Aïni

D'Akim El Sikameya

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Originaire d’Oran, Akim n’a pas choisi pour autant d’être un « enfant du raï » comme d’autres, ailleurs, sont des « enfants du rock » : sa culture musicale n’est pas celle de sa génération, mais plutôt celle de ses ancêtres et peut-être aussi, espérons-le, celle des générations futures. Chanteur, violoniste et mandoliniste, il a été formé à l’école de la musique « andalouse », héritage plus que millénaire du Maghreb. En écoutant sa jolie voix de ténor séducteur au falsetto envoûtant on ne peut s’empêcher de penser avec une certaine amertume au génialissime Salim Halali, qui paraît-il vit abandonné dans une villa de la Côte d’Azur. Comme Salim dans les années 1930-40-50, Akim incarne la tradition du chant méditerranéen, dans sa diversité et son unité : celle d’une époque très antérieure à la colonisation, dont cet album magnifique ressuscite la nostalgie. Les orchestrations subtiles de Philippe Eidel (arrangeur favori de Khaled) appuient bien fort sur cette corde passéiste. Le résultat est l’un des disques les plus réussis que nous avons reçus récemment de l’Afrique du Nord.

Aïni, d’Akim El Sikameya (Lila Records / Nocturne)
(concerts en France : St Omer le 9 mai, Lille le 10 et le 11, Béthune le 12, Fourmies le 13, Berck le 16, St Jean-de-Bray les 23 et 24. En Angleterre, Festival de Reading les 29 et 30/7.///Article N° : 3793

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