Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 1997
Mémoires d’immigrés
Yamina Benguigui
Pays concerné : Algérie
Réalisateur(s) : Yamina Benguigui
Avec : Nadia Ben Rachid
Durée : 160
Genre : historique
Type : documentaire

Français

Les témoignages de ceux qui sont les acteurs -souvent oubliés ou muets- de ce qui constitue aujourd’hui les racines d’un débat national : l’immigration maghrébine. Non seulement les immigrés eux-mêmes, les pères arrivés les premiers, les mères venues les rejoindre et leurs enfants nés en France, la fameuse « deuxième génération ». Mais aussi ceux qui ont favorisé ou organisé leur venue en France, pour des raisons, et dans des conditions, qui sont aujourd’hui occultées, ou tout simplement oubliées.

7 d’or du Meilleur documentaire 1997

Producteur délégué : Philippe Dupuis Mendel – Montage : Lionel Bernard, Nadia Ben Rachid – Image : Virginie Saint Martin, Bakir Belaïdi – Son : Serge Richard – Production : Canal + et Bandits

Yamina Benguigui : à propos de Mémoires d’immigrés
« Je voulais redonner de la dignité à ces immigrés Maghrébins dont on a oublié le passé et les conditions dans lesquelles ils ont été accueillis en France. Je suis née ici, issue de parents algériens. Mes parents, et tous ceux des enfants des banlieues, des beurs comme on dit, sont toujours restés dans l’ombre. Jamais on ne les a laissés s’exprimer sur leur passé. Dans ma famille, il y avait quelque chose de honteux à parler de cette immigration. De ce fait, on se taisait. Et nous, enfants d’immigrés, ne savons rien de la réalité. L’ignorance est dangereuse. Il faut retrouver notre histoire pour mieux comprendre notre double culture, et la faire connaître aussi aux Français de souche. »

Propos d’Abdellah Samale, l’un des pères de Mémoires d’immigrés
« Nos enfants, ils sont là aujourd’hui. Il faudrait bien qu’ils sachent pourquoi on est ici, pourquoi on est venu, et comment on est venu, dans quelles conditions on a travaillé, comment notre vie a passé. Même s’il y a des reproches, comme quoi ils sont nés ici, etc., ce n’est pas de ma faute, c’est de la faute de l’économie. Je dirais même de la misère. »