Corps noirs, regards blancs : retour sur la danse africaine contemporaine

Ce qu’il est convenu d’appeler ” la danse africaine contemporaine ” connaît une diffusion internationale grandissante. Salia Nï Seydou, Faustin Linyekula, Tché Tché, Boyzie Cekwana… autant de révélations de ce mouvement qui se produisent désormais dans les plus prestigieux théâtres et festivals occidentaux. Un succès et une visibilité qui ne vont pas sans poser question.

” Mais qu’est-ce que c’est donc un Noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ? “, Jean Genêt, Les Nègres ” Je t’insulte Occident. Mais c’est toujours doucement Que je t’insulte – Car toi et moi C’est comme du sang qui vadrouille… “ Sony Labou Tansi

Décidemment, la danse africaine contemporaine est incontestablement tendance en Europe. A la suite des quelques programmateurs pionniers (Festival Montpellier Danse, Rencontres chorégraphiques de Seine Saint-Denis, Centre National de la Danse…), de plus en plus de scènes ouvrent leurs portes à ce mouvement encore jeune, mal défini, que l’on dit culturellement métis. Durant l’hiver 2004-2005, on a pu voir à Paris les Sud-Africains Boyzie Cekwana et Robyn Orlin au Théâtre de Ville, enceinte où se produit chaque année Pina Baush. Le Burkinabè Seydou Boro, lui, a présenté son nouveau solo ‘C’est-à-dire’ au Théâtre de la Cité internationale dans le cadre du festival Presqu’îles de Danses. Quant au Congolais Faustin Linyekula, après avoir cré&eac...

Connectez-vous pour lire la suite de l'article...
Si vous avez déjà un compte client sur Africultures vous pouvez saisir vos paramètres d'identification :

Si vous n'êtes pas encore abonné à la revue AFRICULTURES, vous pouvez le faire en cliquant sur Adhérer.
Les images de l'article
Atelier de danse, Festival Dialogue de Corps, Ouagadougou, Burkina Faso
© Antoine Tempé
Kettly Noël (Haïti), Compagnie Kettly Noël, Mali. Paris, 2004
© Antoine Tempé
Adedayo Muslim Liady (Nigeria), Ijodee Dance Company, Nigeria. Paris, 2004
© Antoine Tempé
Adedayo Muslim Liady (Nigeria), Ijodee Dance Company, Nigeria. Paris, 2004
© Antoine Tempé
Partager :

Laisser un commentaire