Ébola, la peur qui vient de là-bas

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Ébola, ébola, fait des ravages, après tant d’années !
Un vent de stupeur souffle sur les encéphales de toute la populace. Hélas depuis l’apparition de ce virus en dehors de son berceau : les arbres des léopards… Il ne fait pas bon être noir ! « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… » De nos jours prendre un billet pour l’Afrique de l’Ouest est équivalent à s’envoler pour le Jihad en Syrie. Toutes les agences gouvernementales sont au parfum et veillent au grain. Mais qui sont ces aventuriers d’aujourd’hui, ces kamikazes de demain, ces Allan Quatermain adeptes du terrorisme bactériologique ? S’il vous plaît Dustin Hoffman, nous sommes comme vous autrefois en état d’ « Alerte ». La situation est telle que nous sommes plongés dans une psychose hitchcockienne. Le mariage est pour tous, mais pas l’école apparemment. Plusieurs cas se sont avérés où l’origine et la destination des vacances prévalaient sur l’apprentissage. « Monseigneur Ebola peut régler en trois mois le problème de l’explosion démographique.  » C’était la déclaration du borgne avarié, qui tente comme à son habitude de faire mouche avec sa doctrine nauséabonde.
Je vois tous ces gens sans blouse blanche me disséquer du regard, se prenant pour le docteur Kawashima. Pour ne rien arranger, le virus est apparu pour la première fois en République Démocratique du Congo en 1976. Les sapeurs à outrance aux couleurs virevoltantes, les danseurs de ndombolo aux hanches désarticulées, les rappeurs à la prose adulée, font profil bas pour ne pas faire du limbo sous la frontière. Ébola est un virus vieux de 38 ans qui prend de l’importance dès qu’il s’approche dangereusement des côtes occidentales.

Lansala Delcielo, un surnom pour ce journaliste, nouvelliste,qui signifie « plume du ciel » en lingala et espagnol. Un clin d’oeil à ses origines, les deux Congo, et sa passion pour l’écriture.///Article N° : 12774

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