquoi ces tournées sont si agréables, c’est un vrai moment de communion. En dehors du fait qu’on se retrouve sur la scène, on discute, on échange, on boit le thé ensemble, chacun raconte sa vie et on rit bien. Comme nous faisons pas mal de tournées, nous vivons beaucoup ensemble… mais quand nous retournons à Dakar, nous avons tous besoin et envie de vivre chacun notre vie individuelle, avec la famille et les amis qui ne sont pas tous musiciens.
On a peu entendu les cuivres dans tes concerts récents. C’était pourtant l’une des richesses de ta musique, de la musique ouest-africaine en général. Tu as choisi de les délaisser ?
Non, je ne les ai jamais laissés tomber, j’adore ça et je resterai toujours un fan de l’Orchestra Baobab, du Star Band, des grands orchestres en général. Je continue de les utiliser beaucoup sur mes albums, comme le dernier. Pour cette tournée ce n’était pas toujours possible d’un point de vue budgétaire, et aussi à cause des engagements de chacun, mais on les retrouvera à la fin de la tournée, et notamment à Bercy. Il y a toujours au saxophone Thierno Koïté qui tourne aussi avec Baobab, Ibou Konaté à la trompette et maintenant Wilfrid Zinsou, un tromboniste togolais.
Tu es l’un des premiers musiciens africains à avoir fait de la lutte contre le piratage une véritable croisade politique. Es-tu satisfait du résultat ?
Je pense qu’elle a produit des fruits, mais à l’époque où nous l’avons entamée, seul le tiers-monde était concerné. Aujourd’hui avec l’internet, c’est le monde entier qui est touché. C’est très difficile de se relever, mais il ne faut jamais capituler et toujours essayer de trouver de nouveaux remèdes. Au Sénégal nous sommes parvenus à obtenir une loi votée à l’Assemblée nationale, bien négociée entre les artistes, le gouvernement, tous les acteurs, qui réprime vraiment la piraterie, protège les artistes et leur donne beaucoup de moyens juridiques pour se protéger. Maintenant, nous en sommes enfin à la deuxième étape : le moment de vérifier si la loi est vraiment appliquée, ce qui est loin d’être le cas pour l’instant. Le fait d’être arrivé à une loi consensuelle et contraignante est déjà un succès assez rare en Afrique. Je préfère pour l’instant rester en dehors de la société des auteurs sénégalaise, et continuer à constituer un groupe de pression, en attendant que la loi soit vraiment respectée. Elle ne l’est pas encore. Le grand problème maintenant, c’est l’ordinateur, les cybercafés et tout ça. Il faut réfléchir et inventer des solutions. Il faut installer des machines qui seront des distributeurs, légaux et payants, comme pour les boissons. L’idée existe, la technologie est là, les gens commandent, ils paient et ils repartent avec leur cd et la pochette. Je suis sûr que cela marcherait très bien en Afrique, parce que c’est le soir, la nuit que les gens ont envie d’acheter un cd, ou simplement une chanson. Il y a un côté ludique, c’est un jeu, et j’ai envie de savoir comment ça marche, pour éventuellement le lancer en Afrique.
Tu mènes aussi une autre croisade, pour l’éradication du paludisme…
Cela avance très bien, depuis 2005 j’ai pris en main la lutte contre ce fléau et impliqué beaucoup de mes confrères artistes, nous avons réussi à mobiliser beaucoup de gens. Maintenant les politiciens prennent vraiment au sérieux ce combat, ce qui n’était pas du tout le cas avant. Le palu était considéré comme une fatalité. Au-delà de l’Afrique nous avons secoué les bailleurs et les décideurs. Je suis contre Bush, mais quand même je dois reconnaître qu’il faut saluer les décisions qu’il a prises par rapport au palu et au sida, il a mobilisé beaucoup d’argent. De plus en plus, on reconnaît la nécessité de la gratuité des moustiquaires imprégnées. Une usine vient d’être inaugurée en Tanzanie, pour fournir cinq millions de moustiquaires par an. Ce sont des avancées importantes. Je suis assez optimiste, car les gens ont enfin compris que la solution la meilleure, en tout cas pour les enfants et les femmes enceintes, c’est la moustiquaire imprégnée. En dehors du fait qu’elle est efficace, elle permet de faire prendre conscience du danger à toute la population. Car aujourd’hui encore, en 2008, malheureusement, ce ne sont pas tous les Africains qui savent que la malaria vient des moustiques.
Il y a eu aussi l’arrivée de l’artémisine, cette plante utilisée depuis des siècles par la médecine chinoise. On dit que c’est un médicament-miracle, qu’en penses-tu ?
Je ne suis pas médecin et je n’aime pas trop commenter ce genre d’information, il y a des gens que cela arrange ou guérit, d’autres non. La seule solution fiable aujourd’hui, à ma connaissance, c’est la moustiquaire imprégnée. Les moustiques ont eux aussi leurs horaires, et il faut apprendre à se mettre à l’abri pendant la nuit.

1. Youssou N’Dour « Bal à Bercy » (voir agenda)
2. « Retour à Gorée », documentaire du cinéaste suisse Pierre-Yves Borgeaud, est un magnifique « road movie » sur les relations musicales entre l’Afrique et sa diaspora nord-américaine, telles qu’elles se sont développées depuis la traite négrière atlantique. (cf. chronique du film par Olivier Barlet)
3. « Rokku Mi Rokka » (Nonesuch / Warner Music, 2007)
4. Bassekou Kouyaté & Ngoni Ba : « Segu Blue »(Out here/Nocturne, 2007)
5. www.youssou.com
///Article N° : 7485

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Youssou N'Dour dans Retour à Gorée
Youssou N'Dour Rokku Mi Rokka




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