Diffusion et marché : l’art africain sur la scène internationale

En 1999, Salah Hassan constate que « la plupart des musées occidentaux refusent encore d’acquérir ou d’exposer des œuvres contemporaines africaines » (1). À l’aube du second millénaire, la situation du plasticien africain a t-elle évolué ? L’Afrique a t-elle su s’imposer sur la scène artistique internationale et le marché de l’art ? Enquête sur les stratégies d’alliance, le rôle du prescripteur, et les tendances du marché.

Elles semblent loin les premières heures de la vogue africaine : « Les Magiciens de la Terre », la collection Pigozzi, puis, dans les années 1990, la succession d’expositions panoramiques, sous le label « art contemporain africain ». L’histoire est bien connue. Mais avec « Africa Remix » s’annonce une phase critique. Alors que l’Afrique semble avoir trouvé droit de citer dans le « mainstream » (le « courant dominant », NDLR), certains s’interrogent sur la validité d’un label que l’on ne peut définir comme genre, ni mouvement artistique. De même que l’africanité (l’authenticité ?) d’une lignée d’artistes nés ou travaillant en Occident est mise en doute. Est-ce à dire que le « mainstream » est prêt à faire abstraction des origines de l’artiste et à ouvrir ses portes à la création contemporaine d’Afrique et de la diaspora ? Il y a eu du progrès certes, mais le chemin à parcourir reste long. En l’absence de données fiables quant à la part de l’Afrique sur le marché de l’art international, il s’agit ici d’observer les param&egrav...

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Les images de l'article
Rachid Koraïchi, Path of Roses, détail, 2001
© Courtesy British Museum
Chris Ofili, Mono Turquesa, détail de The Upper Room, 1999-2002.
© Photographie de Lyndon Douglas, Collection Tate
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