A Lyon, [email protected], la nouvelle Librairie des Mémoires

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A Lyon, une nouvelle librairie…

L’endroit donne d’emblée le ton de son propos frontal en vitrine, sans mentir, sans agresser.
Les thèmes sont riches et divers sur les Droits de l’Homme : l’esclavage, la colonisation et leurs descendants légitimes : politiques, syndicalistes, sociologiques, psychanalitiques, naturalistes, iconographiques, géographiques, économiques, littéraires, artistiques, sportifs…
Ce n’est pas un ring.
Pas de close combat, mais une pause débat où il est possible de (se) questionner, interroger, échanger. Le combat singulier exit, la terre universelle revient aux origines communes à tous sans exception.
Comme un acte militant, par la parole sans cris.
La mémoire circule, elle y est fluide.
Et, traduit en langue vivante, le Non des pères, au nom des pairs.
Tout ce qui fonde en chacun de nous une vraisemblance à méditer.
L’espace librairie de la « chose publique » est aménagé comme une bibliothèque intimiste : le vacarme urbain s’éteint dès que l’on y pénètre. On se remplit alors d’une résonance particulière qui questionne la condition humaine.
Dans le silence sensuel et solennel, les titres des livres, les images, les affiches se donnent le change, parlementent entre eux, se répondent et l’on se laisse convier à leurs conférences chuchotées.
On y est concerné…
On prend part aux conversations sur la mémoire collective (ré)incarnée, revenue matière, humaine, indivisible, inaliénable et immortelle.
Chaque détail renseigne et fait espèce de notre complexe humanité, avec une vertigineuse liberté rendue possible et dont on lui sait gré.
Un petit écrin de Babel, rendu à son idéal premier, investi de pied en cap de portes infiniment ouvertes sur l’altérité, loin du chahut babylonien et de la colère des orgueilleux.
[email protected] diffuse le savoir en portant à la connaissance de chacun les différents comportements humains selon les terres natales adoptives. Selon les zones géographiques et mentales de l’histoire au service de l’Humanité.
Comme un beau hasard qui jouerait d’espièglerie, c’est à deux pas de la place Rouget de l’Isle, l’auteur de la Marseillaise, devenue hymne national le 14 mars 1879.
C’en est une autre que l’on entend aussi, au 48 de la rue Turbil. La Marseillaise Noire, écrite par Lamartine en 1839 en hommage au 4 février 1794, jour où fut premièrement aboli l’esclavage avant de l’être définitivement le 27 avril 1848.

[email protected] Librairie, 48 rue Turbil, 69003 Lyon – libre d’accès du lundi au samedi, de 8 h à 20 heures (Bus 11, 25, 28, 34, arrêt Rouget de l’Isle). Tél : 04 37 91 07 33 – Courriel : [email protected] http://www.dailymotion.com/inversalisprod ///Article N° : 7514

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