Ezezam ou le Vice

De la compagnie Nyanga Dance - (Cameroun)

Chorégraphe : Martino Ebale Zam
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Cette jeune compagnie camerounaise, déjà présente lors du dernier Masa, laisse perplexe. « Ezezam ou le Vice » multiplie les clichés et les maladresses chorégraphiques. Sur une musique live (synthés, balafons, djembés, basse, trompette), hélas souvent insipide, trois « Yo » et deux « Yoyettes » « se pavanent dans un bar (…) dans un méli-mélo de corps luisants, en sauts d’intensité, libres de danse, délirant de sexe, de drogue, de violence et d’alcool » (sic!), selon le livret du ballet. Sur scène, rassurezvous, les interprètes se livrent plutôt à une performance de cabaret. Leur danse acrobatique qui mêle gestuelle africaine et technique moderne occidentale, multiplie les porters, souvent maladroits parfois même franchement risibles. Ainsi, lorsqu’une des danseuses, par exemple, prend un homme à bras le corps et le porte péniblement sur plusieurs mètres. Le solo du danseur-chorégraphe près d’une table résume parfaitement le manque d’inventivité de la pièce : pas une seule fois, il ne joue avec l’objet. La table reste désespérément une table. De même pour le solo de la danseuse assise sur une chaise, habillée en prostituée, en bustier rouge sang et talons aiguilles. Lorsque la deuxième danseuse la rejoint un parapluie sur la tête, on hésite cette fois entre le rire et l’apitoiement… Peut-être cette carence d’inventivité tient-elle à un manque de culture chorégraphique? On l’espère…

///Article N° : 826

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