Événements

Festival au Féminin 2008 à la Goutte d’Or
5ème édition

Français

Exposition 35, rue Léon Paris 18è Exposition

Du 1er au 08 mars 2008
au Lavoir Moderne Parisien
Musso (« Femme » en Bambara)
Emma Hernandez, jeune photographe diplômée de l’Ecole de l’Image Gobelins, trouve sa passion dans les rencontres avec les autres, à travers l’échange, la parole, le regard, les rires…
« Dès mon arrivée à Bamako, les femmes maliennes m’ont touchée. Sous le nom de Mariam Coulibaly, je me présente, je fais les salutations, je m’assure que la famille va bien… Surprise, leurs visages s’illuminent, les rires éclatent… Le dialogue est enclenché et les photos bienvenues ».
Photographies d’ Emma Hernandez

Danse-Théâtre
Samedi 1er mars 2008
21h au Lavoir Moderne Parisien
1ère partie :
Lespri Kò
Lespri Kò est une pièce chorégraphique pour une danseuse. En nous appuyant sur nos origines créoles, nous voulons parler de cet « invisible » qui influe sur nos actes ; notre culture, notre éducation, notre histoire familiale, notre apparence physique etc… Nous voulons dire le cheminement souvent laborieux pour apprivoiser cet « invisible » et être en paix avec ce que nous
sommes. Pour aborder ce champ intime, nous avons décidé de créer un personnage fictif. La danseuse, Patricia Guannel lui prête son énergie, sa grâce et une part de son expérience

Cie le Rêve de la Soie
Chorégraphie : Patrick Servius
Regard extérieur : Louisa Amouche
Danseuse : Patricia Guannel
Lumières : Bertrand Blayo
Musique : Rostropovitch,
David Walters, Didier Lockwood,
Joby Bernabé, Soft
Durée : 40 mn

2ème partie :
Carte Blanche à la chorégraphe
Max-Laure Bourjolly
Avec la chanteuse Héwan
Kheperankh-Street et Max-Laure Bourjolly a.k.a Shu’Ankh, pionnière, chorégraphe scénographe, enseignante et danseuse de la première génération du Hip-hop, co-fondatrice de la cie Hip-Hop Boogi-Saï, que l’on ne présente plus, a carte blanche pour présenter une pièce originale mélangeant danse et vocal noir de rue. Deux arts, deux énergies qui ont de tout temps permis aux Hommes et dans toute civilisation de se comprendre, en particulier en terre africaine, de l’Egypte antique jusqu’à nos jours.

Collectif Kheperankh-Street
Durée : 25 mn

Cirque
Dimanche 2 mars 2008
16 h au Lavoir Moderne Parisien
Koulouskout* ou applaudis
Koulouskout ou applaudis présente des morceaux de vie. On y retrace l’histoire de deux femmes à la recherche de leur identité entre deux cultures : la culture maghrébine de leurs racines et la culture
française du pays où elles vivent.
En fond de scène, deux portants : l’un côté cour, l’autre côté jardin. Celui qui est à cour est vide, celui à jardin est chargé de vêtements.
Les vêtements, ce sont des personnages, des personnalités possibles, qui nous précèdent, qui nous attendent. Le portant vide à cour, c’est la page blanche de la vie. A la fin du spectacle, tous les costumes seront passés d’un portant à l’autre.
Pour tout décor, un mât est planté sur le plateau et un cube de bois est placé en avant scène. Il servira tour à tour de chaise, de table d’équilibre et d’acrobatie, d’immeuble, de décor de télévision,
de dune désertique ou de minuscule appartement.
*en arabe, « Mange et tais-toi »

Projection
Dimanche 2 mars 2008
21 h 00 au Lavoir Moderne Parisien
Le Blues des Chikhates (dumou’ al-chaykhât)
Premier prix du Festival Sud Sud d’Asilah (Maroc 2004)

Danse contemporaine
Lundi 3 mars 2008
A partir de 21h au Lavoir Moderne Parisien
Carte Blanche à la chorégraphe Karine Saporta
La célèbre chorégraphe invite les talents les plus divers et surprenants de la danse contemporaine française ; du hip-hop aussi et d’autres styles.
Il y a tout à parier qu’éclectique, cette soirée unique spécialement conçue pour le Festival au Féminin, ne manquera pas de l’être.
Bouleversante, chavirante… provocante peut-être, à l’instar de l’imaginaire inépuisable et toujours décalé de Karine Saporta

Bouches Cousues – Extrait
Création chorégraphique mêlée à du Slam et de la conception graphique qui traite de l’expérience du couple vue par les femmes.
A travers les âges et les différences culturelles, les femmes se forgent une identité
Cie Elolonguè
Chorégraphie : Marguerite Mboulé
Interprètes : Rose Nakouzebi,
Christine Rotsen, Alex Benth,
Marguerite Mboulé
Conception graphique : Marko
Musique : Shäy Mané

Prem (« amour » en indien)

Fusion entre danse contemporaine, hip-hop et danse indienne pour exprimer le cycle de vie.
Cie Gaya
Chorégraphie et interprétation :
Gabrielle Eychenne

Hors Ligne – Extrait
En condensant toute une palette de situations et comportements liés à la ligne, cette pièce propose de faire exister les différents états des femmes dans leur amour
conflictuel avec leur corps.
Elle y évoque une ligne de rigueur pour atteindre un physique qui semble idéal à travers le dilemne d’acceptation de son
corps, de sa féminité.
Association Sucré Salé
Chorégraphie : Laurence Pérez
Interprétation : Déborah Moreau
Création musicale : IS_NOR

Danse contemporaine/Hip hop
mardi 4 mars 2008
A partir de 20h30 au Lavoir Moderne Parisien

1ère partie :
Histoires courtes en plusieurs cris
Un moment de passage dans le mouvement de la vie. Un pont de cris où les gens qui nous entourent nous prennent par la main et nous permettent d’atteindre l’autre rive. Un silence plus éloquent que tous les mots. Un moment d’émotion pure ou le corps et l’âme de font plus qu’un.

« Les chorégraphes Denise Namura et Michael Bugdahn décortiquent avec rigueur et tendresse leurs émotions pour en extraire une gestuelle subtile toujours enracinée dans la réalité. Un brin théâtral, surligné d’humour, leur style se distingue des productions actuelles par une soif presque insolite d’humanité » Rosita Boisseau – Télérama

Cie A Fleur de Peau
Conception et chorégraphie : Denise Namura, Michael Bugdahn
Interprètes : Denise Namura, Michael Bugdahn, Danila Massara
Durée : 30 mn

2ème partie :
Hajja Hamdaouia
Cette artiste marocaine authentique a largement contribué au succès de la chanson populaire.
Dans les années cinquante, du temps où le chant de la Aïta Marsawiya est plus associé au divertissement parfois « amoral », Hajja Hamdaouia en a fait un art. Un genre musical à part, elle est la première dame à l’avoir modernisé.
Elle a eu l’idée de chanter devant un véritable orchestre « patchwork » : saxophone, orgue, guitare, violon et tambourin. Ses succès « Daba Yji », « Jiti majiti », « Dada Hiyani », « Mal hbibi malou aliya » et « Hna mada bina » ont marqué plusieurs générations.
Toujours à l’affiche, cette grande dame n’a rien perdu de sa jeunesse et de sa splendeur. La « Aita » a toujours ses fans, et ils se comptent par millions.. Les chants d’amour… Hajja y excelle..
Celle qui meublait les fantasmes masculins, il y a une quarantaine d’années, est toujours capable d’aimer… son public, ses origines, ses nombreux fils.tallation

Spectacle musical
Mercredi 5 mars 2008
21h au Lavoir Moderne Parisien
Les Sea Girls
Elles chantent, dansent, portent bien la moustache, sont blondes, brunes ou un peu rousses ; elles aiment le fromage, les chansons tristes, les fleurs artificielles, le ukulélé, les personnes d’un certain âge et faire pipi sur le gazon…
Les Sea Girls sont quatre comédiennes-chanteuses accompagnées d’un contrebassiste et d’un guitariste.
Elles interprètent des chansons inédites de Jean- Max Rivière, Jean-Louis Guitard, Stéphanie Tesson, Laurent Madiot, Sophie Forte, Agnès Desarthes…
Fred Pallem en a arrangé la plupart, avec la complicité d’Olivier Prou à la direction vocale.
Chaque chanson témoigne d’aventures rocambolesques vécues ou rêvées et nous dévoile la vision débridée que les Sea Girls ont du monde.
Un spectacle musical où l’humour et la fantaisie embarquent les spectateurs dans un univers féminin déjanté et cruel.

Les Sea Girls
Interprètes : Judith Rémy,
Prunella Rivière, Elise Roche
et Delphine Simon
Contrebasse : Cristobal Dorémus
Guitare : Benoît Simon
Durée : 85 mn

Théâtre
Jeudi 6 mars 2008
21h au Lavoir Moderne Parisien
Les débutantes
(Prostituées en quelques clics)
Les débutantes est la deuxième pièce écrite et mise en scène par Yann Reuzeau. Il y explore l’ambition et la nouvelle prostitution : « Un ordinateur basique, une connexion Internet, deux ou trois photos, un gros quart d’heure, et voilà, vous êtes escorte ». La pièce dépeint aussi une formidable histoire d’amitié. Marion, Charlotte et Sonia traversent ensemble des parties charnières de leurs vies, le début de la prostitution pour Marion, la fin peut-être, pour Sonia, ainsi que les errements de Charlotte, qui regarde vivre les autres avec curiosité plus qu’avec envie.
La pièce porte aussi un regard différent sur les hommes, les clients. Paul, mal dans sa peau, cherche sa place auprès des femmes à travers Marion. Quant à André, du haut de ses 90 ans, sa rencontre avec Sonia lui redonne goût à la vie. Leurs rencontres avec des prostituées sont salvatrices. En contrepoint, Maxime juge radicalement la prostitution.

Cie Sylsyl
Mise en scène : Yann Reuzeau,
Assisté de Leila Moguez,
Interprètes : Maud Imbert, Emilie Charriot,Théane Petitboulanger, Mathieu Stortoz, Olivier Martial, Antoine Carillon
Création lumière : François-Eric Valentin
Durée : 1h45

Lecture
Vendredi 7 mars 2008
18h au Lavoir Moderne Parisien
ISTOIRES – (H)istoire(s) de(s) filles
Depuis plusieurs années, les créations et le travail de la compagnie Sambre en direction des publics interrogent, chacun à leur manière, l’histoire intime et collective des femmes : « La partition des textes que nous vous invitons à découvrir aujourd’hui est composée de paroles de femmes de tous âges et de toutes origines, paroles issues de rencontres ou d’ateliers, auxquelles se mêlent extraits d’articles de presse, essais politiques, historiques et … manuels de savoir-vivre ».
Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation.

Production Cie Sambre
Textes aux Editions ambrethéâtre
Avec le soutien de la Politique de la Ville – Intégration républicaine par la culture – et la DRAC
Conception et mise en espace : Carole Thibaut
Avec Astrid Cathala, Béhi Djanati Ataï, Michèle Laurence et Laura Lorente.

Monologue clownesque
Vendredi 7 mars 2008
21h au Lavoir Moderne Parisien
Antigone
Symbole de la rébellion, condamnée à mort et emmurée pour avoir enseveli son frère Polynice malgré les ordres du roi Créon, Antigone a, de Sophocle à Anouilh, emprunté plusieurs visages.
On la retrouve ici en clown. Elle a toujours sa robe noire, ses cheveux noirs mais son gros nez est rouge, ses cheveux ébouriffés, et sa bouche bien trop large.
Sous la terre noire de Thèbes, c’est une piste de cirque qu’on aperçoit. Antigone est une figure rebelle, qui s’insurge contre la loi de la Cité.
Le clown et Antigone sont frère et soeur, ils ont chacun choisi de suivre leur loi propre en marge de la Cité.

Cirque Pochéros
Ecriture, interprétation : Adèll Nodé-Langlois
Mise en scène : Sophie Buis assistée de Mads Rosenbeck
Costumes, accessoires : Charlotte Pareja
Régie : Nicautain
Durée : 50 mn
Ce spectacle ne convient pas aux enfants de moins de douze ans

Ateliers Théâtre et vidéo
Samedi 8 mars 2008
A partir de 14h au Lavoir Moderne Parisien
Paroles de Femmes
Restitution des travaux menés avec des femmes dans le cadre d’ateliers d’expression théâtrale ou d’ateliers vidéos.

« Les Insoumises »

Projection des vidéos-une minute réalisées par des femmes de Créteil, dans le cadre des ateliers vidéo initiés par Martine Delpon du Festival International de Films de Femmes de Créteil.
« Nous sommes toutes des insoumises… des irréductibles ! Nous suivons notre liberté, nos engagements, nos envies de réalisation.
« Insoumises, sans doute, car nous interrogeons l’ordre établi ».

« Paroles de Femmes »
Cie Graines de Soleil et Association Accueil Goutte d’Or.
Cet atelier mené par Angélique Boulay avec un groupe de femmes en alphabétisation, présente une tragédie « à l’Antique » sur le thème du mariage forcé.

« J’ai trop trimé »
Paroles de femmes au travail
A partir du recueil de récits de Nadine Jasmin : « J’ai trop trimé : travail de femmes, paroles de femmes », est né la rencontre avec un quartier vivant, chaleureux et métissé, à l’image de ses habitants et de leur histoire, au coeur de Belleville, Ménilmontant, les Amandiers ; le désir de donner la parole aux femmes de ce quartier, autour d’un thème commun : le travail. C’est l’occasion, pour chacune, d’interroger leur place dans le monde du travail, de redonner du sens à leur parcours, de le dynamiser par une prise de parole libre et personnelle, de faire émerger sur la place publique, la parole de celles qui n’ont pas toujours droit à la parole, à travers des témoignages toujours empreints d’une grande dignité.

Cie Deux Temps Trois Mouvements
Stella Serfaty, metteur en scène et Nadine Jasmin, auteur

Atelier Koffi Kwahulé
Les textes de cet atelier s’articulent autour du thème de la joie. La joie pour ce qu’elle a, contrairement au bonheur, de dynamique, donc d’éminemment théâtral. La joie d’une naissance, d’une rencontre, la joie du premier emploi, la joie d’un jour de mariage dans le quartier… En fait, ces fragments de plénitude totale glanés sur le sort.
Koffi Kwahulé

Théâtre
Samedi 8 mars 2008
21h au Lavoir Moderne Parisien
Ces murs qui nous écoutent
En 2006, alors que la situation en Afghanistan est désespérante et que dans de nombreux endroits du monde, la liberté d’expression est bafouée, Fabrice Macaux reprend ce texte. Qu’il s’agisse de petits ou de grands interdits, qu’il s’agisse de terreur d’Etat ou de peurs latentes au sein de son propre microcosme (travail, cité, famille…), l’oppression est souvent présente à des degrés divers. La peur de parler, la peur d’engager son point de vue, la peur de la hiérarchie ou la peur de s’ouvrir au monde que l’on voit croître dans le repli notamment communautaire, en banlieue par exemple, fait écho à des oppressions majeures, des oppressions d’état.

Cie Corpus
Dramaturgie et mise en scène : Fabrice Macaux
D’après la nouvelle de Spôjmaï Zariâb
Interprétation : Delphine Zucker
Durée : 70 mn
Coproduction Cie Corpus et Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Ile-de-France)
Avec le soutien du Conseil Général du Val d’Oise


Manufacture des Abbesses
7, rue Véron Paris 18è


Lectures
Dimanche 2 mars
à 14h
Misterioso 119
De Koffi Kwahulé

à 16h
Le 7ème Kafana
Le Kafana est le lieu traditionnel de rencontre dans les anciennes colonies de l’Empire ottoman, et désigne aussi le bordel, la maison close. Sept kafanas, c’est le nombre « d’établissements » que peut supporter une femme avant de perdre la vie ou de sombrer dans la démence. Le 7ème Kafana est une tragédie contemporaine construite à partir de témoignages et de récits recueillis auprès de femmes victimes du trafic humain qu’est la prostitution.
De Dumitru Crudu, Nicoleta Esinencu et Mihai Fusu
Adaptation, direction d’acteurs : Laurent Maurel
Lectrices-interprètes : Caroline Filipek, Vanessa Bettane, Lara Suyeux, Mouna Belghali

Lundi 3 mars
à 16h
Viol
De Danielle Sallenave

à 18h
Marie Hasparren
De Jean-Marie Besset

Théâtre
Jeudi 6 et vendredi 7 mars 2008
à 21h
Concert à la Carte
La pièce « Concert à la carte » de Franz Xaver Kroetz est une pièce entièrement didascalique.
L’auteur décrit une succession d’actions soigneusement opérées par l’unique personnage de la pièce, Mademoiselle Rasch. Le spectateur entre par là même dans l’intimité d’une soirée de la vie de cette dernière.
Mlle Rasch rentre de son travail en début de soirée.
Elle vit seule. La soirée se déroule avec son lot d’actions quotidiennes et routinières ; en passant par diverses tâches ménagères, son repas, ses divertissements (elle ne trouve qu’un semblant de compagnie grâce à l’émission de radio populaire qu’elle écoute avec attention)… jusqu’au coucher de Mlle Rasch qui ce soir là, va devoir prendre un somnifère pour trouver le sommeil. Elle finira par prendre tous les cachets de la boîte de médicaments.
« Faut être satisfait. L’insatisfaction est une maladie, c’est ce qu’on dit » KROETZ

Auteur : Franz Xaver Kroetz
Edition de l’Arche
Traduction : Ruth Henry et Robert Valancay
Mise en scène : Jordan Beswick


Petit Ney
10, avenue de la Porte Montmartre Paris 18è


Du 27 février au 27 mars 2008
Exposition
Les putains
Avec « Les putains », Adèle Mosonyi, oriente sa réflexion sur l’exploitation et la marchandisation des corps de femmes dans le domaine de la prostitution et même au-delà… au-delà des apparences et du culte du beau, ces coulures d’encre, ces corps délavés, collés ou pigmentés sur un support de fortune, se consument, s’effritent, se morcèlent. Icônes du bitume, fleurs de macadam, Vénus de la nuit qui défilent sans fin…

Slam
Samedi 1er mars 2008
de 16h30 à 19h
Atelier du Collectif Slam ô Féminin
Chaque être a des idées, des émotions, une richesse à partager et ses mots pour le dire quelles que soient ses origines culturelles ou artistiques, son âge, son niveau scolaire. Un atelier slam est un travail et une expression individuelle qui, dans un deuxième temps, s’ouvre au partage par la lecture, l’interprétation, la scène ouverte. Il s’agit de valoriser la personne, son vécu, ses capacités et ses connaissances, l’aider à les développer, puis de l’inscrire dans une dynamique de socialisation.
Ces ateliers suscitent parfois des vocations.

de 20h à 21h
Spectacle performance (création)
Collectif Slam au Féminin
Avec Chantal, Audrey, Catmat, Fleur, Marie, Shein B.

de 21h à 23h
Scène ouverte slam
Poètes, conteurs, rappeurs a capella, viennent lire, chuchoter, scander, crier ou improviser leurs textes. Scène ouverte à tous.

Lecture
Vendredi 7 mars 2008 au Petit Ney
à 20 h 30, Suivi d’un débat
Une si longue lettre
Grand classique et oeuvre incontournable de la littérature contemporaine africaine, traduit en vingt langues, ce roman épistolaire, publié en 1979, demeure une référence en matière de culture négro-africaine. Il retrace, tout au long des vingt huit lettres qui le composent, les différentes étapes et péripéties de la vie de deux amies d’enfance : Ramatoulaye Fall et Aïsssatou Bâ.
Mariama Bâ fut la première romancière africaine à avoir osé lever le voile sur certaines réalités sociales (la polygamie, les castes, l’exploitation des femmes…) propres au continent africain en général et à son pays, le Sénégal, en particulier.

Cie Le Chemin du Théâtre
Adaptation et mise en scène Nadine Abad
Avec Mame Fama Ly, B’tissam El Amrani, Nadine Abad


Bibliothèque Goutte d’Or
2, rue Fleury Paris 18è


Ateliers-Lectures
Mercredi 5 mars 2008
à 14h30
Mon histoire-ton histoire
Avec la participation des bibliothécaires jeunesse et de Samia Ammour, conteuse musicienne. Autour de textes pour les petits : contes, poésie, albums.

Projection-Rencontre-Débat
Jeudi 6 mars 2008
à 19 h
Centre Musical Fleury-Goutte d’Or-Barbara
1, rue Fleury Paris 18è
La traite des femmes aux fins de prostitution
En partenariat avec Amnesty International
1ère partie :
Documentaire fiction EXIT, End eXploitatIon and Trafficking
2ème partie :
En présence de Moïra Sauvage et Muriel de Gaudemont, membres de la commission femmes d’Amnesty International France, de Jérôme Valluy, chercheur et co-auteur de
« Persécutions de femmes, savoirs, mobilisations et protections » et avec l’association Les Amis des Bus des Femmes (sous réserve)
Invitée : Mme Amely-James Koh Bela, Présidente et co-fondatrice de l’association Mayina.

Amely-James Koh Bela
Son ouvrage « Mon combat contre la prostitution » (Editions CCINIA Communication, 2005) est pour elle le moyen d’attirer l’attention sur les trafics humains et un véritable cri d’alarme

Samedi 8 mars 2008
à 14h30
Mon histoire-ton histoire
Avec la participation des jeunes de l’atelier théâtre ADOS dirigé par Mouna Belghali
Autour de textes pour adolescents : « Le ramadan de la parole » de Jeanne Benameur. La révolte d’une adolescente qui désire être libre et respectée « Moi je tresse mes cheveux, je les parfume. Rien ne me fera jamais penser qu’être une femme, c’est mal ». « Kaïna Marseille » de Catherine Zambon. Kaïna traverse son pays, puis la mer, pour un avenir meilleur en France. « J’ai bientôt 14 ans et Monsieur Diah accepte de me faire les papiers. Il me demande de rester près de lui (…) il vient me visiter chaque nuits ».


Centre d’animation Mathis
15, rue Mathis Paris 19è


Mercredi 5 mars 2008
à 14h
Théâtre
Ce(ux) qui reste(nt)
Le théâtre contre l’oubli, contre l’intolérance
Une femme s’éveille pleine d’effroi, d’un cauchemar. Elle se dirige vers une machine à écrire et va essayer d’exorciser l’horreur qu’elle a vécu lors de sa déportation. Plusieurs épisodes défilent alors, nous faisant partager sa peur, sa faim, sa fatigue, son envie de quitter ce monde, même si elle doit pour cela mourir.
On retrouve dans ce texte la plupart des composantes présentes dans les différents témoignages sur la vie dans les « Lager » Allemands, comme dans ceux de Primo Lévi, Jorge Semprun ou Charlotte Delbo, pour ne citer qu’eux.
La force de ce texte tient à sa valeur de témoignage, livré brut, sans jugement ni commentaire mais aussi du fait qu’il soit raconté avec une telle poésie qu’il semble pouvoir être une réponse possible à l’une des questions qui entoure la « Shoah » : comment représenter une telle horreur ?
Cie Opsis
Mise en scène : Peter Tournier
Interprétation : Sandrine Amouel

Hip-Hop
Vendredi 7 mars 2008
à 17 h
Carte blanche à la chorégrapheMax-Laure Bourjolly
Avec la chanteuse Hewan
Collectif Kheperankh-Street

Lecture
Mercredi 5 mars 2008 au Centre Mathis
à 16h
Femmes et Migrations
Cette lecture met en évidence les situations de violence que vivent les femmes migrantes qui ont cherché refuge en France. De nombreux portraits de femmes, candidates au départ dans les pays d’origine, sur la route de l’exil ou sans papiers, permettent de replacer ces situations dans un contexte plus large précisant les tenants et les aboutissants des migrations internationales.
Les femmes représentent près de la moitié des migrants dans le monde. Elles sont pour la plupart confrontées à des situations spécifiques en raison de leur genre et jouent souvent un rôle primordial pour leur environnement.
Pourtant leurs conditions de vie sont méconnues et font l’objet d’un manque de considération.
Grâce à quelques parcours singuliers, cette lecture rend visible les situations que vivent des milliers de femmes migrantes et, à travers celles-ci, met en évidence des problématiques liées aux migrations.
Récits
Lecture par les comédiens de l’école de Théâtre EVA de Montreuil
En partenariat avec La Cimade


Théâtre Darius Milhaud
80, allée Darius Milhaud Paris 19è


Théâtre
Samedi 8 mars 2008
à 21h
Femme de Tchekhov
Une femme aux multiples facettes, une femme pour dix-sept autres, qui, tour à tour, vont s’incarner… elles vont parler. Parler comme on respire, comme on aime, comme on espère…
Parler pour vivre. Un oratorio, comme un grand cri de vie.

D’après Anton Tchekhov
De et avec Catherine Aymerie
Mise en Scène : Paula Brunet-Sancho


Institut des Cultures d’Islam
19, rue Léon Paris 18è


Du 18 février au 8 mars 2008
Exposition
Intimités afghanes
Roshanak Bahramlou a développé une approche artistique inédite, empreinte de poésie et d’espoir, qui souligne la détermination des Afghanes à aller de l’avant et à participer à la reconstruction de leur pays.
Alors les photographies noir et blanc, peintes à la main, s’animent de couleurs vives, éblouissantes.
Scènes d’intérieur, traditions, famille, bonheurs et peines… Une mosaïque d’instants uniques saisis au vif, métaphore subtile de la condition de ces femmes qui surgissent des ténèbres pour redécouvrir peu à peu les couleurs de la vie.
Photographies et peinture de Roshanak Bahramlou
Association Aïna
La vie des femmes à Kaboul après les années noires

Lecture
Samedi 1er mars 2008
à 14h30
« Mon histoire – Ton histoire »
Dans le cadre du partenariat avec la Bibliothèque Goutte d’Or, autour de textes pour adolescents : « Le ramadan de la parole » de Jeanne Benameur.
La révolte d’une adolescente qui désire être libre et respectée « Moi je tresse mes cheveux, je les parfume. Rien ne me fera jamais penser qu’être une femme, c’est mal ». « Kaïna Marseille » de Catherine Zambon. Kaïna traverse son pays, puis la mer, pour un avenir meilleur en France. « J’ai bientôt 14 ans et Monsieur Diah accepte de me faire les papiers. Il me demande de rester près de lui (…) il vient me visiter chaque nuit ».

Projection
Mardi 4 mars 2008
à 20h
Allez Yallah !
En présence du réalisateur et des femmes ayant participé au tournage.
Un poème épique – une chanson de geste – à la gloire d’une caravane de femmes, se donnant la main des deux côtés de la Méditerranée, pour combattre ce fléau de l’intégrisme religieux remettant en cause leurs droits universels à l’égalité.
A pied, en bus, en taxi, sous des tentes berbères dressées chaque jour dans une localité différente, au coeur des douars et bidonvilles du Maroc comme des banlieues déglinguées de France, une poignée de caravanières – musulmanes et non musulmanes – réunissent les femmes dans l’espace public pour dire leurs droits, prendre conscience de leur force et danser leur soif de liberté.
« Un road movie pas comme les autres qui stigmatise plus efficacement l’obscurantisme que n’importe quel discours officiel ».
Le Nouvel Observateur- Jean Philippe Guéran

Documentaire
de Jean-Pierre Thorn
Durée : 116 min
Sélection ACID
Festival de Cannes 2006


Le petit marché au féminin
2 et 6 rue des Gardes 18è


Exposition
Du 1er au 8 mars 2008
Sakina M’sa réalise ses créations dans un atelier d’insertion en mobilisant des femmes mises à l’écart du marché du travail. Elle a remporté le Grand Prix de la Création de la Ville de Paris en 2007. Vêtements confortables, ultra-féminins, des petites pièces, des accessoires spécialement créés pour le Festival.
Marcia de Carvalho, amoureuse d’artisanat, de dentelles, de maille, d’accessoires, a le goût des couleurs joyeuses et ensoleillées. « La rue des Gardes m’a tout de suite rappelé le Brésil, où le melting pot est un réel art de vivre. Ce brassage est source perpétuelle d’inspiration. C’est un trait permanent dans mes collections : mariage de matières rustiques et raffinées, de couleurs contrastées et de techniques artisanales ».
Le petit marché au féminin présente les créations de deux stylistes de la « Rue de la mode » à la Goutte d’Or


Olympic Café
20 rue Léon Paris 18è


Du 1er au 08 mars 2008
Exposition
Gestes retrouvés
Travaux réalisés en 2006 à Bamako dans la structure Sinjiya-Sow, maison d’accueil pour les enfants des rues du Mali.
« Il n’y a encore pas si longtemps pour ces enfants, les rues de Bamako étaient leur seul refuge. En avril 2005, je les rencontrais dans la rue, un an plus tard certains ont retrouvé leur enfance, leur sourire, un espoir, un avenir et tous les gestes du quotidien oubliés… Mais surtout une vie dont chacun a droit car pour aucun enfant au monde, la rue ne devrait être un refuge, même pour une nuit ».
Photographies d’Emma Hernandez

Concert
Samedi 1er mars 2008
à 21h
Fadima Kouyaté, griotte malienne.
Née en Guinée, fille de Djétène Kouyaté, chanteuse, et de Bankaly Kouyaté, Fadima Kouyaté a grandi au Mali à Bamako. C’est son père adoptif Chaka Kouyaté, chanteur, qui révèlera en elle, une cantatrice à la voix puissante et brute, ensoleillée. Ses tubes sont régulièrement diffusés sur France O et les télévisions maliennes.
Mené par le grand maître du Ngoni, Moriba Koïta, l’orchestre donne la part belle à la musique, à l’écoute et à l’improvisation mandingue, en choisissant la sobriété : ngoni, guitare et djembé.
Pour la joie des rencontres fécondes, nous avons convié l’unique Jean-François Pauvros à se joindre à l’orchestre pour une deuxième partie ouverte à de fulgurantes déflagrations sonores.
« Improvisateur né, le guitariste et compositeur J.F Pauvros, s’appuyant sur des airs voluptueux ou poignants, repousse les limites sonores de son instrument… »

Stand-up
Lundi 3 mars 2008
à 20h30
La parole va jaillir
Belles et rebelles,
Farouches, un peu louches,
A l’humour déjanté,
A l’insolence raffinée,
Leur parole fuse et dévoile
De leur ciel de femmes toutes les étoiles.

Interprétation Nancy Guyon et Sabrina Chebli
+ Guests

Concert
Mardi 4 mars 2008
à 21h
Eve Risser solo
Jeune pianiste très remarquée avec son premier disque « Donkey Monkey », Eve convoque autour de son piano une chambre d’enfant, et puise impertinente, de Monk à Chopin, glisse dans ses mange-disques des bulletins météorologiques, prépare son piano comme un jardin japonais…

Discographie
Yuko Oshima & Eve Risser, Donkey Monkey, 2007, Umlaut Record
Göran Greider, Joel Grip and Eve Risser, Hit från underjordens burar, 2006, Umlaut Record
www.umlautrecords.com

2ème partie :
Denis Charolles fête son invitée Mily
Denis Charolles, leader de la Campagnie des Musiques à Ouïr, a fait de sa batterie un orchestre euphorisant, bat toms, caisses, charlet, graviers, ferrailles, araignée à moustaches et autres percuteries, chante et fait chanter l’arrosoir et la trompette, ce soir avec une voix aimée, tentante, improvisante, contemporaine : Mily Le « jeune fantôme » de Luciano Berio les guidera.

Discographie
La Campagnie des Musiques à Ouïr, Arthur H, Yvette Horner, Michel Richard, Malcolm Braff, Ouïrons-nous, 2003 – Labelouïe
La Campagnie des Musiques à Ouïr & Heavy Spirits, Rendez Vous?, 2004 – Labelouïe
La Campagnie Des Musiques A Ouir, Manivelle magyare, 2005 – Budapest Music Center

Concert
Mercredi 5 mars 2008
à 21h
Christelle Sery solo
Son parcours, au service des musiques d’ensemble, classiques et contemporaines, en fait une musicienne à l’oreille affutée, offrant à la guitare comme à la voix, des notes étrangement précises, tandis que sa folie douce l’entraîne sur les sentiers sauvages de l’improvisation, du rock’n roll, des textes de Desnos… Le répertoire de ce solo sera composé pour l’occasion, machines et électricité seront de la partie… Originaire de l’arrière-pays niçois, Christelle a étudié la musique avec Ako Ito et Henri Dorigny puis au CNSM de Paris d’où elle sort diplômée en guitare, musique de chambre et pédagogie.
En guitare solo, elle est lauréate des concours internationaux de Lempdes, Bath et Tokyo.
Son goût pour la musique d’aujourd’hui l’amène à créer des oeuvres de jeunes compositeurs et à évoluer au sein de l’ensemble Cairn depuis sa fondation en 1997.
Elle explore aussi des langages plus improvisés avec la compagnie Sevilla, le batteur Eric Groleau, la flûtiste Sylvaine Hélary pour des duos insolites où se mêlent voix, instruments amplifiés et différentes esthétiques sonores.
Christelle Sery

2ème partie :
Sylvaine Hélary Trio
Sylvaine Hélary : elle respire dans les flûtes, elle presse ses cordes vocales, elle appuie sur des pédales d’effets..
Antonin Rayon : il délie son orgue hammond grandeur B3, il pince son clavinet et scintille le glockenspiel..
Francesco Pastacaldi : il gratte ses cymbales, caresse les caisses au son clair et bat tous les records rythmiques..
Sylvaine Hélary Trio

Concert
Jeudi 6 mars 2008
à 21h
Musiques au gynécée
Réunion fleuve de femmes musiciennes pour courtes formes acoustiques et atmosphère parfumée.
Avec les chanteuses (sous réserve) : Fanta Disco, Sanata Doumbia, Amy D, Fatoumata Diawara, Fadima Kouyaté, Banta Cissokho, Diaba Koita
Les musiciennes (sous réserve) : Sylvaine Hélary, Alexandra Grimal, Eve Risser, Aweena Burgess, Ruby, Sarah Murciah, …

Vendredi 7 mars 2008
à 21h
Aldona
Aldona Nowowiejska est née en Pologne. Sa musique est comme des icônes superposées, qui nous ramènent à l’Est, à la quête de l’âme slave.
Chanteuse, musicienne et comédienne, Aldona Nowowiejska, écrit, compose et interprète des poèmes.
Elle nous fait croire que l’on comprend sa langue par la magie de sa voix envoûtante, et sa sincérité désarmante. Elle raconte des petites histoires avec un accent slave charmant, fait chanter ses musiciens en polonais, et son public se transforme en brin d’herbe ondulant sur les plaines slaves.
Douce et posée dans la vie, elle se métamorphose sur scène: en happant l’attention du public, le charmant, l’emmenant, le titillant, le relâchant, le récupérant, le faisant valser, ou taper des mains, lui offrant tout sans compter jusqu’à ce que poésie et humour se mélangent si bien que certains rient aux éclats tandis que d’autres essuient une larme discrète.

ALDONA
Aldona Nowowiejska : chant, guitare, compositions
Raphael Dumas : mandoline, banjo, guitare
Stephen Harrison : contrebasse, basse
Florent Rousset : percussions orientales
Discographie
Trois albums autoproduits :
Percevoir (2005)
Vibrations slaves (2002)
Le chant de l’âme slave (1999)
http://aldona.free.fr/

Concert
Vendredi 7 mars et samedi 8 mars 2008
à 20 h 30
Susheela Raman
Fille d’émigrants tamouls, Susheela Raman, née à Londres, a grandi en Australie.
Depuis une dizaine d’années elle vit en Angleterre.
De sa rencontre avec le guitariste Sam Mills a surgi en 2001 son premier album « Salt Rain » vendu à 200 000 exemplaires en France.
En 2002 Susheela Raman remporte le prix de la « Révélation de l’année » aux BBC World Music Awards.
Initiée très jeune par sa mère aux fondements de la musique carnatique, elle chante durant son adolescence du blues, du funk, du jazz et du rock. Progressivement, elle trouve une voie entre le répertoire traditionnel indien et la musique anglo-saxonne.
Co-production Cie Graines de Soleil et Centre Fleury-Goutte d’Or

le vendredi 7 mars 2008
Mélissa Laveaux
Auteur-compositeur-interprète folk canadienne d’origine haïtienne.

le samedi 8 mars 2008
Chet Nuneta
Chants de Madagascar, de Finlande, de Mongolie, de Russie, du Mexique, tziganes, hébreux, arabes…
Voix, instruments : Daphné Clouzeau, Valérie Gardou, Juliette Roussille et Lilia Ruocco
Percussions : Mickaël Fernandez

Concert
Samedi 8 mars 2008
à 21h
Amy D
Quartet Rap mandingue au féminin invite Sanata Doumbia (chant wassoulou)
Chanteuse, rappeuse, danseuse, Aminata Doumbia connue sous le nom de Amy D, née à Bamako en 1982, est aujourd’hui une voix prometteuse pour le hip hop malien. Ses textes, conscients, évoquent les effets du machisme, à Bamako ou à Paris, la scolarisation des jeunes filles, le sort des femmes rurales, et bien sûr, l’amour. Sa musique, actuelle, se nourrit des traditions mandingue et wassoulou, ses danses torrides enflamment public et musiciens.
Amy a participé aux biennales artistiques et culturelles du Mali dès l’age de 8 ans, s’est produite seule ou avec le groupe King Da Dja sur les scènes maliennes (Mofou, Centre Culturel Francais, Stade Mamadou Kouyaté…) en 1998, fut remarquée par Salif Keïta en 1999, et l’accompagna en tant que choriste durant 4 ans sur la scène internationale, avant de mener à bien l’enregistrement de son premier album solo, Sya, distribué par Mali K7.
Le Wassoulou est une région à cheval entre le Mali et la Guinée, habitée par des peuls dont les chants traditionnels emploient des formules et descriptions terrifiantes afin de stimuler les héros chasseurs et sorciers.
Dans cette société qui loue la témérité masculine, sont nées les chanteuses Wassoulounké dites « kònò » (oiseau), non moins courageuses puisqu’avec Nahawa Doumbia, Salimata Sidibé (mère de Sanata Doumbia), Oumou Sangaré, le Mali entendit pour la première fois des chanteuses critiquer les excès de la polygamie ou le mariage forcé, parler de l’amour avec réalisme et piquant, décrire la condition des sans-papiers.
Ces femmes distillent des messages de bonne vie familliale, amoureuse et sociale… Sanata Doumbia est un oiseau au sourire resplendissant et discret…

Présentation de la compagnie Graines de soleil
De l’implantation de la Compagnie à la Goutte d’Or
Dirigée par Khalid Tamer, la compagnie naît en 1998 avec la création de L’île des esclaves de Marivaux. C’est avec ce spectacle que la compagnie entre pour la première fois au Lavoir Moderne Parisien. Les années qui suivent, la Cie Graines de Soleil crée des petites formes, des lectures et organise des événements dans les lieux de la Goutte d’Or. C’est le début d’une relation forte avec la population du quartier, c’est aussi le début d’une recherche autour de ce qui rassemble, de ce qui permet l’interculturalité.
En 2001, la compagnie, touchée par la condition des femmes de la Goutte d’Or créé un atelier d’expression qui aboutit à une lecture publique intitulée « Paroles voilées ».
En 2002, avec les femmes en alphabétisation de l’association Accueil Goutte d’Or, un atelier d’expression théâtrale et d’écriture est mis en place. En 2004 cette aventure donne naissance au Festival au Féminin à la Goutte d’Or.

De la double implantation de la Compagnie
En novembre 2001, la compagnie crée « Terrain Vague », spectacle issu d’une recherche sur les enfants des rues. C’est le début de partenariats et d’échanges artistiques internationaux : en Belgique, en Pologne, au Maroc, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal.