Événements

Africolor 2007
19e édition – Africolor fêtera en particulier le millénium éthiopien avec trois soirées « Ethiopiques », les 19, 20 et 21 décembre en Seine-Saint-Denis

Français

Samedi 24 novembre, 20h30, Bondy, Espace Marcel Chauzy
HOMMAGE A AMIDA BOUSSOU
Soirée Gnawa En février dernier, on apprenait avec une grande tristesse le décès d’Amida Boussou, grand maalem de Casablanca. En 2005, Clichy-sous-Bois recevait l’un des plus beaux concerts d’africolor sous la conduite de Amida et de son fils Hassan Boussou. Quelque part entre le rock et la transe, le groupe donnait la preuve que cette musique peut s’appréhender sur une scène de concert dans toute sa force et pas seulement lors de lilas, les fameuses cérémonies gnawa.
Pour l’ouverture d’africolor, Hassan Boussou rendra hommage à son père en compagnie de ses anciens musiciens de Casablanca, tout en invitant deux musiciens maliens Moriba Koïta et Ibrahima Diabaté, car le défunt aimait côtoyer les sources musicales d’Afrique noire de la musique gnawa. Une soirée d’hommage inédite montée spécialement pour Africolor.
Hassan Boussou : guembri et chant lead ; Smaïl Rahil, Idris Aïdar, Abdessadik Rahil, Nabil Katane, Abdelhak
Kchimi : qarqabous et choeurs ; Moriba Koïta : n’goni ; Ibrahima Diabaté : dum dum
CD : Gnawa Home songs, Accords Croisés/Harmonia Mundi, 2006
Site : www.sewarye.com

« Sur les traces de Majorelle »
Une exposition accueille le regard personnel du peintre Patrick Martin sur le sud marocain. Composées uniquement de pastels, ces oeuvres rendent hommage au peintre français orientaliste Jacques Majorelle, inlassable explorateur et grand amoureux du Maroc.

Vendredi 30 novembre, 20h30, Montreuil, Maison Populaire
Samedi 1er décembre, 20h30, Le Bourget, Mille Club
LINDIGO
« Quand tu sais d’où tu viens, tu sais où tu vas » : telle est la devise de ce jeune groupe fondé en 1999, qui creuse les racines du maloya avec un regard tourné vers Madagascar, son langage et ses traditions. En effet, nombre d’habitants de la Réunion comptent parmi eux des ancêtres malgaches, venus de gré ou de force.
Zanatany (enfants du pays), le titre du deuxième album de Lindigo, décrit leur parcours aux sources malgaches du maloya. C’est en écoutant le Raw Kaf ou Gramoun Lélé que le déclic s’est produit et que la langue malgache, écoutée dans l’enfance sans trop y prêter attention, est devenue une terre promise. Plusieurs voyages auront raison de leur curiosité et sauront insuffler à leur message ce qu’il faut de vérité et de vécu. Influencée par les’servis kabaré’, les cérémonies en l’honneur des ancêtres, la musique de Lindigo est très proche de la transe.
Véritable découverte de notre précédente édition, ce moment fort d’africolor 2006 s’est révélé comme un coup de tonnerre à la toute fin du festival et Lindigo est reprogrammé tout naturellement pour deux soirées, afin d’aider à la mise en orbite de ce groupe à l’avenir prometteur.
Harry Araste : chant lead, harmonica, accordéon ; Aldo Araste : piker ; Jean Frédéric Madia : bobre ; Jean Guillaume Imare : kayamb, fare ; Lauriane Marceline : choeurs, kayamba ; Odilon Hadji Ali : piker ; Valéry Servan : roulèr ; Stéphane Valin : charleston

Samedi 1er décembre, 20h30, Aulnay-sous-Bois, Le Cap
SAKESHO
Sakésho est une échappée jazzistique au coeur des Caraïbes. Au piano, Mario Canonge, martiniquais fondateur du groupe Ultramarine, un groupe qui avait d’ailleurs été programmé à africolor il y a plus de dix ans, devenu l’icône du phrasé caribéen chaloupé, mais aussi un compositeur de référence. De son côté Michel Alibo, le bassiste, peut se vanter de quelques faits d’arme notables. A la base de Sixun, il a accompagné des artistes aussi variés que Salif Keita, Karim Ziad ou Nguyen Lê. A la batterie règne le guadeloupéen Jean-Philippe Fanfant, un des musiciens incontournables de la scène afro-caraïbéenne, qui joue avec Mario Canonge depuis plus de 20 ans. Enfin, et c’est l’originalité de la sonorité voluptueuse et sophistiquée du groupe, le quartet intègre Andy Narell, le new-yorkais maître des steeldrums de Trinidad qu’il a été l’un des premiers à introduire dans les musiques improvisées. Depuis 25 ans, il travaille autour des subtilités du steel pan (la casserole d’acier), l’instrument emblématique du carnaval de Trinidad. C’est par ailleurs un habitué des scènes parisiennes puisqu’il y a même monté un orchestre de 30 pan avec la Calypsociation.
Curieux voyageurs d’un jazz métissé qui valse de la biguine au calypso, ces quatre compères savent mélanger les saveurs épicées en finesse et doigté.
Andy Narell : steelpan ; Mario Canonge : piano ; Michel Alibo : basse ; Jean-Philippe Fanfant : batterie
CD : Sakésho, We Want You To Say, Heads Up, 2005
Site: www.myspace.com/sakesho

Dimanche 2 décembre, 16h, EPINAY-SUR-SEINE, Le Pôle d’Orgemont
LA FOUS’
Hoareau, ce nom vous dit quelque chose ? Cette consonance rappelle évidemment celle de Danyel Waro. Neveu du grand artiste réunionnais, Jean-Didier a de qui tenir. Né en banlieue, du côté de Sartrouville, le maloya n’en coule pas moins dans ses veines. C’est une version urbaine, colorée au bitume des cités, que Jean-Didier Hoareau nous donne de la musique de son île familiale.
Jean-Didier Hoareau : kayamb ; Bruno Toussaint : pikèr ; Patrick Kinaut : percussions ; Sébastien Timalamacome : percussions

OUSANOUSAVA
Au début des années 80, les fils de la famille Joron, dont l’action a été importante dans le renouveau des traditions populaires de l’île de la Réunion, fondent le groupe Ousanousava. Leur premier album éponyme, un record de vente, va transformer le paysage musical local et rester gravé dans la mémoire collective. Leur musique, un mélange de séga et de maloya fait le lien entre les anciens et les modernes, et ouvre les portes à de nouvelles formations qui s’engouffreront dans la brèche. Après huit albums et beaucoup de ferveur populaire, leur réputation reste paradoxalement attachée d’abord à la communauté réunionnaise. Le concert d’Africolor sera l’occasion d’ouvrir plus largement la rencontre avec le public francilien.
Bernard Joron : guitare, chant lead, trompette ; François Joron : chant, percussions ; Patrick Atide : guitare solo ; Thierry Borne : accordéon ; Laurent Serveaux : batterie ; Fred Tossem : basse

Mercredi 5 décembre, 20h30, Le Pré-Saint-Gervais, Ecole Municipale de Musique
Jeudi 6 décembre, 12h, Villetaneuse, Université Paris 13
FAKOLY PERCUSSION
L’histoire remonte en 1979, lorsque « J » (on surnommait ainsi Alhassane Sissoko parce qu’il avait un frère jumeau) fait ses premiers pas en qualité d’apprenti percussionniste. A l’âge de 5 ans, le futur djembefola (joueur de djembé), originaire de Bamako a déjà le virus et passe son temps à frapper son instrument fétiche. En 1985, Alhassane rejoint la troupe du Bademba, puis il navigue de groupe en groupe avec son frère. A force de »voguer » ainsi, ils décident de créer Fakoly Percussion, Fakoly étant l’ancêtre des Sissokos, une race deforgerons connus pour leur bravoure. Le groupe se fait vite remarquer et tourne dans toute l’Afrique, mais le frère jumeau de « J » décède, ce qui stoppe net l’aventure.
C’est en 2002, que le groupe repart et qu’il se classe second au premier Festival International de percussion de Bamako. Tout s’enchaîne alors et la formation réunit à nouveau les tambours de base du son d’Afrique de l’ouest sur un répertoire typique du Wassoulou, une région au sud du fleuve Niger d’où sont originaires Oumou Sangaré ou Nahawa Doumbia. Alhassane Sissoko est d’ailleurs toujours le percussionniste attitré de Nahawa Doumbia et il est aujourd’hui aussi celui de Doussou Bagayoko, sa fille.
Alhassane Sissoko : djembé ; Yaya Coulibaly : chant ; Cheickné Coulibaly : djembé ; Dibikoro Dembele : balafon ; Mamadou Diarra : dum dum ; Founé Diarra : danse ; Bourama Diabaté : percussions

Vendredi 7 décembre, 19h00, Bagnolet, Centre Guy Toffoletti, 43 rue Charles Delecluze

SEGA SIDIBE
Originaire du Wassoulou, Séga Sidibé est un des grands maîtres tambours bambaras, particulièrement apprécié pour sa connaissance parfaite du patrimoine musical malien. Percussionniste talentueux, mais aussi excellent pédagogue, il a fondé à Bamako l’Académie de percussion et de danses traditionnelles du Carrefour des jeunes, où il forme des artistes venus du Mali ou d’Europe. Comme chaque année, il viendra assurer les master-class à l’Ecole de Musique du Pré-Saint-Gervais avec Ibrahima Diabaté et Jean-Christophe Benic et donnera un concert gratuit au Centre Toffoletti à Bagnolet.
Sega Sidibé : djembé ; Jean-Christophe Bénic : percussions ; Ibrahima Diabaté : dum dum
CD : Séga Sidibé, Wasulun fenkorow – Percussions du Wasulun, Buda Musique, coll. Musique du Monde

Vendredi 7 décembre, 20h30, Stains, Espace Paul Eluard
CYRILLE DAUMONT & ADOUMANMAN PEWKISYON
Né en Guadeloupe, Cyrille Daumont est passionné par la danse et la musique antillaise qu’il pratique et joue (percussions) depuis les années 80. En 2005, il a créé Adoumanman Pèwkisyon : plus qu’un groupe, c’est un état d’esprit, où le gwo-ka est partie prenante de la vie quotidienne. Avec ces trois autres acolytes, tout aussi passionnés par ce rythme antillais, il anime les lewoz de la communauté guadeloupéenne d’Ile-de-France. Les lewoz permettaient autrefois aux travailleurs de se réunir en fin de semaine : joueurs de ka, chanteurs, répondeurs et danseurs animaient la soirée.
Cyrille Daumont : chant, ka ; Mathieu Torin :chant, chacha ; Thierry Galand : boula, chant ; Jean-Michel Pater : boula, chant, ka

NEGOCE et SIGNATURE
« Pantalon » annonce d’une voix impérieuse le commandeur, et les danseurs assemblés deux à deux exécutent la figure appropriée. Cette parole parlée et scandée est l’originalité du kadri gwadloup, issu du quadrille français lui-même dérivé de la contredanse anglaise. Dans le quadrille guadeloupéen, l’accordéon a supplanté le violon et s’est étoffé de percussions africaines. Il se perpétue dans les campagnes, à l’occasion de bals, grâce à la passion de figures tels que Reynoir Casimir dit Négoce et le groupe Signature qui l’accompagne.
Iréné Reynoir Casimir : accordéon ; Célestin Douteau : siyak ; Christian Coco : guitare ; Emmanuel Kouppe de K Martin : tambouyé ; Boniface Clovis : commandeur ; Martial Comuce : chacha ; Elisabeth Lapuly : triangle
CD : Kadri Gwadloup, Reynoir Casimir dit Négoce & Signature, Buda Musique, collection Musique du Monde, 2004
Négoce et Signature, La tradition du quadrille, Ocora Radio France, 2007

Action Musicale : Déde Saint-Prix et les classes Cham du collège Politzer de la Courneuve
Libre interprétation des traditions antillaises
Un projet imaginé avec l’association Cités Musiques, Lionel Baracetti et Hugues Lebrun, professeurs au Conservatoire Réginal 93 d’Aubervilliers – La Courneuve, et soutenu par la DRAC Ile de France et le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Samedi 8 décembre, 20h30, Clichy-sous-Bois, Espace 93
ETRAN FINATAWA
Etran Finatawa est la rencontre improbable mais réussie entre les peuls wodaabes et les touaregs du Niger. Dans ce pays semi-désertique situé entre l’Algérie et le Nigéria, vivent plus de onze ethnies, souvent côte à côte mais avec des cultures singulièrement différentes. Le nomadisme était jusqu’alors le seul point commun de deux communautés plutôt habituées à se regarder en chiens de faïence. Face à la dureté actuelle, l’heure n’est pas aux divergences mais à la réconciliation et Etran Finatawa en est le symbole. Les Etoiles du Désert (Etran Finatawa) comme ils ont choisi de s’appeler, mélangent les langues fulfude (peuls) et tamashek (touaregs), les chants polyphoniques woodaabes et le rythme lancinant de la marche des chameaux, le tout sur fond de rythmes hypnotiques et de guitares électriques bluesy. Sur scène, le spectacle est flamboyant grâce à la danse mais aussi à la beauté des costumes traditionnels : les turbans indigo des touaregs se fondent au milieu des tuniques brodées, des plumes d’autruches et du maquillage aguichant des peuls.
Bammo Agonla : chant ; Alhousseini Mohamed : basse, choeurs et guitare accoustique ; Ghaliou Khamidoune : guitare ; Bagui Bouga : calebasse, voix ; Mamane Tankari : calebasse, choeurs ; Zaid Ag Abdoul Jamil : percussions, choeurs
CD : Introducing Etran Finatawa, World Music Network, 2006

RAMATA DIAKITE
Rien ne prédisposait cette jeune femme originaire du Wassoulou, une région au sud du Mali, à embrasser une carrière de chanteuse. C’est contre l’avis de ses parents qu’elle chante en cachette, accompagnée d’une calebasse. Elle intègre ensuite l’orchestre de sa tante, Djénéba Diakité, invitée lors d’une des toutes premières éditions d’africolor. Depuis, ses qualités vocales l’ont propulsée sur les scènes internationales et le public français la découvre une première fois au festival Africolor en 1999 avant d’être reprogrammée cette année.
Ramatou Diakité : chant ; Diakaridia Sidibé : n’goni ; Lansine Diabaté : guitare ; Amadou Famanta : guitare ; Moriba Diabaté : batterie ; Astan Diarra : percussions ; Fatoumata Sangare : danse
CD : Ramata Diakité, « Na », Cobalt, 1998
Site : www.africolor.com/label Cobalt

Jeudi 13 décembre, 20h30, Bagnolet, Cin’Hoche
RENATA ROSA
Bien qu’elle n’ait encore qu’un seul album à son actif, Renata Rosa s’inscrit d’emblée dans le cercle restreint des plus belles voix des musiques du monde. Née à São Paulo, il y a une trentaine d’année, Renata apprend à chanter le toré et le coco, des polyphonies et systèmes d’appel et de réponse hérités des Indiens peuplant les villages de l’embouchure du fleuve São Francisco. Par la suite elle s’initie au cavalo marinho et au maracaturural, des traditions chantées, jouées et dansées du Pernambouc, l’un des états du Nordeste du Brésil. Elle devient l’une des rares femmes à jouer de la rabeca, un violon rural et à improviser des chants et poèmes lors des joutes oratoires. Son album, « zunido da mata » (Outro Brasil/L’Autre Distribution) a reçu le « CHOC de l’année 2004 » décerné par le Monde de la Musique. Personnalité exceptionnelle dotée d’un puissant charisme, son cheminement esthétique est en tout point étonnant, à la croisée des chants traditionnels brésiliens mais également orientaux qu’elle digère pour créer chaque fois quelque chose de singulier. Empreint de spiritualité et d’exigence, son travail possède la force de ceux pour qui la ténacité et la passion ne sont pas de vains mots.
Renata Rosa : chant, rabeca ; Lucas dos Prazeres : percussions ; Leonilcio « Pepê » da Silva : guitare, mandoline, chant
CD : Renata Rosa, Zunido da Mata, Outro Brasil/L’Autre Distribution, 2002
Site : www.outrobrasil.com

DOBET GNAHORE
Dobet Gnahoré est la fille de Boni Gnahoré, fondateur du village Ki-Yi, un village artistique aux marges d’Abidjan. Cette communauté autogérée pratique les arts de la scène, théâtre, danse, percussions et chant. Dobet Gnahoré se fait vite remarquer par sa voix puissante au timbre clair. Elle devient une chanteuse à la renommée internationale grâce à sa rencontre avec son compagnon, le guitariste Colin Laroche de Féline, venu s’installer pour un temps au village Ki-Yi. Elle forme d’abord un duo (Ano Neko) qui est aujourd’hui accompagné de deux autres musiciens avec qui ils viennent d’enregistrer un nouvel album très séduisant, « Na Afriki ».
Dobet Gnahoré : chant ; Colin Laroche de Féline : guitare ; Nabil Mehrezi : basse ; Kassoung Tchango Amontete : percussions
CD : Dobet Gnahoré, Na Afriki, Contrejour, 2006
Site : www.dobetgnahore.com

Vendredi 14 décembre, 20h30, Sevran, Salle des Fêtes
JUAN CARLOS CACERES : TANGO NEGRO
Agitateur de la scène parisienne comme de celle de Buenos Aires où il est né il y a maintenant quelques décennies, Juan Carlos Cáceres est un artiste prolifique. Pianiste, peintre mais aussi conférencier et enseignant sur ce qui lui tient à coeur : les racines noires du tango, la culture du Rio de la Plata qui sépare et réunit l’Argentine et l’Uruguay. Tango negro, milonga et murga, une tradition du carnaval interdite un temps (la dictature) et revenue à la mode auprès de la jeunesse porteña (les habitants de Buenos Aires). Puissant, percussif, le jeu de Cáceres garde l’empreinte d’une présence noire, qui a mystérieusement disparue de l’histoire de l’Argentine à la fin du XIXème siècle. Juan Carlos Cáceres accueille pour ce concert les murgueros Salvatore Rossano et Sonia Roa ainsi que les danseurs de tango Luis Bruni et Pascale Coquigny.
Juan Carlos Cáceres : chant ; Marisa Mercadé : bandonéon ; Sedef Ercetin : violoncelle ; Thomas Toulemonde : cornet, bugle ; Marcelo Russillo : percussions ; Javier Estrella : percussions ; Salvatore Rossano : percussions ; Frédéric Truet : saxophone ; Luis Bruni : danse ; Pascale Coquigny : danse ; Sonia Carolina Roa : danse
CD : Cáceres, Murga argentina, Mañana, 2005
Cáceres, Utopia, Mañana, 2007
Site : www.mananamusic.com

Salvatore Rossano et Sonia Roa
Salvatore Rossano et Sonia ont créé en 2001 le premier groupe de murga italienne « Murga sin permiso ».
D’origine italienne, Salvatore Rossano est musicien et ethnomusicologue. Après des études au conservatoire de Bologne et l’intégration de plusieurs formations musicales, il voyage en Amérique latine et plus particulièrement en Argentine, où il se passionne pour la murga porteña (de Buenos Aires). Salvatore intègre la murga « Los Verdes de Monserrat » où il rencontre Sonia Roa qui y dirige et enseigne la danse. Il y perfectionne les techniques du « Bombo con platillo », la percussion qui marque le temps dans la murga, avec le maître Tetè
Aguirre. Aujourd’hui, il vit à Rome, où il développe un travail important d’ethnomusicologie et de documentaires à intérêt anthropologique autour de la murga porteña.
Site : http://www.etnostudi.it/AltraMusica/Murgas.htm

Luis Bruni et Pascale Coquigny
Luis Bruni, dit « Luisito » n’a pas commencé par le tango. Formé comme danseur classique au Théâtre Colon de Buenos Aires (l’équivalent de l’Opéra de Paris), il poursuit une carrière brillante de danseur soliste. C’est en 1994 qu’il ressent sa première véritable émotion pour le tango en regardant danser Pupy Castello et Graciela Gonzalez. Par la suite, c’est auprès des vieux maîtres, El Turco José, Tete ; pour certains, comme Pibe Palermo, les seuls à connaître encore le style pur d’avant les années 40, que Luis et sa partenaire Pascale Coquigny s’initient à l’âme du tango. Depuis 2003, ils réalisent des créations chorégraphiques avec le groupe de Cáceres.
Site : www.pascaleyluis.com

Exposition des toiles de Juan Carlos Cáceres du 4 au 21 décembre à l’Espace François Mauriac, 51 avenue du Général Leclerc.
Conférence de Juan Carlos Cáceres sur l’histoire du tango le jeudi 6 décembre à 19h30 (Espace François Mauriac)
Initiation au Tango argentin à la Bibliothèque Albert Camus, 6 place de la gare, RER B Sevran-Livry, direction Mitry-Claye (5mn à pied), le samedi 8 décembre à 14h et 16h avec Luis Bruni et Pascale Coquigny.
Rens. 01 49 36 51 75

Samedi 15 décembre, 19h, SAINT-OUEN, Espace 1789

HIP HOP
FANGAFRIKA
Stay Calm ! est un collectif de dj’s, vidéastes, graphiste, photographe et journaliste avec une mission : témoigner des multiples visages de la musique noire militante à travers le monde avec l’organisation depuis la fin des années 90 de soirées à Paris où se mêlent images et sons, mais aussi à travers la production de documentaires tels que « Fangafrika ». Tourné à Ouagadougou, à la rencontre des rappeurs des différents quartiers de la capitale du Burkina Faso, mais aussi pendant plusieurs éditions du festival Ouaga Hip Hop, la référence en termes de scène ouest-africaine, Frangafrika montre une jeunesse née après les indépendances qui a soif de démocratie, de justice et de liberté. Les artistes y racontent une Afrique qui se transforme, hors des clichés habituels. Le rap, ce style musical devenu universel en conquérant tous les ghettos du monde, devient l’arme pour tenir un discours panafricain (discours que ces groupes sont les seuls à défendre actuellement), unifié et tourné vers l’avenir.
Site : www.staycalmproductions.com

APKASS
Né à Kinshasa, le slameur Apkass a gardé foi en l’avenir de l’Afrique. Les mots qu’il scande, simples et directs ne décrivent pas une Afrique misérabiliste. Sa vision imprégnée de respect pour cette terre mère n’est pas dénuée de réalisme ni d’engagement politique, loin s’en faut. Le son qui porte ses mots mêle le hip hop au jazz, à la soul des années 70 et aux sonorités africaines. Mais l’action d’Apkass va au-delà des mots et de la musique et touche l’image. Programmateur cinéma au sein de l’association o’rigines, il marque son militantisme par un choix de documentaires pertinents. Sa voix apparaît en commentaires acérés sur le film Fangafrika du collectif Stay Calm, une virée au coeur du festival Ouaga Hip Hop.
Apkass : chant, slam ; Jr EakEe : programmations
Site : www.apkass.com
www.myspace.com/apkass

D’DE KABAL, DGIZ, HELENE LABARRIERE
L’un, D’ de Kabal, cultive l’écriture et une voix de mutant suburbain en lutte pour un futur meilleur, l’autre, Dgiz, préfère l’improvisation et aime à dénoncer les mesquineries d’une société qui a le mal de vivre. Entre eux, Hélène Labarrière est un pivot instrumental qui interroge, reprend ou amplifie les propos de l’un et de l’autre.
D’ de Kabal est un slameur atypique qui flirte avec toutes les formes d’écriture et de représentations, du slam la poésie, du roman au rap avec des apparitions sur les scènes de théâtre. Il a créé un collectif R.I.P.O.S.T.E, initiales pour Réaction Inspirée par les Propos Outrageux et Sécuritaires Théorisés chez l’Elite, qui ne laissent aucun doute sur l’engagement de ses propos.
Comme D’ de Kabal, Dgiz est issu du rap dont il s’est éloigné, à cause des clichés machistes (pour ne citer qu’eux) qui polluent la production française et internationale. Depuis trois ans il anime des cessions ouvertes de slam à l’Atelier du Plateau dans le 20ème arrondissement de Paris. Son « flow » se caractérise par l’improvisation, l’humour et des textes aux propos acérés.
Hélène Labarrière aime les chemins de traverse, les tangentes, les biais, les ponts qui relient les projets les plus éloignés. Ses collaborations passent de la musique improvisée à la musique contemporaine, de la chanson réaliste aux mélodies bretonnes, passent par le théâtre, la danse ou les mots scandés.
D’de Kabal : voix, slam ; Dgiz : voix, slam ; Hélène Labarrière : contrebasse
Site : www.d2kabal.com
dgiz.free.fr
www.myspace.com/dgizhors

TATA POUND
En 1995, trois jeunes maliens, Djo Dama, Ramses et Dixon, respectivement étudiants en anthropologie, aménagement et mathématique, élevés dans le même quartier de Bamako, gagnent un concours de rap. Tata Pound était né. Le groupe s’est inspiré de l’histoire précoloniale du Mali, Tata étant le nom du rempart qui protégeait la ville de Sikasso (au sud du Mali) contre les invasions africaines et coloniales. Le pourquoi du choix d’accoler « pound » (la livre anglaise, celle dont le cours est toujours au sommet des monnaies occidentales) au rempart, creusez-vous donc un peu les méninges, africolor n’est pas un festival qui laisse si facilement cerner, pas plus que Tata Pound !… Les thèmes des chansons du trio sont donc engagées et politiques, mais les mélodies savent faire la fête. Et Tata Pound a la particularité de développer un rap qui sort du cliché US en gardant ses consonances maliennes, grâce à la réappropriation de sons et de chants traditionnels.
Adama Diarra : chant ; Sidy Soumaoro : chant ; Mahmadou Dicko : chant ; Balla Gueye : Deejay
Site : www.tatapound.com

Samedi 15 décembre, 20h30, Tremblay-en-France, Scène Jean Roger Caussimon – l’Odéon

BLUES
DJELIMADY TOUNKARA
Ce griot est l’un des plus grands guitaristes maliens. Il est aussi le chef d’orchestre, arrangeur et soliste du Super Rail Band de Bamako, l’orchestre mythique qui fit danser l’Afrique de l’Ouest au lendemain des Indépendances, en électrifiant les traditions malinké. Revenu à la guitare acoustique, Djelimady Tounkara développe depuis plusieurs années une carrière solo. Son style est unique, à la croisée entre la musique malienne et les sonorités arabo-andalouses. Dans le cadre du festival africolor, il se produira seul, dans un répertoire blues, aux sources africaines du genre, proche d’un Ali Farka Touré.
Djelimady Tounkara : guitare solo
CD : Djelimady Tounkara, Solon Kôno, Marabi, 2005
Site : www.marabi.net
JEAN SANGALLY
Né à Douala au Cameroun, savoyard d’adoption, le guitariste Jean Sangally a choisi le blues comme moyen d’expression. Un pari réussi au point de marcher sur les traces des plus grands bluesmen américains. Le blues est devenu la quintessence de ses influences aussi variées que Muddy Waters, Ray Charles, Ali Farka Touré, James Brown ou même Brassens pour qui Jean Sangally voue une passion fervente (il lui a même consacré un album). Une éternelle casquette vissée sur la tête, dont seule change la couleur, Jean Sangally a une chaleur et une générosité qui se communique immédiatement.
Jean Sangally : guitare, voix ; Isel Rasua : batterie ; Etienne Kermarc : basse ; Frédérique Gardette : saxophone.
Site : www.jean-sangally.com

Dimanche 16 décembre, 16h, MONTREUIL, Théâtre Berthelot
En partenariat avec le Cendre Dramatique National de Montreuil
FANTA DISCO
Fanta Disco possède une descendance illustre puisqu’elle est la fille du joueur de n’goni Bakary Sissoko et de la chanteuse Daba Tamkara. Dès l’âge de quinze ans, elle passe des cérémonies rituelles à la télévision nationale puis devient l’une des griottes les plus recherchées du pays. Son feeling et son côté moderniste lui valent le surnom de Fanta Disco. Avec le guitariste Diawara Fadiala, l’un des premiers à avoir utilisé la guitare électrique dans la musique mandingue, et le joueur de n’goni Moriba Koïta, elle monte son propre groupe.
Fanta Disco : chant ; Fadiala Diawara : guitare ; Moriba Koïta : n’goni ; Sambou Diabaté : dumdum ; Moussa
Diabaté : balafon ; Adama Daou : djembé

MAMANI KEITA & NICOLAS REPAC
Née à Bamako, cette chanteuse malienne arrive en France à la fin des années 80 auréolée du prix qu’elle a remportée lors de la biennale artistique et culturelle de Bamako. Par la suite, elle devient la choriste de toute la scène africaine de Paris (on l’entendra comme choriste dans de nombreuses éditions d’Africolor) et plus particulièrement de Salif Keita qu’elle suivra jusqu’en 1991. On la retrouve plus tard sur « Sarafa », la rencontre musicale entre Cheikh Tidiane Seck et le pianiste de jazz Hank Jones. En 2002, elle enregistre une première
fusion électro-world, « Electro Bamako » (Universal Jazz) avec le français Marc Minelli. C’est avec « Yelema » (No Format/Universal Jazz) que Mamani Keita prend toute son ampleur, grâce à la complicité de Nicolas Repac, guitariste et arrangeur de Arthur H qui a concocté ce disque : un jardin climatique qui met en valeur avec beaucoup de respect les chants bambaras interprétés par Mamani.
Mamani Keita : chant ; Nicolas Repac : guitares ; Jérôme Goldet : basse ; Patrick Goraguer : batterie ; Moriba
Koïta : n’goni
CD : Mamani Keita, Yelema, by Nicolas Repac, No Format/Universal Jazz
Site : www.noformat.net

Mercredi 19 décembre, 20h30, Pantin, La Dynamo de Banlieues Bleues
Co-production africolor, La Dynamo de Banlieues Bleues et la Ville de Pantin
ETHIOPIQUES 1
BADUME’S BAND
Huit jeunes musiciens bretons issus du Gwenfol Orchestra se sont retrouvés autour de leur passion commune pour l’âge d’or de la musique éthiopienne, ses cuivres puissants, ses guitares wah-wah, ses chanteurs rivalisant d’acrobaties vocales, ses rythmes et modes traditionnels mélangés au twist, au funk et à la soul… Le Badume’s Band recrée avec bonheur la musique des chaudes nuits de l’Addis Abeba des années 60. Découverts par Africolor en 2006, ils honorent la sortie de leur premier album à la Dynamo de Banlieues Bleues avec qui nous coréalisons cette soirée.
Rudy Blas : guitare ; Etienne Callac : basse ; Franck Le Masle : claviers ; Eric Menneteau : chant ; Pierre Yves Merel : saxophone ; Xavier Pusset : saxophone ; Jonathan Volson : percussions ; Antonin Volson : batterie
Site : www.myspace.com/badumesband

ETENESH WASSIE et ABBEBE FEQADE
Eténèsh Wassié et Abbèbè Feqadè sont des azmaris, caste traditionnelle de ménestrels, trouvères, libres penseurs, louangeurs et diseurs de vérité, dont la société éthiopienne ne saurait se passer et pour qui elle nourrit des sentiments aussi ambivalents que l’admiration et le mépris. S’accompagnant du krar (lyre à six cordes – « l’instrument du diable ») et du messinqo (viole monocorde à archet), ils reçoivent des billets pour dire haut et fort ce que l’on pense tout bas. Leur arme est celle du sem-enna-werk (« cire-et-or »), l’art du double sens et Eténèsh est l’une des représentantes les plus réputées du genre à Addis dans son bar minuscule toujours très animé. Abbèbè appartient à une longue lignée d’azmaris originaires de Gondar. Il est l’un des grands azmari de son époque. Son sens de l’improvisation et surtout de la répartie, où la drôlerie débridée et l’ironie caustique dominent ont assuré sa réputation.
Eténèsh Wassié : voix ; Abbèbè Feqadè : messinqo
CD : Azmaris urbains d’Ethiopie, Abbèbè Feqadè and Betsat Seyoum, Long Distance
Pour écouter Eténèsh Wassié: éthiopiques 18, Asguèbba! Buda Musique

MELAKU BELAY
Melaku Belay, aussi jeune soit-il – il est né le 11 mai 1980 – est actuellement l’un des danseurs éthiopiens le plus époustouflant. Formé à l’école de la vie depuis son enfance, il s’est perfectionné au gré des bars azmaris d’Addis Abeba. Il est apparu sur des grandes scènes nationales comme le National Theater et le Ras Theater, lors de concerts de chanteurs aussi connu que Mahmoud Ahmed. Il développe de plus en plus un travail de performances internationales. Mais Melaku a un objectif qui lui tient encore plus à coeur, celui d’aider les orphelins de sa ville d’origine. Lors des trois soirées Ethiopiques d’Africolor, Melaku a une totale liberté d’interventions, seulement guidé par les sons d’une musique tout à la fois traditionnelle et moderne.
Séance d’écoute à la Dynamo de Banlieues Bleues autour des musiques éthiopiennes avec Francis Falceto le lundi 3 décembre. Réservation obligatoire : helene.vigny@banlieuesbleues.org
www.banlieuesbleues.org
En partenariat avec France Musique
Emission de Françoise Degeorges « Couleurs du Monde » le mardi sur France Musique de 22h à 23h

Jeudi 20 décembre, 20h30, Saint-Denis, Théâtre Gérard Philipe
ETHIOPIQUES 2
LE TIGRE DES PLATANES
Le Tigre des Platanes est un quartet originaire de Toulouse qui aime les cuivres au point de pratiquer à eux quatre soubassophone, trompette, bugle, tuba, sax alto et baryton. Le Tigre des Platanes (à l’image de la bestiole qui se repaît de cet arbre), parasite l’âge d’or de la musique éthiopienne et les tubes du Swinging Addis des années 60.
Marc Démereau : saxophones, mélodica & gueulophone ; Fabien Duscombs : Batterie ; Piero Pépin : trompette, trombone à pistons, bugle, mélodica ; Mathieu Sourisseau : basse acoustique
Site : http://freddymorezon.free.fr

GETATCHEW MEKURIA + THE EX & INVITES
Des guitares discordantes et un style percussif fracassant donnent à la musique de The Ex son caractère singulier. Ses membres sont toujours prêts à de nouvelles aventures. Ce fut le cas avec le plus grand saxophoniste éthiopien, Getatchew Mekuria invité en Hollande pour les 25 ans du groupe. Pour l’occasion, The Ex montait une section de cuivres prête à toutes les dissonances pour accompagner le maître. Comme tous les musiciens éthiopiens dans les années 60, Getatchew a commencé sa carrière dans les fanfares officielles. Sa façon de jouer est aisément reconnaissable avec un imposant vibrato. Du free jazz avant l’heure.
Getatchew Mekuria : saxophone ; Katherina : percussions ; Terrie : guitare ; Andy : guitare ; GW Sok : voix ; Colin McLean : basse ; Xavier Charles : clarinette ; Brodie West : sax alto ; Joost Buis : trombonne
CD : Getatchew Mekuria/The Ex & Guests, Moa Anbessa, Terp records
DVD The Ex & Getatchew Mekuria, Buda Musique à sortir à la rentrée.
Site : www.theex.nl
Présence d’un danseur traditionnel et du musicien azmari Abbèbè Feqadè, dîner éthiopien, brûlerie de café, livres et disques à vendre.

Vendredi 21 décembre, 20h30, Le Blanc-Mesnil, Le Forum
ETHIOPIQUES 3
LE TIGRE DES PLATANES & ETENESH
En janvier 2006, le Tigre des Platanes est invité à Addis Abeba et le groupe revient plein d’une énergie nouvelle, enrichie par le voyage et les rencontres. Le répertoire des morceaux d’origine éthiopienne a fait un bond et a généré un nouvel élan artistique, donnant le souffle et l’envie d’une collaboration vivace avec des musiciens éthiopiens prêts à jouer le jeu de la confrontation véritable. En 2007 Eténèsh Wassié a relevé le défi. Avec sa voix éraillée, elle chante le blues des déchirures mais aussi l’ironie et la satyre tandis que le Tigre des Platanes
insuffle une esthétique proche du free-jazz.
Eténèsh Wassié : voix ; Marc Démereau : saxophones, mélodica & gueulophone ; Fabien Duscombs : Batterie ; Piero Pépin : trompette, trombone à pistons, bugle, mélodica ; Mathieu Sourisseau : basse acoustique
Site : www.myspace.com/tigredesplatanes

MAHMOUD AHMED + BADUME’S BAND
Mahmoud Ahmed est emblématique de l’âge d’or de la musique éthiopienne et du « swinging Addis » dans les années 60. Cette musique est le résultat de la rencontre de la soul, du rythm n’blues, du jazz et des rythmes traditionnels éthiopiens issus de la culture azmari, des troubadours accompagnés du kraar, une harpe à 6 cordes et du messinqo, une viole monocorde. Issu d’une famille plus que modeste, Mahmoud Ahmed est d’abord cireur
de chaussures avant de devenir l’homme à tout faire d’un des cabarets de la ville où les orchestres officiels viennent se produire. Un jour, il remplace un chanteur au pied levé. Son aptitude vocale exceptionnelle lui ouvre les portes du succès et il intègre « l’Impérial Body Guard » puis « l’Ibex Band ». En 1975, il enregistre son chef d’oeuvre « Erè Mèla Mèla » qui ne sera connu du public occidental qu’en 1986. Pour ce concert, il sera accompagné du Badume’s Band.
Site : www.budamusique.com
Navette aller-retour au départ de la place de la Nation (devant la brasserie Le Dalou, 2 avenue du Trône)
Retour assuré vers Nation à la fin du concert.
Présence d’un danseur traditionnel et du musicien azmari Abbèbè Feqadè, dîner éthiopien, brûlerie de café, livres et disques à vendre.

Samedi 22 décembre, 20h30, Saint-Denis, Théâtre Gérard Philipe
VAUDOU…
En hommage à Henri Guédon
ARCHIMUSIC & JEAN-REMY GUEDON
En partenariat avec l’Atelier du Plateau
« Vaudou Mots-zic » s’inspire librement du théâtre des rites Vaudou du Bénin pour offrir une création contemporaine où la musique, les mots et la danse s’harmonisent. Nicolas Genest et Jean-Rémy Guédon, respectivement trompettiste et saxophoniste de l’ensemble contemporain Archimusic ont composé une suite de six mouvements, chacun symbolisant un Iwa (esprit vaudou). Matthieu Malgrange (co-directeur de l’Atelier du Plateau) a écrit un canevas inspiré des qualités propres à chacun de ces Iwas (couleurs, jours de la semaine, symboles…). Une danseuse, une comédienne et deux percussionnistes béninois insufflent à cette suite contemporaine les couleurs de Cotonou.

L’ensemble Archimusic
Sous la houlette de Jean-Rémy Guédon, Archimusic joue une musique unique dans laquelle cohabitent les différents courants musicaux (classique, jazz, contemporain) dont sont issus les musiciens de l’ensemble. Avec son instrumentation originale (saxophone, hautbois, cor anglais, clarinette, trompette, bugle, clarinette basse, contrebasse, basson et batterie) et le parti pris du tout acoustique, Archimusic explore les compositions de Jean-Rémy Guédon depuis 1993. Une musique mêlant subtilement l’écrit et l’improvisé. A la fois savant et ludique, Archimusic donne à entendre une curieuse alchimie des musiques d’aujourd’hui Jean-Rémy Guédon : saxophone, directeur artistique ; Jean-Pierre Arnaud : hautbois, cor anglais ; Nicolas
Genest : trompette, bugle ; Carol Mundinger : clarinette basse ; David Pouradier Duteil : batterie ; Bruno Rousselet : basson ; Nicolas Fargeix : clarinette ; Guillaume Seguron : contrebasse ; Raphaël Oluwacheyi : percussions ; Bonaventure Didolanvi : percussions ; Rachelle Agbossou : danse : Kate Aguegue : comédienne Vaudou, écho caribéen
« Le 12 février 2006 disparaissait Henri Guédon, grand guetteur martiniquais du vingtième siècle, peintre, musicien et père du zouk. Il était venu me voir dans un club. A la pose, il m’aborde et me dit : c’est toi l’autre Guédon de la Sacem ! En discutant, il m’apprend que son grand-père était un général français venu d’un bourg de Mayenne…Bingo ! Le berceau de ma famille est du même village. Je l’ai serré dans mes bras en rigolant :
nous sommes cousins ! On s’était promis de faire un concert ensemble intitulé : Les cousins Guédons. Cela n’a pu se faire…Nous lui dédions cette création : puisse-t-elle être dans l’esprit… »
Jean-Rémy Guédon
Site : www.archimusic.com
http://atelierduplateau.free.fr

DEDE SAINT-PRIX quartet et MIMI BARTHELEMY
Le Vaudou a voyagé jusque dans les Caraïbes par l’intermédiaire des esclaves déportés. Il a élu domicile sur l’île d’Haïti mais son influence s’étend à toutes les Antilles. Le flûtiste et percussionniste martiniquais Dédé Saint-Prix amène sa connaissance intime des rythmes des caraïbes afin d’installer des résonnances avec la composition musicale de Jean-Rémy Guédon. Toujours dans un esprit de miroir et de dialogue, la conteuse haïtienne Mimi Barthélémy déroule le fil de cette histoire sacrée.
Dédé Saint-Prix : percussions, voix ; Sylviane Lorté : piano ; Ismael Wonder : guitare ; Marie-Céline Chroné : choeur ; Michel Reman : percussions ; Mimi Barthélémy : conte
CD : Dédé Saint-Prix, Mélanz, Buda Musique, 2007
Site : www.ddsaintprix.com

MIMI BARTHELEMY
Née en 1939, Mimi Barthelemy est devenue conteuse à la faveur d’un travail sur la voix et sur son identité de femme haïtienne vivant hors de son pays. Petit à petit, elle construit un répertoire en puisant dans la tradition orale d’Haïti, où elle mêle le créole au français et écrit ses propres contes. Par la suite, deux axes vont guider sa recherche : la rencontre sous forme théâtrale de l’écriture scénique et de l’oralité, grâce à l’entremêlement entre histoire personnelle, Histoire et fiction, et un travail sur le conte chanté de tradition haïtienne aspirant à la création d’un nouveau type de conte musical. Aux côtés de Dédé Saint-Prix, Mimi Barthélémy rapportera des histoires du vaudou haïtien.
Site : www.mimibarthelemy.com

Dimanche 23 décembre, 16h, Saint-Denis, Théâtre Gérard Philipe
SOUFI
ALI REZA GHORBANI
Ali Reza Ghorbani est né dans les années 70 à Téhéran. Il découvre la musique persane classique à la radio en écoutant Banan (grand maître du chant et de la musique persane décédé en 1986) et depuis se consacre totalement à son art qui exige un état d’âme particulier. Un recueillement qui conduit au vertige musical.
Ali Reza Ghorbani : chant ; Eshagh Chegini : ney
CD : Calligraphies Vocales, L’art du chant classique persan, Daryoush Tala’i, Ali Reza Ghorbani, Djamchid
Chemirani, Accords Croisés, 2004

TITI ROBIN
A l’occasion du 800ème anniversaire de la naissance du poète soufi Rûmî, Titi Robin présentera une création originale qui laissera une large part au daf, une percussion iranienne sur cadre, utilisée lors des rituels soufis.
Deux lecteurs, l’un persan, l’autre français liront des poèmes de Rûmî, une parole, qui pour rejoindre le divin, se joue du double sens avec un raffinement inouï.
« Je ne connais aucune autre école artistique que celles de la rue et du plaisir, car personne ne m’a appris à parler ce langage, sinon les hommes et les femmes croisés sur ma route et qui sont loin d’être tous musiciens.
Comme dit le Qawwal:
« Des milliers de fois, j’ai plongé dans cette rivière sans fond, mais c’est dans un trou d’eau que j’ai trouvé la précieuse perle. » Titi Robin
Titi Robin : guitare, oud, bouzouq ; Shadi Fathi : lead daf ; Colombe Robin « La Coque » : daf ; Renaud Pion : vents ; Keyvan Chemirani : daf, percussions ; lecteurs des poèmes de Rûmî en persan, Esmaïl et en français, Soeuf Elbadawi.
Djalâl-od-Dîn Rûmî est né le 30 septembre 1207 à Balkh en Khorassan (province de l’Aghanistan actuel) et mort le 17 décembre 1273 à Konya où il a émigré avec sa famille poussé par les invasions mogholes. Il fonda la confrérie soufie des derviches tourneurs qui se caractérise par le samâ’ qui comprend la pratique de la musique et de la danse.
« Plusieurs chemins mènent à Dieu, disait-il, j’ai choisi celui de la danse et de la musique ».
La foi de Rûmî se caractérise par ses qualités d’humanité, d’humilité et de tolérance. Sa confrérie était réputée pour accueillir les pratiquants de toutes les religions.
Sa conception du divin qui transgresse les interdits, se joue de l’ambiguïté, du double sens de la parole avec un raffinement inouï.
CD : Titi Robin, Anita !, Naïve
Site : www.thierrytitirobin.com
www.myspace.com/thierryrobin
Remerciements : Valérie Mauge, Accords Croisés, Said Assadi et Sébastien Zamora