Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 2008
Temps qui reste (Le) | Time that remains (The)
Elia Suleiman
Titre anglais : Time that remains (The)
Pays concerné : Territoire palestinien
Réalisateur(s) : Elia Suleiman
Avec : Elia Suleiman, Elia Suleiman, Saleh Bakri
Durée : 105
Genre : drame
Type : fiction

Français

Synopsis

« The Time that remains » se déroule en quatre temps :

Le premier épisode relate l’histoire d’amour malheureuse de Fuad (Père) au moment de la création de l’Etat d’Israël en 1948. Fuad est un jeune homme membre de la résistance palestinienne. Le film dépeint les dernières heures avant la reddition de Nazareth. Thurayya, la jeune femme que Fuad aime, fuit les combats avec sa famille et part en Jordanie. Fuad est capturé avant de pouvoir s’échapper.

Le second épisode se passe dans les années soixante, quand j’étais enfant. Nazareth est sous la loi martiale et contrôlée par un gouvernement militaire. Père, comme le reste des habitant de la ville est suspecté et surveillé de près par les services secrets. S’il veut quitter Nazareth le dimanche pour aller nager au lac Tiberius à vingt minutes en voiture, Père doit demander la permission. Elle lui est accordée ou refusée selon l’humeur de l’officier en faction ce jour là. Un jour, Père est arrêté et accusé de trafic d’armes. Il est supposé se servir des nuits où il va à la pêche comme couverture. Au poste de police, il rencontre la femme qu’il a aimé, Thurayya. Elle a reçu une permission pour venir rendre visite à son père malade en Israël. Père et Thurayya sont tous deux d’âge moyen et mariés avec des enfants. Ils échangent des banalités et se souhaitent réciproquement le meilleur.

Le troisième épisode a lieu pendant mon adolescence. Renseigné par un voisin officier de police, je fuis le pays, moi, le plus jeune des fils. Le parti communiste a gagné les élections à Nazareth et la ville connaît une période d’intenses bouleversements. Un mouvement politique résurgent s’affirme et avec lui le désir de regagner ce qui a été autrefois aboli : une identité nationale. Au cours d’une confrontation entre la police et des manifestants, un messager apparaît à la porte de notre maison. C’est Anis le frêre de Thurayya. Anis annonce que sa soeur a un cancer et qu’il ne lui reste que six mois à vivre. Elle demande à voir mon père une dernière fois avant de mourir. Elle doit avoir une soixantaine d’années. Mère qui connaît l’histoire de Père avec Thurayya, le convainc d’y aller et ils partent en Jordanie. Père et Thurayya se retrouvent seuls dans la même pièce. Ils échangent des banalités et se souhaitent réciproquement le meilleur. Thurayya meurt peu de temps après.

Le dernier épisode se passe de nos jours à Nazareth telle qu’elle m’apparait : un ghetto. Mère est maintenanttrès âgée, une Philippine s’occupe d’elle. Le reste est une absurdité totale. Un policier est amoureux fou de cette Philippine qui le réduit en esclavage : il passe la serpillière, nettoie et cuisine dans la maison. Le policier est le premier à accueillir ES (moi-même) quand il rentre d’exil (au lieux de l’arrêter !) avec un saladier de taboulé. Tout est sans dessus dessous, mais dans un sens c’est à l’image du monde.

Puis ES, (cad moi, acteur dans mon propre film) tente de donner un sens à tout ça mais en vain. C’est sans doute pourquoi ES essaie de transformer cette réalité en film. C’est également la raison pour laquelle il voyage. Mais peut être est-il aussi à la recherche d’une autre réalité, d’une autre identité. Malgré tout sa réalité et les tourments de son identité le poursuiventoù qu’il aille. La question reste entière : est-ce ES qui porte sa Palestine là où il va, ou bien la Palestine qui s’étend au reste du monde ?


Réalisateur : Elia Suleiman
Acteur : Elia Suleiman

Long-métrage, Fiction
Langue de tournage : Hébreu
Nationalité : Majoritaire français (France, Belgique, Italie)
Durée : 1h45
Coproduction : Artémis Productions, Bim Distribuzione, France 3 Cinéma
Distribution France : Le Pacte
Exportation/Ventes internationales : Wild Bunch Distribution

English

Palestinian director Elia Suleiman, who won the Cannes Jury Prize for Divine Intervention in 2002, returns with a similarly immaculate, comically deadpan examination of life as an Israeli Arab in Nazareth from 1948 to today. A « bridge between Edward Said and Buster Keaton, » Toronto Film Festival.

by Elia Suleiman, Palestine/UK/Italy/Belgium/France 2009, 105 mins, with Ali Suliman, Elia Suleiman, Saleh Bakri

Palestinian director Elia Suleiman (Divine Intervention) returns with a similarly immaculate, comically deadpan examination of life as an Israeli Arab in Nazareth from 1948 to today. Based on his father’s diaries and his own reminiscences, the film tells the story of a young rebel forced into exile who returns to Nazareth as an adult to find more apathy than anger. Suleiman chronicles history with devastating absurdity and wit.

Elia Suleiman / Palestine, U.K., Italy, Belgium, France / 2009

Director : Elia Suleiman
Actor : Elia Suleiman

Feature film, Fiction
Production language : Hebrew
Nationality : Majority French (France, Belgium, Italy)
Co-production : Artémis Productions, Bim Distribuzione, France 3 Cinéma
French distribution : Le Pacte
Film export/Foreign Sales : Wild Bunch Distribution


2009 | MIEFF, Abu Dhabi
* NARRATIVE FEATURE COMPETITION
* MIDDLE EAST PREMIERE)