Événements

Cinémed 2008 – Festival international du Cinéma Méditérranéen de Montpellier
30e édition

Français

Toute la Méditerranée, rien que la Méditerranée !


Pour sa 30e édition, le Cinémed vous offre le meilleur de la Méditerranée, d’hier et d’aujourd’hui, un mariage festif de cinéma et de musique.
Un jury présidé cette année par l’écrivain Dominique Fernandez. Qui, mieux que l’auteur de « Mère Méditerranée » pourra dire la justesse et la profondeur de cette nouvelle pêche aux images ? Petit nouveau de l’Académie française, cet « Immortel » toujours sur la brèche, voyageur infatigable, amoureux de Naples qui aime bien reprendre son souffle en Catalogne, est un cinéphile accompli, dont les propres livres sont très souvent peuplés d’images.


Honneur aux frères Taviani
En 1987, le Festival de Montpellier a rendu une première fois hommage aux deux réalisateurs, en présence de Paolo Taviani. Une rencontre inoubliable consignée dans les Actes du festival 1987 où Paolo commentait entre autre la réplique de l’un des personnages de « Good Morning Babilonia » : « Nous sommes les fils des fils des fils de Michel-Ange et de Léonard… » Vingt ans plus tard, ce sont Paolo et Vittorio que Montpellier reçoit pour parcourir en leur présence une œuvre singulière, d’une cohérence et d’une force peu communes, faite de précision et d’exigence dans le cadre d’une fraternité créatrice : « C’est un don du hasard qui a échappé à toutes nos tentatives de rationalisation. Nous sommes deux natures unies par le même rêve. » En plus d’une sélection de leurs œuvres qu’ils présenteront aux spectateurs, Vittorio et Paolo proposeront une « carte blanche » et animeront plusieurs rencontres avec le public, les samedi 25 et dimanche 26 octobre 2008.

La guerre civile et la Retirada
A quelques mois du 70e anniversaire de la chute de Barcelone le 26 janvier 1939 et du terrible exode qui s’en est suivi, le Festival de Montpellier propose une importante rétrospective comprenant un hommage au réalisateur catalan Jaime Camino qui présentera une sélection de son œuvre : Espana otra vez (1969), Las largas vacaciones del 36 (1976), La vieja memoria (1979), El largo invierno (1992), Los ninos de Rusia (2001). Le Cinémed proposera également une sélection de classiques (Joris Ivens, André Malraux, Frédéric Rossif, Alain Resnais etc.), de fictions contemporaines (Pedro Olea, Mario Camus, Jaime Chavari, Carlos Saura) et de documentaires récents.

Hommage à Philippe Faucon
Philippe Faucon est né à Oujda, au Maroc, en 1958. Après une Maitrise de Lettres à l’Université d’Aix en Provence, il débute au cinéma comme régisseur, entre autre sur Mauvais sang de Leos Carax, Un médecin des lumières de René Allio, Trois places pour le 26 de Jacques Demy avant de passer à la réalisation avec un court métrage, La jeunesse en 1984. En 1990, L’Amour, son premier long métrage, se fait remarquer à Cannes, dans la section Perspectives du cinéma français. Depuis, travaillant pour la télévision comme pour le cinéma tout en préservant sa liberté d’auteur, Philippe Faucon a construit une œuvre sensible sachant traiter de la vie ordinaire et de la chronique des sentiments, sans s’interdire des sujets sulfureux tels que l’homosexualité, la drogue, le sida ou dernièrement avec La trahison, la guerre d’Algérie. C’est une œuvre souvent tournée vers la Méditerranée que le cinéaste viendra présenter à Montpellier.

Une nuit en enfer : Joe D’Amato, hommage au cinéma ultra-bis
Joe D’Amato, ou plutôt Steve Benson, Hugo Clevero, David Hills, Kevin Mancuso, Peter Newton, Michael Wotruba, Robert Yip, Zak Roberts, George Hudson, Federico Slonisco, Gerry Lively, Igor Horwess et un nombre effarant d’autres pseudonymes, est peut-être le plus prolifique réalisateur de toute l’histoire du cinéma avec 355 films à son actif.
De son vrai nom Aristide Massacesi, il incarna mieux que quiconque la démesure du cinéma bis italien. Considéré comme une sorte de Ed Wood trash, non seulement il n’a jamais prétendu faire de l’art mais il n’a jamais caché faire du cinéma purement mercantile. De l’horreur au porno en passant par le fantastique, D’Amato a laissé derrière lui une quantité de films sombres, nihilistes et misanthropes. Joe D’Amato, maquignon intelligent et fabuleusement actif, laisse derrière lui une filmographie dont la qualité peut donner matière à discussion mais qui restera comme un témoignage de la prodigieuse vitalité qui fut celle du cinéma italien. Sans quelqu’un comme Joe D’Amato, le bis italien des années 70 et 80 aurait certainement manqué d’un brin supplémentaire de folie, et le monde du nanar d’une partie de son charme.
Le festival proposera donc une plongée dans le meilleur du pire du cinéma, avec une sélection de films à déguster pendant une vraie nuit en enfer… (En collaboration avec la Cinémathèque française et la chaîne 13ème rue).

Soirée chefs-d’œuvre restaurés de la Cinémathèque française
Une soirée exceptionnelle avec 5 courts métrages documentaires méditerranéens. Films de Manoel de Oliveira, Georges Rouquier, Luciano Emmer et Enrico Gras, Agnès Varda, Jean-Daniel Pollet.

Expérimental : Zineb Sedira, Katia Kameli, quelles représentations de l’Algérie ?
D’origine algérienne, l’une vivant à Londres, l’autre à Paris, toutes deux artistes vidéastes et photographes, elles s’interrogent sur les relations complexes qu’elles entretiennent avec leur culture d’origine et la représentation qu’elles peuvent donner de cette Algérie à la fois si proche et si éloignée.

Concert : Safy Boutella, 30 ans de musiques et de films
Musicien et compositeur algérien, il est l’auteur d’une soixantaine de musiques de films. On lui doit la sublime musique du film Automne, octobre à Alger de Malik Lakdhar-Hamina, sur les émeutes de 1988. Il a également collaboré avec Rachid Bouchareb sur les musiques des films Little Sénégal, Poussières de vie, Cheb, Merzak allouache sur Salut Cousin ou encore Christophe Ruggia sur Le gone du Chaaba.
Le Cinémed vous propose un concert spécialement dédié à la Méditerranée, ses films et sa musique. En partenariat avec la SACEM à l’occasion du centenaire de la musique de film, à l’initiative de l’Union des compositeurs de musiques de films et sous le haut patronage du Président de la République.

17e Bourse d’aide au développement (aide aux projets de longs métrages fiction) qui se déroulera les 30 et 31 octobre.
Un dispositif d’aide à la création cinématographique en Méditerranée, spécifique au Festival de Montpellier, qui a soutenu depuis 1991 une quarantaine de films à l’état de projets et dont beaucoup ont été réalisés et distribués en salles.