Festivals de BD d’Afrique : comment sortir de l’événementiel ?

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Le secteur de la BD d’Afrique connaît une visibilité accrue sur le plan international, par la diffusion d’albums ou d’expositions (Africa Comicsen 2006, Biennale de Venise en 2007). En Afrique, on assiste à une multiplication de festivals et de salons qui participent au développement de ce secteur de création. Mais ces manifestations sont souvent éphémères et irrégulières dans leur programmation, traduisant ainsi les difficultés du secteur à trouver ses marques.

Le festival mauricien Il’ en bulles n’a constitué que le 6e Festival International de Bande Dessinée organisé sur le continent africain en 2007 (1). Les festivals de BD s’y font remarquer par leur côté éphémère. Le tout premier organisé à Nairobi en 1985 n’aura duré qu’une édition. Le plus ambitieux, les Journées Africaines de la BD de Libreville n’aura existé qu’en 1998 et 1999. Le Festival d’Alger, organisé par le dessinateur Melouah, a eu plusieurs éditions à la fin des années 1980, au point même d’évoluer en 1988 en premier Festival Méditerranéen de la Bande Dessinée, qui devait tourner dans le pourtour méditerranéen (2). À Bamako eut lieu en 2002, le seul et unique salon international de BD et de dessin de presse Farafina. À Tunis, un festival de BD a été organisé à partir de 1983 par les dessinateurs Monji et Faiza Majeri avant de se transformer en 1987 en un Télébédéciné puis en Festival méditerranéen en 2001 et 2002. À Tananarive, plusieurs salons de BD ou de caricatures eurent lieu au cours des 25 dernières années mais sans pérennité. De fait, les festivals actuels, à l’exception du tunisien Tazarka (dont la 1ère des 10 éditions a eu lieu en 1997) et de celui de Kinshasa sont tous nés après l’année 2000. En 2004, au Festival d’Angoulême, Olvis Dabley, directeur du festival ivoirien, Coco Bulles déclarait en conférence de presse : « Aujourd’hui, en Afrique francophone notamment, après les défuntes Journées Africaines de la Bande Dessinée au Gabon, seuls le Salon de la BD et de la Lecture pour Jeunesse en RDC et le festival Coco Bulles en Côte d’Ivoire, restent les plus importants pôles consacrés au 9e art. Cette situation déjà précaire se voit exacerbée par le climat d’instabilité causé par des crises politico-militaires dans ces pays. N’est-on pas en droit de s’interroger sur les chances de survie de ces manifestations pourtant encore très jeunes en Afrique ? (3)« .
Les festivals africains sont également très irréguliers : Coco Bulles, d’abord organisé à Grand-Bassam en 2000 et 2002, a été plusieurs fois repoussé avant de migrer vers Abidjan en 2007 (4). Le Salon Africain de la BD de Kinshasa n’a connu que cinq éditions de 1991 à 2005. Mais cette difficulté pour les festivals à s’implanter et à perdurer est parfaitement logique et correspond à l’état de la bande dessinée africaine sur le continent…
En réalité, le secteur de la BD est malade dans le sud. Les ventes de bandes dessinées sont très faibles. La production locale, forcément, s’en ressent. Ce constat a un impact majeur sur la tenue d’un festival et sur la mobilisation du public. Le festival mauricien, Il’ en bulles, installé dans un centre commercial à ciel ouvert n’a drainé que des badauds venus faire leurs achats de Noël. Le reste de l’affluence était composé des collectionneurs et fans, public captif qui attend avec impatience chaque édition de ce festival pour rencontrer les auteurs. Au final, le nombre de personnes qui se sont arrêtées aux stands et fait dédicacer le programme distribué gratuitement ne dépasse guère les 450, chiffre identique aux deux premières éditions et aux éditions de 2005 (5) et 2007 du Festival de Bamako. Coco Bulles, le festival abidjanais, déclare près de 2 500 visiteurs en 2007, en baisse par rapport à 2001 (4000) et 2003 (6000). En comparaison, le festival réunionnais, Cyclone BD, a enregistré en 2007, sur 3 jours, plus de 7 000 entrées quotidiennes à 3 €…
À Maurice, les ventes ont été faibles : pas plus d’une soixantaine sur les deux jours cumulés, malgré la grande disponibilité des dessinateurs. C’est en partie dû à des raisons culturelles, les Mauriciens s’intéressant peu à la BD. Ce constat est à relativiser, la bibliothèque du Centre Culturel Français enregistre des taux record d’emprunt de BD. Les raisons en sont plus certainement financières : les albums des deux artistes congolais invités à Il’ en bulles, Mandrill de Barly Baruti et Vanity de Thembo Kash, étaient vendus respectivement à 525 (12,30 €) et 495 roupies mauriciennes (11,70 €), soit un montant supérieur à leur prix en Europe (6). Le constat est donc simple : l’organisation d’un festival revient à agiter des produits de luxe devant des gens incapables de les acheter. Les organisateurs des festivals d’Afrique comme Bamako, Tétouan, Casablanca, Kinshasa ont d’ailleurs sérieusement limité la part commerciale de leur manifestation. Les ventes d’albums ont été réduites à quelques heures à Abidjan. Pour les autres festivals, elles sont noyées au milieu d’ateliers, d’expositions (7) et de projections de dessins animés.
La venue d’auteurs européens renommés ne constitue aucune plus-value à la réussite d’un salon. Cela est dû au fait que les librairies africaines ont un rayon BD peu fourni et qu’aucune librairie spécialisée n’existe en Afrique. La plupart des auteurs européens actuels y sont donc inconnus. C’est la raison pour laquelle leur présence est finalement assez faible dans les différents festivals du sud : inexistante à Bamako en 2007 qui n’a invité que les auteurs africains de l’association l’Afrique dessinée,mais également à Kinshasa en 2003 (si ce n’est Giroud) et 2005, faible à Abidjan en 2007 (trois invités européens), ainsi qu’à Tétouan (Fabien Rypert et Daphné Collignon (8)). Le constat est général : hormis à Maurice (9), les auteurs européens sont à chaque fois en nombre minoritaire dans les festivals africains, en comparaison des auteurs africains étrangers, tout aussi à l’aise techniquement et plus proche culturellement.
En réalité les dédicaces ne marchent que pour des produits locaux vendus à un prix abordable. Ce fut le cas à Maurice où Laval Ng (Un lecteur averti en vaut bien deux), Thierry Permal (Le paradis des oiseaux) et Titane Laurent (God’s stuff) ont profité du salon pour diffuser leurs œuvres à des prix adaptés au marché local (entre 5 et 8 €). Le prix est une donnée fondamentale, à Bamako, les bédéistes africains de L’Afrique dessinée n’ont guère pu vendre leur album collectif Une journée dans la vie d’un Africain d’Afrique, du fait de son prix excessif de 15€. Malheureusement, très peu d’albums et de livres illustrés par des bédéistes sortent sur les marchés africains. Dans certains pays comme la RDC, le Mali ou Madagascar, réputés pour leurs talents, aucune BD commerciale n’a été produite depuis plusieurs années si ce n’est la tentative des éditions kinoises Elondja (10). Au Maroc, seuls cinq albums marocains ont été publiés dans le pays depuis 2000 (11), malgré l’existence de trois festivals. À Niamey, la tenue d’un salon de la bande dessinée en décembre 2005, lors des Cinquièmes Jeux de la Francophonie ne s’appuie sur aucune œuvre locale. Le succès du festival d’Abidjan peut s’expliquer par le journal satirique, Gbich, qui, au milieu du marasme politique, tire en moyenne à 35 000 exemplaires (12). Le créateur de Gbich, Lassane Zohoré, a présidé la première édition de Coco Bulles et reste dans le Comité d’organisation de l’édition 2007 comme le reste de l’équipe de Gbich. La participation de la scénariste ivoirienne, Marguerite Abouet, à Coco Bulles 2007, ne fait que rajouter à la touche locale, comme en 2003 la présence de Bertin Amanvi (Blolo Bian, Africa e Mediteraneo) et Gilbert Groud (Magie noire, Albin Michel). De cette façon, Coco Bulles est vécu par le public comme un prolongement du journal et constitue une mise en synergie bienvenue avec la réussite européenne d’auteurs du cru (13). En 2007, les autres invités venaient de Belgique, invités d’honneur, deux caricaturistes, Kroll et Cécile Bertrand et un bédéiste, Dany.
À Tunis, le festival pouvait s’appuyer sur une petite production locale assez vivante en 2001, époque de la première édition, en particulier les ouvrages de l’éditeur Apollonia (14) en sus d’une myriade de dessinateurs talentueux que le salon de Tazarka met en valeur tous les deux ans.
La timidité des pouvoirs publics locaux est générale. À Maurice, mobilisé par le festival créole qui se déroulait le même week-end, le Ministère de la Culture n’a pas pu aider les organisateurs du festival. Au Mali, selon Georges Foli, organisateur du festival (15), les pouvoirs publics n’ont accordé que leur « soutien moral ». En Côte D’Ivoire, Zohoré Lassane déclarait lors de la seconde édition : « Je suis au regret de dire que la Côte d’Ivoire n’a rien apporté (16)« . Lors de la quatrième édition du salon de la bande dessinée de Kinshasa, les agents du Fonds d’Appui à la culture promirent beaucoup aux organisateurs pour ensuite ne rien donner (17). De fait, la plupart des festivals d’Afrique francophone sont des émanations de volontés « françaises » d’importer une « culture BD ». Ce fut le cas du salon de Nairobi ou du premier festival malgache en 1984, en présence d’Édouard Aidans et Michel Faure, qui déboucha sur le premier album collectif malgache. Dans d’autres cas, c’est une institution française qui organise elle-même l’évènement : une alliance française comme à Port Louis, ou un Centre Culturel Français. Ce fut le cas à Madagascar, à Cotonou en 2006 et à Libreville. Le bédéiste marocain Abelaziz Mouride souligne la forte présence étrangère : « On a pris l’habitude de confier la culture du pays aux centres culturels étrangers. Heureusement qu’ils existent, d’abord parce qu’ils sont utiles et nécessaires, ensuite parce qu’ils démontrent la faiblesse voire l’inexistence d’initiatives nationales. (18) » Les effets négatifs en ont été soulignés par P’tit Luc : « A une époque, un festival de BD s’est monté au Gabon. […] Je me suis rendu compte de ce que l’ambassadeur, le premier conseiller, le bibliothécaire et le directeur du Centre culturel étaient tous fanas de BD. Donc, quand ils se sont concertés pour définir leur ligne, ils ont tous dit : la BD. Et puis, quand ces gens ont terminé leurs contrats, tout s’est arrêté très brutalement. On a dit aux suivants : vous reprenez le truc, et personne n’a repris le truc… C’était des lubies plutôt bien. […] Ils ont lancé une expérience BD sans qu’il y ait une culture BD, juste parce que eux aimaient la BD. Je ne vais pas leur en vouloir, ça a quand même provoqué d’autres choses ailleurs, mais c’était une mauvaise idée. (19)« 
Conséquence de la coopération décentralisée, le Festival de Casablanca (20) est une émanation directe du festival de BD de La Baule-Escoublac (21) avec « l’appui » d’institutions locales. Le danger inhérent à ce genre de collaboration, est le risque d’amateurisme que cela engendre et qui, à terme, dessert la cause du neuvième art (22). Mais tous les festivals d’Afrique francophone reçoivent des subsides étrangers. Coco Bulles a pu compter, cette année sur un soutien de l’Ambassade de France (c’est le cas pour chaque édition), du Commissariat Général belge aux relations internationales, de l’ONG belge de développement culturel Africalia, de TV5, et du Fonds néerlandais Prince Claus. Bamako, pour sa part reçoit le soutien de la Direction de la Coopération suisse depuis la première édition de son festival (23) ainsi que celles du CCF, de Culture France et de l’Union Européenne. Ce soutien étranger n’est que la suite logique du travail de promotion de la bande dessinée mené par les réseaux culturels français en Afrique : formation, financement d’albums (24), accueil d’ateliers permanents (25), artistes embauchés comme animateur ou graphiste (26), organisation de concours, etc. En terme de détection de talents, ce travail a remarquablement porté ses fruits. De 1963 à 1998, la coopération française a soutenu la diffusion des revues Kouakou, Calao et Carambole qui ont développé une certaine culture BD chez les jeunes africains et ont facilité l’édition des premiers albums collectifs d’auteurs africains : Au secours (27) (1992) et Aventures dans l’Océan Indien (1984). Cette action continue de nos jours avec Planètes jeunes, et Planètes enfants. À titre d’exemple, en 2007, lors de Lire en fête, le réseau culturel des affaires étrangères a organisé 27 évènements BD à travers le monde, dont deux en Afrique : Pointe Noire et Djibouti. Ceci ne prend pas en compte, bien sûr, les mois de la BD (Madagascar) ou de la caricature (Yaoundé en décembre 2006). Les Belges mènent également une action dans ce domaine : au Bénin (où ils ont soutenu la réalisation d’un dessin animé), au Maroc où la filière BD de l’école des beaux-arts de Tétouan est jumelée avec celle de Tournai (28) et où ils soutiennent le Festival de Kenitra, à Abidjan et surtout en RDC où ils ont initié de nombreuses opérations : Un dîner à Kinshasa (1996), Yambi (2007). Cette action peut même entraîner un « embouteillage » comme le souligne P’tit Luc : « Dans le cas de Kinshasa, c’est un peu bizarre, parce qu’il y a les financements français et les financements belges, et ils se tirent dans les pattes entre eux. (29)« . L’une des conséquences négatives de ce travail est l’homogénéisation des styles graphiques des bédéistes africains issus du même moule franco-belge et qui nuit à leur expatriation. Enfin, régulièrement, les ambassades du Japon organisent, avec un certain succès, des manifestations autour du manga, comme ce fut le cas au Maroc à plusieurs reprises ces dernières années.
Les seuls festivals à être le fruit d’une volonté locale se trouvent être les salons de Kinshasa, de Bamako et Abidjan. Kinshasa est né en 1991 de la volonté de Barly Baruti, président de l’ACRIA (Association de création, de recherche et d’initiation à l’art), entité qui a organisé les 5 éditions du festival. Les fonds étrangers sont venus en appui à cette initiative. De la même façon, le Festival de Bamako est organisé par l’Atelier DBD, structure gérée par le très entreprenant Georges Foli. Le festival ivoirien constitue un palier supplémentaire. Si Coco Bulles est, au départ, une idée de Tache d’encre (Association ivoirienne des dessinateurs de presse et de bandes dessinées), Olvis Dabley Agency porte le projet depuis la première édition. Il s’agit d’une agence artistique doublée d’une régie événementielle, orientant ses compétences sur l’édition et la promotion des arts visuels, l’organisation et l’appui technique aux événements etc. Par conséquent, le festival est un produit de l’agence et non l’inverse. Cette particularité explique la survie de ce festival dans un pays en guerre et crédibilise la démarche de Olvis Dabley (30) lorsqu’il rencontre d’autres organisateurs de festivals européens. Certains festivals comme Tétouan et Casablanca s’appuient sur les filières BD des écoles d’art de la ville, disposant ainsi d’un public « captif ».
On peut cependant se poser la question de l’utilité de ce type de manifestation. Le public en général et le marché en particulier restent introuvables en Afrique. En l’absence de production locale, la machine tourne à vide et les quelques écoles de BD (au Maroc, par exemple) forment essentiellement des professionnels pour les boîtes d’animation et de création de jeux vidéo. Les efforts accomplis par les coopérations étrangères devraient plus évoluer vers un soutien aux éditeurs désireux d’éditer de la bande dessinée. Quitte ensuite à intégrer un stand BD dans les festivals du livre (31). Les problèmes de la bande dessinée sont en effet identiques à l’ensemble de la filière du livre et pour des raisons de visibilité, nous avons tendance à vouloir faire de l’affichage sans réels efforts sur la structure du marché.

1. Les autres étant, sauf erreur, Tétouan, Kenitra et Casablanca au Maroc, Abidjan et Bamako. J’exclus le festival Cyclone BD de la Réunion, département français, tout en y faisant référence dans l’article.
2. L’appellation « festival méditerranéen » sera reprise par Tunis à l’orée des années 2000.
3. Compte rendu de la conférence donné par le directeur du festival Olvis Dabley en janvier 2004 à Angoulême : « http://www.bdzoom.com/index.cfm?page=display&class=article_general&object=dosx20050130103506&rub=reportage »
4. Des raisons à la fois politique et sécuritaire justifient parfaitement ces retards, je ne fais dans ce cas-là qu’un simple constat sans porter de jugements de valeur, c’est déjà un miracle qu’il y ait eu une troisième édition !
5. Il s’agissait des Journées de la BD Médicale.
6. Les albums de la série Mandrill sont vendus à 8,93 € et Vanity à 10,45 € en Europe.
7. Les expositions de planches originales de Jacques Ferrandez sont très fréquentes dans les festivals maghrébins.
8. Qui, à l’époque, vivait au Maroc.
9. Maurice bénéficie d’un accord avec le festival de La Réunion qui se tient le week-end suivant. De fait, les billets d’avion pris en charge pour des auteurs européens correspondent à des billets Réunion – Maurice, A.R.
10. Qui a lancé en 4 ans : Elikya le petit orphelin, T.1 et 2, Les aventures de Mamisha : le prof d’anglais et Le garçon qui revenait du nord.
11. Il s’agit de Maroc fatal, On achève bien les rats, Le coiffeur, Les sarcophages du complexe, La reine des hauteurs (en langue berbère), auxquelles on peut rajouter la version BD du code de la famille en arabe.
12. Cf. « http://www.gbichonline.com/syndica.htm »
13. « http://www.olvisdableyagency.com/programme.php »
14. Celui-ci en avait édité 5 en 2001 : Hannibal (1998), Les arrivistes, Avec ou sans visa, Les petites choses de la vie (les trois en 2001) et L’affaire Carthage T.1 (2000). Deux autres seront publiés par la suite : le Tome 2 de L’affaire Carthage (2003) et un album en arabe, Elyssa (2004).
15. « http://www.culturesfrance.com/evenement/Retour-sur-le-2e-Salon-de-Bande-dessinee-de-Bamako/evpg547.html
16. Interview au journal Le patriote, 6 novembre 2003.
17. Expérience directement vécue par l’auteur de cet article.
18. « http://www.blog.ma/mouride/ », Mouride est professeur de dessin à l’école des beaux-arts de Casablanca et auteur de On affame bien les rats et Le coiffeur.
19. L’histoire de « Bd Africa » du Gabon à Madagascar. Interview de P’tit Luc par Pierre Maury.
20. Cf. « http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=6040 » pour un résumé de la première édition.
21. « http://relais.culturel.free.fr/BD/BD.htm » avec l’accès direct à la page de présentation du festival de Casa et au concours de planche amateur qui en est issu.
22. Il s’agit malheureusement, dans ce cas précis, d’un avis général sur cette manifestation aussi bien du côté des observateurs, des auteurs que des bailleurs de fonds.
23. Dans l’organisation du salon en général et dans la réalisation d’un carnet de voyage en général.
24. Ce fut le cas en 2006 au Burkina Faso, à Madagascar, au Cameroun, au Tchad….
25. C’est le cas au Mali avec l’Atelier DBD hébergé en permanence au CCF jusqu’en novembre 2007 ou à Kinshasa pour l’Association ACRIA de Barly Baruti.
26. Barly Baruti par exemple débuta sa carrière comme animateur du défunt Centre Culturel Français de Kisangani (RDC). Actuellement, Ndrematoa, Roddy (Madagascar) ou Ramon Essono (Guinée Équatoriale) travaillent dans une alliance ou centre culturel français.
27. Petite anecdote qui montre l’influence de ce type de productions. Lors du dernier salon mauricien de BD, Mamy Raharolahy et Thembo Kash, qui partageaient la même chambre, se reconnurent sans s’être jamais rencontré : leurs photos avaient paru dans Au secours, 15 ans auparavant !
28. C’est d’ailleurs un professeur belge qui a créé la filière BD en 2000.
29. Interview de Pierre Maury, Op. Cit.
30. Cf. rapport de mission en Europe en juin 2003, consultable sur « http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_murmure&no_murmure=903 »
31. C’est le cas à Casa et Alger qui disposent d’un salon du livre mais également du Festival « translittéraires » à Tunis et La Marsa.
///Article N° : 7589

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